27/03/2008

Où l'auteur, en pleine répétition, en fait un minimum, pour ne pas changer.

C'était il y a 10 ans, avec Cobalt 60, au club Underworld à Londres...

25/03/2008

Où l'auteur fait de la réclame pour une soirée chaude à capacité limitée

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Où l'auteur fond à vue d'oeil et à ouïe d'oreille

Mettre le volume à fond et savourer sans modération !

Il s'agit de l'orchestre de Michael Nyman dans "Water Dances : Stroking". Si ce n'est pas du pur bonheur, reste pu qu'à se flinguer sur-le-champ.

24/03/2008

Où l'auteur, via un grand auteur, prend de la hauteur

 

Rhaaa, pris par les choses de la vie (du genre : une gastro-entérite tenace), je n'ai point le temps de détailler les choses sublimes qui font l'extase de mes jours. Comme par exemple aller à Reims voir Mr Peter Greenaway et lui serrer la main dans les loges après sa performance. Ou aller voir à Ottignies le merveilleux acteur Jacques Bonnaffé mettre en voix les textes de l'insurpassable Jean-Pierre Verheggen dans ce spectacle intitulé "L'Oral et Hardi" (*) qui est un must absolu que j'encourage vivement mon lectorat à ne point rater la prochaine qu'il se pointera pas loin de chez lui (vous, toi).

 

Or donques, en ce début de week-end, je m’en allai faire un tour, via les belgicaines autoroutes enneigées sur lesquelles le grand Théophile de Giraud soi-même se distingua dans l’art du véhiculage d’autrui chiffré à trois (sa compagne Frédérique, une amie et moi-même) via son parfait pilotage concentré sur route peu sûre, du côté de la Maison de la Poésie à Amay (entre Liège et Huy). Son nouveau directeur, David Giannoni, nous y accueillit à bras ouverts en nous remettant un fort joli "Agenda poétique" (courant du 21 mars 2008 au 20 mars 2009, que j'adoptai sur-le-champ) et nous fit visiter par le menu, sans omettre ni les chiottes ni la chaufferie, le bâtiment qui contient en son premier étage un ancien théâtre qui, contrairement au reste de l'ouvrage, est encore à rénover – et l’espace en est prometteur. Au milieu de cet endroit, des centaines de livres en vente libre, dont, ô miracle et magique coïncidence, le magnifique recueil consacré à Géo Norge pour l’anniversaire du centième anniversaire de sa naissance, paru en 1998.

 

Ah, Géo Norge, l’admirable Norge ! J’ai déjà avoué dans ces colonnes que depuis que j’ai (re)croisé la plume de quelques grands auteurs, dont MM. Baudelaire, Verheggen et Norge, l’amour quasi exclusif que je portais auparavant à la musique électronique à décoller les papiers-peints a pris un fameux coup dans l’aile, et que je trouve désormais bien plus de puissance, de férocité, de jeunesse, d’inventivité, de surprenage, de musique (eh oui) et d’intérêt dans les délirantes et virevoltantes pages écrites de la blanche et inspirée main de mes auteurs chéris que dans les disques et concerts marteaux-piqués suintant la course effrénée au bruit sans grâce pour décervelés indécrottables, puant le photocopiage à l’infini de clichés déjà mille fois ouïs et usés jusqu’à la corde où le chercheur le plus obstiné s’efforcerait en vain de traquer la moindre trace de créativité, la moindre ombre de projet artistique ou la plus vague trace de prise de risque. Inutile de venir me chercher sur le sujet, j’ai encore essayé pas plus tard que hier soir, j’ai failli gerber. Sur une île déserte, pas de disques, des livres ! Mais je redigresse.

 

Ayant donc, dans ce glacial théâtre amaytois, mis la main sur le sublissime ouvrage collectif Norge 1898-1990, Le centième anniversaire de sa naissance, Mons, 1998, je m’empressai de le dévorer des yeux mais pas tout, souhaitant m’en garder sous le coude pour le savourer plus tard dans le confort douillet de mon appartement feutré.

