15/01/2009

Où l'auteur, in extremis, fait le point sur ce qui l'a bien botté lors de l'année précédente

 

Fruit de l’année : le pamplemousse en apéro, y a pas photo.

 

Spectacle de l’année : Fabrice Luchini dans la seconde partie de « Le point sur Robert » au Théâtre de la Renaissance à Paris. Totalement hallucinant et jubilatoire. Cet homme est un génie et son discours est passionnant. Mais que pourrais-je en dire qui n’ait déjà été dit ? Donc se taire, écouter, rire, savourer, lire un excellent compte rendu de l’affaire…

 

Concerts de l’année (hors groupes belges) : la sublimissime Juliette (je vous raconterai un jour par le menu l’épisode « Lapin » du concert, un truc que personne n’avait osé avant elle et que personne n’osera plus jamais après elle) et les magnifiques Tri Yann, tous les deux vus, à des dates différentes, à l’Olympia de Paris.

 

Groupes belges de l’année sur scène : Dada Pate, Texas Trauma et Les Bourreaux. La presse n’en parle pas, signe évident qu’il faut les suivre.

 

Pire concert de l’année : Saint-André cet été sur la Place de Moscou à Bruxelles. Besogneux, insipide, larvaire, chiantissime. Avec en prime dans le nullard une regrettable et salissante reprise de « Comme ils disent », dont l’exécution (vraiment le terme qui convient) fut un outrage sans nom au magistral talent de Mr Aznavour.

 

Série TV : découverte sur le tard en DVD, Rome, même avec ses errances historiques et mon aversion générique pour le genre, m’a emballé.

 

Film de l’année : Rumba, de et avec Fiona Gordon et Dominique Abel que j’ai vus en chair et en os interpréter une très belle chorégraphie lors de la très émouvante et réussie Soirée d’Hommage à Pierre Etaix.

 

Evénement de l’année : ladite soirée Pierre Etaix au Théâtre de la Toison d’Or, où ledit PE était présent, à la fois drôle et grave, avec ce je ne sais quoi d’indiciblement émouvant qui n’appartient qu’aux plus grands humoristes, ce qui explique que Mr Jean-Marie Bigard n’en fasse pas partie.

 

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Pierre Etaix, à gauche, ici avec son camarade Jerry Lewis. Ils sont fans l'un de l'autre.

Livre de l’année : j’ai retrouvé, après l’avoir perdue de vue durant plusieurs années, ma chère Elisa Brune, la seule auteure à laquelle, de toute ma vie fanatique pourtant déjà longue, j’ai un jour osé demander un autographe (c’était à la Foire du Livre 2002 si ma mémoire est bonne), dont je conseille vivement la lecture de son petit dernier « Alors, heureuse ? … croient-ils ! La vie sexuelle des femmes normales ». Savoureux ! Vite, acquérir ses ouvrages non encore lus et combler, en les rattrapant, mes lacunes en ses écrivages !

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Elisa Brune

Sportifs de l’année : la palme d’or et les gros bizous empressés du membre unique  - rouge de timidité autant que saillant d’admiration - du jury reviennent à l’équipe handballante féminine de Norvège, cet été Championne Olympique, et cet hiver Championne du Monde en surclassement sur une jambe et les doigts dans le nez alors même que ses deux meilleures joueuses (Katja Nyberg et Gro Hammerseng) étaient absentes pour blessures. Palme d’argent et chaleureuse poignée de mains à l’équipe de France masculine du même sport pour son titre olympique cent fois mérité : de toute l’histoire manoballante, jamais une équipe nationale n’a été aussi forte.

 

Restaurant de l’année : le Saint-Boniface, au 9 rue du même nom à 1050 Bruxelles. Ne pas s’abstenir d’en abuser.

 

Ostracizem de l’année (j’insiste sur l’orthographe) : la coupe de platine revient à Mr Eddy Decorte. Ne pas chercher à comprendre, lui seul pourra. Je fais des apartés si je veux.

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