02/02/2009

Où le visiteur-promeneur-curieux ne se contente pas de faire des tas de choses, il en parle !

 

Pour apercevoir de jolis cailloux bien rangés, rien ne vaut la fréquentation d’un Salon des Minéraux et Fossiles. Justement, il s’en tenait un 33ème du nom ce week-end au Salon Communal de Marchienne-au-Pont (une bourgade hennuyère lugubre dont les rues se transforment nocturnement en coupe-gorges, mais diurnement praticable en char blindé), qui abritait de nombreuses pièces de grande qualité, notamment une gigantesque malachite d’une telle beauté que mon non-amour généralisé de la couleur verte en fut tout ébranlé. Au rayon spectaculaire, quelques crânes de chats « dents de sabre » aux canines proéminentes et acérées ne vous font guère regretter de n’avoir point vécu 50.000 années plus tôt. Idem pour des insectes, nettement plus anciens et gros comme des tortues, auxquels je préfère largement nos poux et blattes contemporains considérablement plus discrets. Aux fins de compléter ma minérale collection qui va bien, et en raison de la crise, je me contentai d’acquérir en guise de souvenir un petit bloc d’ambre fort bien poli.

 

Jean-Luc Moerman est un artiste prolifique au prénom exquis qui n’a pas peur de barbouiller avec talent des espaces allant du rikiki (photo ou page de magazine, à l’encre) au gigantesque (sol, murs et plafonds d’un énorme entrepôt, soit dans les 3.000m², à la peinture fluo). Ses influences multiples passent par le pop’art, les tatouages, la culture urbaine, les mangas… A à la vue ses compositions en noir et blanc, je pense à du Gotlib (celui de la Rubrique-à-brac) abstrait, mais peut-être fabule-je. JLM montrait, jusqu’à ce dimanche 1er février, ses œuvres les plus récentes au B.P.S.22 à Charleroi, il faudra donc aller le revoir ailleurs.

 

EUROREGION_Moerman-96797

Jean-Luc Moerman repeint Goldorak : du Gotlib abstrait ?
 
Black%20Moerman%201
Un artiste qui voit grand : hangar entier repeint en fluo

 

La Bruxelloise est un restaurant de Charleroi où, mis en appétit par les jolis cailloux et sympathiques graboutchas ci-avant relatés, et conseillé par un serveur de la Cour des Miracles aux innombrables cocktails fort goutus, j’ai franchement pas bien mangé : la patate n’y goûtait pas la patate et le jambonneau y était adipeux - et je ne suis pourtant pas difficile. Je m’en éclipsai donc vite fait pour aller prendre dès le lendemain ma mère à son domicile et ma revanche sur le mal manger au Refuge des Grisons à Bruxelles, un restaurant suisse où champignons et fromages se tiennent bien tandis que les pommes de terre la goûtent.

 

Et enfin, brio de l’apothéose de l’excellence sur la cerise du gâteau, l’équipe de France de handball, dont je ne serine pas pour rien à qui veut l’entendre que cela fait deux ans au moins que c’est la meilleure de la planète, est (enfin) devenue Championne du Monde en direk à la télé en s’imposant (24-19) avec brio, patience, intelligence tactique, sérénité et détermination face à une Croatie qui s’est effondrée dans le dernier quart d’heure (2 buts seulement marqués par Balic, Vori & co dans les 18 dernières minutes face à la défense de fer des Bleus, du jamais vu dans un Mondial). Je pense n’avoir jamais assisté à un match d’un niveau aussi élevé, et à un spectacle sportif d’une telle qualité. Ou alors c’est que je deviens exagérément chauvin. Encore que je doive montrer une certaine prudence à affirmer péremptoirement que ce terme désigne effectivement un Belge qui supporte des Français.

 

32649_une-handball

Jérôme Fernandez, le capitaine admirablement irréprochable de la meilleure équipe du monde

Les commentaires sont fermés.