 
Je pense avoir converti à  Norge, outre mes camarades présents déjà acquis depuis belle lurette, une demoiselle qui s'y trouvait (une certaine Carla, originaire du Cap Vert, déjà rencontrée précédemment dans les milieux littéraires), qui me vit - bien que je fus discret - mettre le précieux ouvrage sur mon coeur par dessous mes vêtements afin qu'il y demeurât au chaud, et qui s'enquit de ma sollicitude en me disant qu'il s'agissait là certainement d'un auteur précieux pour qu'on prît si grand soin de son livre. Sous le regard hilare de mon camarade Théophile, le fou génial dont l'oeil d'aigle voit tout, je lui dis que oui et lui en lis quelques extraits. Sitôt fait, conquise, elle se rendit dans la salle du théâtre qui faisait boutique y faire l'acquisition dudit recueil, et il me semble avoir ultérieurement remarqué, par un coup d'oeil furtif, qu'elle y portait la même vénération que moi en le lisant dans un coin du bar. On y trouve en effet ce qui suit :

 

Art n’a que faire aux cités

Où sévissent

Arnaques, férocités,

Ou ces vices.

 

Ou encore :

 

Tout comme on devient serpent

En rampant

C’est le fol orgueil qui rend…

… qui rend paon.

 

Ou encore en plus :

 

A femme de sable,
Homme de vent,
Fille de songe et garçon de fable.
Les voici dansant, rêvant, vivant,
Les voici s'aimant longtemps, souvent,
Des jours et beaucoup de jours suivants,
Les voici chantants, inimitables,
Puis repris par les sables mouvants.

 

Et comme décidément les grands auteurs se rencontrent, il y a dans ce recueil un texte inédit intitulé « Un de son temps », où Mr Norge dialogue avec un certain... Mr. Bodelère. Tudieu, encore une belle boucle de bouclée. Je n’aurai pas assez du reste de ma vie pour traduire en mots toute l’estime et la gratitude que je porte aux auteurs précédemment cités, auxquels j’ajouterais indubitablement Georges Perec, Jean Tardieu et Dorothy Parker. Et bientôt Maurice Maeterlinck, dont les premières lectures m’enchantent, elles aussi. Merci à eux grâce à qui j’ai régulièrement, comme le dirait Norge, « rendez-vous dans la hauteur ».

 

Si je répète ma performance chaque vendredi et convertis à Norge une personne par semaine, la planète entière lira ce grand auteur dans un peu plus de 115 millions d'années. Voilà, je trouve, une noble cause.

 

(*) j'ai tendance à penser qu'il s'agit là du spectacle le mieux écrit depuis ceux de Pierre Desproges, ce qui n'est quand même pas rien.

13/03/2008

La très profonde pensée du jour

Pour les opérations particulièrement complexes, le chirurgien est obligé de recourir au tertouri (*).

 

(*) et dans les cas limite, me demanderez-vous, comment fait-il pour choisir entre le bistouri et le tertouri ? Ca, c'est un grand bis-ter.

12/03/2008

Où l'auteur, comme peu souvent, émet une indéniable opinion politique

 

(trouvé sur le net, légèrement remanié dans la forme)

 

Désormais, l'emblème du gouvernement belge sera le préservatif.

Ce caoutchouteux ustensile représente parfaitement la politique belge : il supporte l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, bousille la prochaine génération, et surtout – surtout ! - protège les glands.

Il procure en outre un sentiment de sécurité alors même qu’on est en train de se faire baiser.

11/03/2008

Où l'auteur se fait didactique...

 
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Où l'auteur relate par le menu ses 5 excellentes journées au Premier Festival OFF

Premier jour : mercredi 5 – la procession du livre.

