29/11/2007

Où l'auteur, pour exprimer son agacement, se fend d'un post qui taille

 

Ceci est un message non équivoque à la mafia des Très Hautes et Inaptes Sommités Exploro-Négocio-Concilio-Formantes grâce aux oeuvres desquelles la Belgique est sans gouvernement depuis bientôt six mois.

 

Vous êtes des snuls, des minables, de lamentables fâcheux, de notoires andouilles, des édiles microscopiques, de pitoyables saucisses, de regrettables margoulins, des indigents du bulbe, de tristes cloches, de miteux maquignons, d’effroyables gestionnaires, de consternantes clenches, de néfastes non-doués, de déplorables magouilleurs à la minuscule demi-semaine, des pouilleux sans envergure (ni endroigure non plus, d’ailleurs), bref des total-zozos.

 

Vous ne méritez guère mieux que d’être déportés sur une île déserte et loin de tout, de préférence non référencée sur les cartes et oubliée dès votre larguage (que je souhaiterais personnellement plutôt directement dans l'eau), où vous pourrez à l’infini débattre de vos querelles mesquines, de vos égoïsmes bornés, de votre ubuesque subexistence et de votre abyssale et insoutenable prétention à vouloir vous mêler de régler les problèmes de ce pays.

 

Je vous oublierai très vite et sans regret. Par contre, il est une chose que ne n’oublierai pas, en souvenir de ces jours maudits où votre inaptitude manifeste au dialogue et vos manquements inqualifiables à la plus élémentaire obligation de résultat ont atteint leur quintessentiel paroxysme, et quelle que soit l’issue de ce brin dans lequel votre insondable zéroïtude a plongé dix millions de personnes : je vous promets solennellement, en guise de protestation légitime, persistante et solennelle, de ne plus vous accorder ma voix jamais, ni à vous ni aux vôtres, en aucune occasion et pour quelque élection, referendum, plébiscite ou scrutin que ce soit, jusqu’à mon dernier soupir qui, lui non plus, ne sera pas pour vous.

 

Vous n’aurez même pas, bien évidemment, la décence de renoncer à vos plantureux émoluments pour la période susdite pendant laquelle votre manque flagrant des compétences minimales requises en matière de choses publiques vous auront permis, tout en paradant grotesquement devant les média tels de navrants animaux de zoo et de basse-cour en rut, de paralyser ce pays tout en le ridiculisant à la face du monde entier, comme si les prestations de l’équipe nationale de fouteballe n’en avaient déjà pas fait assez.

 

Je me gondole d’avance à l’idée de vous voir revenir, la tronche enfarinée et le sourire avenant, le costume frais et la main tendue des faux-culs sans vergogne, quémander des voix lors de la prochaine sortie des urnes, isoloirs et assesseurs, avec la jovialité, la compassion et et l’humilité contrefaites dont vous êtes les champions, et nonobstant vos bilans désastreux que rien ne saurait excuser. Le grand Gloupier lui-même au sommet de son art n’aurait pas assez de mains, de jours ni d’acolytes, et la production pâtissière mondiale pas assez de crème que pour vous entarter la figure à la mesure de vos mérites de cornichons, vous qui dans le pompeux détenez le pompon.

 

Quant à tous ceux qui, derrière vous ou en coulisses, se poussent du col et profitent de vos pénibles débats ne débouchant jamais sur rien pour mieux promouvoir leur propre merde où pour en retirer du profit personnel, je vous pousse, bandes de rats arrivistes, cohortes de tristes flagorneurs serviles, dans la même fosse puante de l’ignominie d’où suinte l’épouvantable remugle de la bassesse et de la nullité au cube, qui est le seul endroit qui corresponde adéquatement à vos vrais talents, et où vous aurez tout loisir de continuer à creuser encore davantage et toujours plus profond vos taupinières dans le fond de la bêtise.

 

Je termine prématurément ici tant il nous répugne, à mon clavier et à moi, d’avoir déjà consacré autant de temps et de lignes aux imbuvables guignols que vous êtes.

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