18/12/2007

Où l'auteur cause handball, jolies madames, sublime spectacle et talent gigantesque

 

De toutes les équipes du Mondial de handball féminin qui vient de se tenir en France et dont je fus un observateur attentif et passionné durant les deux dernières semaines, la meilleure était sans conteste la Norvège, et ce en vertu de quatre éléments incontestablement objectifs :

 

1- Pour moi qui suis un fan absolu de Géo Norge, c’est un régal de voir évoluer une équipe de handball dont les joueuses ont son nom écrit sur le dos. La preuve par l'image.

 

Norge!

Un match de hand entre Géo Norge et Chick Corea ?

2- Plusieurs handballeuses norvégiennes portent des prénoms rigolos : c’est ainsi que Mademoiselle Hammerseng, la meneuse de jeu, se prénomme Gro, et que Mademoiselle Snoereggen se prénomme Goril. Il me plairait de les rencontrer un jour en vrai et de les saluer d’un jovial « Salut Gro ! Ca va, Goril ? ».

 

3- Ces demoiselles sont, pour la plupart, franchement ravissantes. Gro Hammerseng aurait pu faire top-model sans problème.

 

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Gro Hammerseng (27 ans, 1m80, 124 sélections, 483 buts) x 3, ci-dessus face à la France, entre Sophie Herbrecht et Nina Kamto)

4- Cette équipe possède non seulement des individualités remarquables (outre les susnommées, il faut citer la gardienne Katrine Haraldsen, qui signa le meilleur taux d’arrêts de ce Mondiam, et Katja Nyberg, qui fut élue meilleure joueuse malgré sa finale désastreuse, voir ci-dessous), mais elle joue d’une manière collective, élégante, rapide, fluide et efficace ; sans aucun doute, c’est l’équipe qui est à la pointe du handball moderne.

 

Je me rendis au Palais Omnisports de Paris-Bercy jeudi et dimanche pour visionner en vrai de visu les quarts de finale puis les finales de ce Mondial d’un niveau assez hallucinant. C’était la première fois que j’avais l’occasion de voir à l’œuvre successivement les huit puis les quatre meilleures équipes du monde, tous sports confondus. Et le spectacle en valut la peine, avec son lot de gestes techniques prodigieux, de phases collectives époustouflantes, et de retournements de situations rocambolesques, bref du grand art et des émotions fortes.

 

Le jeudi, je notai le jeu débridé de l’Angola, fer de lance de la progression africaine, qui a finalement terminé ce Mondial à la 7ième place. Je notai qu’aux buvettes bercyennes, l’ingurgitage d’une tartine et d’un Coca déleste le consommateur-pigeon de 10 EUR. Je notai l’excellent match de la Hongrie et de sa vedette Anita Görbicz (ravissante elle aussi) face à une Russie ennuyeuse à mourir mais solide et disciplinée qui s’imposa finalement d’un petit but (36-35). Je notai qu’il fallut à la Roumanie deux prolongations pour venir à bout de la France, tenue à bout de bras par 15.000 supporters survoltés, qui ne tint pas la distance (34-31) mais qui allait pourtant bien se reprendre dans ses deux derniers matches de classement pour terminer finalement 5ième.

 

Le dimanche, je retournai dans l’antre parisien en un autocar bien rempli d’une bonne partie du gratin du handball belge : plusieurs dirigeants de la fédération (dont l’un avec qui je jouai deux saisons de suite il y a déjà… 34 ans), des arbitres internationaux, des joueurs de premier plan et des connaisseurs avisés, presque tous néerlandophones. Ambiance bon enfant.

 

Lors de la finale pour la 3è place, personne n’aurait misé un kopeck, à la mi-temps, sur l’Allemagne qui se retrouva menée de 7 buts (11-18) face à la Roumanie. En seconde mi-temps, les coéquipières de la colosse Grit Jurack (meilleure buteuse de ce Mondial) revinrent pourtant à égalité avant de se refaire distancer de 7 buts à nouveau, mais revinrent encore pour arracher le match nul et forcer les prolongations au cours desquelles elles finirent par s’imposer méritoirement et contre tous les pronostics (36-35).

 

Et la grande finale fut remportée, sans aucune discussion, par la Russie face à la Norvège (29-24). Les joueuses Russes, magistralement emmenées par Anna Kareeva (6 buts sur 8 tirs) ont réalisé le match parfait, d’un niveau largement supérieur à tout ce qu’elles avaient montré jusque là, perdant peu de ballon en attaque et n’offrant ainsi aucune possibilité de contre-attaque, tirant au but à bon escient, défendant magistralement, avec en dernier rempart la gardienne Inna Suslina (élue meilleure joueuse du match) en état de grâce, qui dégoûta les tireuses Nyberg et Snoereggen suscitées dont les statistiques de réussite aux tirs furent respectivement de 1/7 et 1/5, ce qui est franchement catastrophique et ne leur ressemble aucunement. Ce n’est donc pas la meilleure équipe du monde qui a gagné, mais, au vu de la rencontre, la victoire russe est totalement méritée. Une grosse pointe de regret quand même pour la Norvège qui, lors de la rencontre décisive, n’a pas montré son vrai visage…

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