 

Précédés d’un chariot sur lequel sont posées quatre balles de livres-martyrs pilonnés (déchiquetés et empaquetés en ballots de 250kg chacun), nous partons à plus de cent de la Place de la Monnaie vers le lieu du Festival afin de procéder à son ouverture, dans un ancien bâtiment industriel sis rue de l’Escaut, à un bon 3km. Chacun reçoit un livre à lire à voix haute sur toute la durée du trajet. Dur-dur de lire quand tout le monde autour de vous fait la même chose. Laurent d’Ursel, le détaché de presse, parfait dans son rôle, harangue avec hargne et drôlerie les troupes au mégaphone, passe dans le court cortège recueillir des bribes de lecture chez chacun, plaisante avec le commandant de la police qui nous supervise, parcourt 5 fois plus de distance que les autres marcheurs. Les badauds regardent avec étonnement ce groupe hétéroclite et brouhahaillant. C’est l’heure de pointe, une escadrille de policiers à moto bloque les grands axes quelques minutes pour nous laisser passer. Il fait un froid de canard. En cours de route, il se met à neiger. Doigts engourdis. Plusieurs marcheurs, dont les 3 ministres présents au départ (je n’ai vaguement reconnu que Fadila Laahan, je suis même très peu sûr de l’orthographe de son nom), renoncent en cours de route. Les autres s’accrochent. Destination finale, toujours au son de la voix sublimement rocailleuse de LdU. Récompense à l’arrivée : un verre de Moinette et l’inauguration du festival. Je fais le tour des stands, si j’avais le budget j’achèterais la moitié des bouquins présentés. Je me limite, en ce premier jour, à trois. 

 

Je rencontre Jean-Pierre Verheggen, lui remet mon bookleg, il sourit en en lisant quelques bribes, me félicite et me prodigue paternellement quelques conseils bienvenus et précieux pour survivre dans la jungle de l'édition, puis empoigne le micro pour entamer la slam-jam en fanfare par un texte puissant et savoureux, comme lui seul en a le secret. Suite à un quiproquo, je rate l’essentiel de la suite, mais l'ayant vu/entendu lui, L'Insurpassable, je m'en console.

 

Deuxième jour : jeudi 6 – * mode grand frisson* la séance de dédicace du premier livre de l'auteur

 

Après 28 années à n'oeuvrer qu'en tant qu'auteur de pétillantes chansonnettes boum-tchac, voici le moment de gravir une marche de l'interminable escalier de l'artistisme panthéonique : la sortie du premier ouvrage -ahem- sérieux car imprimé sur papier. Aucune raison de paniquer, j’ai déjà survécu à d’interminables séances de signatures d’autographes et de disques avec Front 242, ce n’est qu’un moment à passer, et court de surcroît puisque l’affaire ne doit ici durer que 30 minutes. A 16h30 tapantes, je m’installe sur un coin de table qui fait bien 20x15cm, mais c’est juste assez pour y disposer joliment plusieurs booklegs (« Tous Contraints, tome 1 », bookleg n°37 aux Editions Maelström). Comme promis, j’ai amené une (puis bientôt deux, faut boire grand) bouteille(s) de Champagne pour fêter la chose, mais c’est ma môman qui aura le privilège de flûter la première rasade. Je dédicace à tour de bras (ahem),

 

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à des gens connus (dont plusieurs ont parcouru des centaines de kilomètres) et à des inconnus. L’un des premiers visiteurs en prend quinze ( ! ) d’un coup, mais - ouf - ne me demande pas de les dédicacer tous. Epuisement des exemplaires sur place après 1'15" de dédicaces, j'ai connu des auspices moins prometteuses... me voilà contraint de sauver la situation en allant puiser dans le stock personnel que, mû par un sens étonnant de l'anticipation préventrice, je tenais judicieusement en réserve dans le coffre de ma Joséphine à moteur.

Levant alors mon verre à la santé des présents, je risque un vibrant et facétieux : « Trinquons tous à Tous Contraints ! ». Deux visiteurs subjugués par ce trait d’esprit brillant autant qu’improvisé m’en achètent illico un exemplaire... qui osera écrire un jour un ouvrage traitant de la contrepèterie comme argument de vente ?

