01/12/2007

Où l'auteur narre une anecdote familiale signifiante d'une portée indubitablement universelle

 

Pour le côtoyer à cadence modérément soutenue, j’observe que, sous des dehors rigolards, on peut sentir poindre chez mon petit neveu Robin (5 ans) la Très Haute Sagesse dont son tonton chéri est le plus humble (ahem) dépositaire au sein de notre famille valeureuse où les valeurs ancestrales de droiture, zénitude, probitage et équitation (liste non exhaustive) sont transmises et entretenues de branche en branche de l'arbre généalogique avec un soin et un talent considérables, valeurs dont je me targue d’être le digne héritier et dont j’entends bien que la génération nouvelle soit pétrie à son tour.

 

Voici donc une anecdote révélatrice à propos du pointage du nez de ladite sagesse, qui se révèle souvent dans les circonstances les plus triviales.

 

Imaginez la scène : au volant de la voiture familiale : ma douce et tendre mère ; sagement assis sur le siège arrière : le petit Robin. Quittant automobilesquement son domicile, ma maternelle vit une première fois sa route empêchée par un zigoto ayant stationné en double file un véhicule dont il avait abandonné le volant ; l’affaire se passant dans une rue étroite à sens unique, ma mamounette fut donc contrainte de monter sur le trottoir de gauche pour poursuivre sa route. Quelques dizaines de mètres plus loin, exactement le même cas de figure. Un brin excédée, voilà ma génitrice qui déclare, comme beaucoup l’auraient fait : « Mais quelles andouilles, tous ces conducteurs ! ».

 

C’est alors que s’éleva du siège arrière, claire et sereine, la voix de la sagesse qui déclara posément : « Non grand-mère, pas tous. Seulement deux. »

 

...

 

Tout à fait accessoirement et bien loin des sommets extatiques atteints dans les paragraphes précédents de ce post, on a appris aujourd'hui sans surprise que le très consternant Yves Leterme, dont j'ai toujours soutenu dans ces colonnes (celles du blog précédent incluses) qu'il était un nul de chez nul, a totalement échoué dans sa mission de formateur du gouvernement. Six mois pour rien, je l'avais dit dès le début, ce type n'a en rien la carrure d'un chef d'état. J'avoue avoir du mal à comprendre comment il a pu obtenir 800.000 voix, et je plains mes amis flamands - surtout dans leur éventuel avenir hors Belgique - si ce type est vraiment représentatif de la qualité de la nouvelle génération de leurs hommes politiques. Le comble, c'est que le président de son parti (le CD&V, incontournable) a déclaré que la participation dudit parti au prochain gouvernement était assortie de la condition que Mr Leterme soit premier ministre. On risque donc de retrouver envers et contre tout le guignol à la tête de la Belgique malgré ses états de service lamentables au plus haut niveau. On croît rêver, mais on n'a sûrement pas fini de rigoler. Si le ridicule tuait, la classe politique belge serait décimée. Il n'est même pas sûr que le pays puisse s'en porter plus mal.   

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