29/12/2007

Où l'auteur, à l'instar de Brel dans "Les Bonbons II", fait (fort correctement son) "zob" !

 

Je subis par mail les recommandations périodiques d’un lecteur passablement obsédé qui souhaiterait plus de q dans ce blog. Comme ce n’est pas la première fois qu’il m’objecte à juste titre la monacale austérité des chastes propos que je tiens dans ces colonnes qui constituent à l'évidence un parangon de droiture éthique et de rectitude morale, je m’exéculte et je cause de sous la ceinture, rien ne m’effraie.

Voulant cependant considérer les choses sous un angle différent (de 180°), je discourrai du côté verso du recto (ou du rectal ?), pour parler non de chibre, de Mont-Chauve, de popol ou de callibistri, mais de zob, et même triplement, à l’aide de quelques bons tuyaux (je vous en prie) à moi transmis par une dame honnête, à la répartie élégante et judicieuse, et dont la réputation nimbée de probité (je vous en re-prie) se situe au-delà de tout suçon.

1) Il existe un fort bon club de feûtebal en Division I iranienne qui répond au doux nom de Zob Ahan (*). Je ne sais s’il est mal entretenu ou doublement pas propre, mais son capitaine s’appelle Salsali. Je n’invente rien, vérifiez par vous-mêmes chez Madame Wikipedia.

2) C'est au ZOB que vous aurez à vous adresser si vous souhaitez investir dans un zébu (pour lui tâter la croupe ou dans tout autre but, le second terme de cette alternative étant écrit dans le dessein d'effectuer une transition adéquate -je la trouve personnellement fort brillante- avec le sujet du point précédent). En effet, le Zébu Overseas Board (dont l’adresse se termine par un "org" comme un mot usuel bien en rapport -ahem- avec le sujet et qui n’est pas "organiste") affiche on ne peut plus clairement ses principes : "Tout en favorisant l'agriculture biologique et l'élevage traditionnel, le ZOB met en place un système de financement original où l'investisseur est en relation avec l'utilisateur des fonds placés". Bon, ben allons-y à bien à fonds avec le ZOB, alors.

3) Depuis quelques semaines, des affiches fleurissent sur les vitrines d'H&M avec ce message prometteur : "Un job à votre taille". Je ne sais pas vous, mais moi j’irais bien un de ces soirs coller un "z" sur le "j"...

 

(*) côté recto, il y aussi le nettement plus célèbre club argentin de Lanus, tout récent champion d’Argentine, qui donne régulièrement lieu aux commentaires les plus affligeants du genre : « Une prestation qui restera dans les annales » ou « Encore un match à chier », « Excellent gardien : rien ne passe », « Ca joue fort regroupé derrière », « Lanus est bien en train », « Lanus veut transférer Kaka », « Lanus a le vent en poupe »,  etc. Bien entendu (depuis le temps, le lecteur me connaît), je me désolidarise franchement et sans réserve ni ambage de ce genre d'humour potache et populassier qui ne me fait aucunement pouffer.

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