A mon grand étonnement, David Giannoni (mon éditeur, photo ci-dessous), dont je n’ose croire qu’il eût pu être imbibé rien qu’avec un demi-verre de Champagne, empoigne soudain mon livre et me fait l’honneur d’en lire (brillamment) un extrait, celui qui raconte la vie de Jésus (sans la lettre e). Un grand moment. Suis émouvé.

 

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Je passe quasiment toute la nuit qui suit à travailler comme un forcené sur quelques chansons à terminer.

 

Troisième jour : vendredi 7 - le concert, la sortie de l’album de Modern Cubism, les délires du Docteur Lichic et le Pélerinage Nocturne

 

Cinquième concert déjà pour les poèmes baudelairiens électro-interprétés de Modern Cubism. Avec cette fois-ci les superbes (m’a-t-on dit avec raison) illustrations visuelles du maître-verrier Pierre Mansire (Action Lighting)

 

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Projections de Pierre Mansire/Action Lighting lors de "La Mort des Amants". A droite sur la photo, Annick Moerman. Photos: Bernard Féron.

spécialement venu d’Amsterdam pour l’occasion. Quelques soucis sonico-techniques, on passe au-dessus. La fierté de la soirée : un grand auteur belge qui viendra nous dire -discrètement- qu’il a adoré. C’est aussi le jour de la sortie officielle de notre CD des poèmes de Baudelaire « Les Plaintes d’un Icare », je suis content que cela ait lieu dans le cadre de ce festival.

 

Une heure de recentrage plus tard (Baudelaire, ça pompe), je vais écouter la loufoquement désopilante conférence du Dr Lichic, éminent pataphysicien, qui s’est préalablement défoncé aux rythmes baudelairiens et aux alcools les plus divers, et qui expose maintes manières de sauver la Wallonie « par la valorisation industrielle éthique des embryons ». Le tout arrosé de vodka généreusement partagée avec l’auditorat hilare. Un grand moment de savoureux savant (allitération) délire.

 

Fin de la nuit à la Pilgrimage (électro-goth-alternative) Night, qui a lieu désormais au West Side, 52 rue des Chartreux, un endroit clean avec une excellente sono.

 

J’y reçois le livre fraîchement sorti de mon camarade Théophile de Giraud « Cold love, satanic sex and funny suicide » dont il m’avait demandé de rédiger le prologue, ce que j’ai décidé de faire en n’employant que les lettres des nom et prénom de l’auteur, une idée originale dont je me serais bien passé paske j’ai ramé, je vous dis pas. Je reçois aussi le CD du combo électrobelge Cruise Ctrl « I heard it » sur lequel je pousse la (une) chanson. Il y a des jours (mais bon, c’est pas souvent) où je me dis que j’en fais quand même pas mal.

 

Quatrième jour : samedi 8 - l’épâtante découverte de Dada Pâte suivie d’une rencontre avec Noël Godin

 

J’arrive tard ce samedi, sans savoir quel sera le programme car le site internet du Festival est tombé en rade en cours d’après-midi. Je suis immédiatement captivé par la prestation musico-vocale d’un jeune homme qui chante tout en s’accompagnant d’un petit clavier posé sur ses genoux et d’un laptop pas loin, parfaitement décontracté malgré les lumières dans la salle qui ne sont même pas éteintes. C’est électronique, frais, léger, brillant, parfaitement exécuté, avec des paroles en français, le tout moins innocent que ça en a l’air et trrrèèès infectieux pour les neurones. Après trois morceaux, je sais que je tiens là mon premier parfait concert de l’année 2008. Le set est court, bien en place et l’unique membre du projet a une belle présence, sobre et chaleureuse. Il s’excuse de ne pouvoir continuer car sa voix s’éraille, ce que je n’avais nullement remarqué, et termine par un instrumental. Ce one-man-band répond à l’improbable nom de Dada Pâte et a sorti un CD 8 titres en 2007 chez Matamore contenant notamment l’irrésistible « Princesse de poche », et  tourne désormais en boucle sur ma chènifi. Pour vous situer, sa musique évoque Taxi-Girl, Dominique A., parfois Yann Tiersen, mais pas trop Jéronimo contrairement à ce que me souffle un ami présent. Hautement recommandé. Vivement son prochain concert.

