31/07/2008

Où l'aupeur un min brurgé tartoge à son lectarat son assoum du pampleroupe

 

Une bouteille de vin blanc ou rosé. L’écorce d’un pamplemousse. Cent grammes de sucre. Un demi-verre d’alcool à 96° (ça se vend au Colruyt). Laisser mariner tout ça dans une casserole bien fermée durant 48 heures. Enlever les restes pamplemousseux et déguster frès trais. C’est boutrement fon (hips). Si vous avez momme coi, des crandes gasseroles, on peut chaire la fose en plus qrandes guantités, ourse cof. A sotre vanté !

29/07/2008

Où l'auteur, malgré la chaleur torride et accablante, reprend la plume avec un courage admirable

Ami lecteur, c’est plus par désoeuvrement que par conviction que je rouvre à l’instant, de ma plume engourdie et d’un œil paresseux, les colonnes de ce blog endormi.

 

Que s’est-il passé de notoire au cours la longue période durant laquelle j’ai pris congé ? Peu de choses. Je citerais en premier lieu le décès du poète belge Jacques Izoard, qui avait fait à Théophile de Giraud et à moi-même l’honneur et le plaisir de sa présence vibrante et humoureuse lors de la présentation de nos booklegs respectifs à l’Aquilone à Liège, il y a quelques mois. Les retrouvailles avec une partie de ma famille non revue depuis quasiment une décennie. La sortie du CD live Moments de Front 242. Des concerts divers dans des endroits variés, et des tas de projets en préparation. Incidemment, j’ai également appris, dans la banlieue bruxelloise verdurée, un nouveau métier, ainsi que, du côté de Bergerac (Dordogne), la recette d’un savoureux apéritif à base de pamplemousse*, acquise entre une visite de grottes préhistoriques et un tournoi de badminton à l’ombre des vignobles (je sais : les vignobles sont de basse taille, mais l’ombre était rasante et la partie fut courte tant j’éclaboussai de ma supériorité physique, tactique et technique le joueur de sept ans qui me servait de partenaire).

 

* car l’homme ne vit pas que d’envolées superbes vers le Beau, le Sublime et l’Ethéré, il a aussi le droit, quand ça lui chante, de mariner sans vergogne dans le futile et l’alcoolisé.

 

Tout autre chose, encore que... (comme pourrait le dire Rocco Sifredi à la fin d'un tournage) : le lecteur averti des choses autoroutières l’est-il au point de savoir que l’autoroute E40 traverse non seulement la Belgique mais également l’Allemagne et la Pologne, et ne se termine qu’à la frontière russe ? En vérité, son parcours polonais (à l’autoroute, pas au lecteur averti) se résume pour l’instant à une simple plaisanterie de campagne encombrée de travaux, de feux rouges et de poids lourds en panne, ce dont mes camarades de 32crash et moi-même avons dû désobligeamment nous rendre compte samedi matin dernier en y marinant durant 3 heures en plein soleil pour en parcourir 100 pauvres petits kilomètres avant de nous rabattre sur une route bien plus sinueuse et pittoresque mais roulante qui nous mena au pied des ruines du château de Bolkow où se tenait l’annuelle Castle Party, un festival gothique fort bien fréquenté, rien que du bonheur. Je ne me souviens pas avoir jamais parlé précédemment à des Polonais (je n’avais d’ailleurs jamais mis les pieds dans ce pays), des Ukrainiens ou des Biélorusses, eh bien c’est chose faite, comme quoi il n’est jamais trop tard pour plus faire.

 

Bon, à part ça, l’auteur ne garantit nullement la poursuite intense de la reprise de son écrivage en ces colonnes, et retourne vérifier d'un pas traînant si la préparation de son apéro pamplemoussé se passe comme prévu.

 

Waregem2

32Crash au Gothic Festival à Waregem, 25 juillet 2008 - Photo par Vincent

 

15020

Pas loin de 40° en plein soleil même quasi-couchant. Les mêmes à Bolkow (Pologne) le lendemain du jour précité.