 

Je remonte d’un étage pour aller rejoindre au bar Théophile de Giraud qui converse avec Noël Godin,

 

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le célèbre entarteur. Conversations drôlatiques où je suis soudain aimablement promu, le temps d’une interview télé, entraîneur des gloupinesques lanceurs de tartes. Je glose avec emphase et concision sur  l’allègement de la crème, le musclage fluide de l’épaule lanceuse et le perfectionnement continu du tir entraînatoire chantilli-croisé sur cible mobile. Conversation plus proche encore tandis que je ramène le Gloupier chez lui dans ma Joséphine à moteur parce que, youpi, ce soir là je n’ai rien d’autre de prévu. Un homme hors du commun, vraiment. 

 

Cinquième jour : dimanche 9 - la dédicace de Milady et la magnifique clôture de Laurent d’Ursel.

 

C’est toujours un plaisir de retrouver mon excellente amie (parfois ennemie pour de rire) Milady Renoir, dont je fréquentai jadis les ateliers d’écriture, et qui, ô surprise, sort également un bookleg chez Maelström, qui porte le numéro 38, soit celui juste à côté du mien. Durant sa séance de dédicaces, ambitionnant de jouer au garde du double corps (la belle attend famille), je m’efforce de me tenir dignement à leurs côtés, mais un mal de dos persistant ainsi que l’attrait des œufs en chocolat à côté des booklegs (chacun sa méthode) ont vite raison de l’illusion de mon rôle rêvé.

 

C’est à Laurent d’Ursel que revient l’honneur de clôturer le festival. Il s’en acquitte par le biais d’une prestation magistrale et fulgurante au cours de laquelle il guillotine (pour de vrai, impressionnant) les livres de Patrick Roegiers et diatribe avec justesse, humour et férocité contre ledit auteur - présent sur scène également et qui joue parfaitement le jeu –, lui reprochant de vouloir, depuis Paris où il s’est exilé, de travestir l’essence de la belgitude en voulant la rendre sympathique et respectable après du public français (je résume). Les formules magistrales s’enchaînent (du genre : « La Belgique est une catastrophe et doit le rester »), il s’attarde sur le « Pauvre B. » de Baudelaire (j’adore : j’en ai récemment reçu d’un ami cher une précieuse copie, le n° XII d’une série numérotée de I à XV sur papier Japon extra Barjon, c’est dire si je tiens cet ouvrage rare en très haute estime) et cite le « On n’a jamais connu de race si baroque que ces Belges » par lequel –coïncidence- Modern Cubism commence ses concerts, mais voilà que je re-digresse. Ledit Laurent d'Ursel défonce tout sur son passage, se met rapidement le public en poche, sa prose atteint des hauteurs franchement desprogiennes et sa lecture parfaite propulse d’une voix puissante l’ensemble au panthéon des B.C.L.A. (Belges Choses à  Lire Absolument). Le public approuve et applaudit et je suis, comme mes voisins, quasiment plié en deux du début à la fin. Il a droit à une longue standing ovation amplement méritée, on ne pouvait rêver mieux pour terminer en apothéose. J’espère vivement que ce texte d’anthologie sera publié un jour.

 

Ah oui, incidemment, j’ai aussi converti l’une des (charmantes) hôtesses du bar au calimucho (moitié vin rouge, moitié coca, pas de gueule de bois le lendemain même quand on exagère. C’est Miss Z, la furieuse guitariste de Punish Yourself, qui m’y a initié l’été passé, et depuis je suis accro).

 

Si l'on m'avait prédit que je prendrais un pied gigantesque, début 2008, dans une abbaye puis dans un festival littéraire, je n'en aurais rien cru. Je ne tirerai pas de cet état de choses la moindre moralité pontifiante. Je me bornerai à conclure sobrement : m'ai bien amusé, vivement l'édition n°2 du OFF.