25/02/2009

Où l'auteur cause de l'un des autres génies de sa famille

 

Dialogue trans-générationnel :

 

Ma mère, s’adressant à mon neveu (son petit-fils), subjuguée par tant de génie par lui avéré (génie auquel pourtant son fils aîné, à ma mère, l’a diantrement habituée depuis sa naissance et sans discontinuer, mais la mémoire durable non stockée sur disque dur a généralement tendance à échapper aux générations antérieures) : « Waouw, mon choupinet Robinou des Bosquets, toi qui as 6 ans et demi*, je constate avec délice(s)** que tu as obtenu 100/100 en maths en 97,5/100 en français sur ton bulletin, et que ton institutrice a  ponctué tes performances par un laconique autant que révélateur commentaire disant « Mais où t’arrêteras-tu ? ». Alors, dis-moi, mon Robinou, une moyenne de 110/100 constituerait-elle désormais un horizon acceptable pour tes  performances scolaires à venir ? »

 

Il s’ensuivit un blanc notoire au cours duquel l’absence momentanée de réponse se fit lourde de sens autant qu’annonciatrice de la gravité de la réponse à suivre, nous reprendrons le cours des choses après une brève pause publicitaire.

... 

J’ai vu dimanche soir le dénommé IndispensablE Tristan Edern Vaquette en spectacle à Bruxelles, ce garçon déjanté vaut la peine qu’on s’y attache, on a déjà connu moins lucide.

Tûûût !

….

Mon neveu (6 ans et demi, je le répète), déjà kador en choses de l’esprit, sommé de répondre à peu près sur le champ, marqua donc une courte pause puis émit d’une voix posée (je ne lui en connais pas d’autre sauf quand il a picolé au Champagne qui lui fait du caca mou - car son environnement est extrêmement logique et structuré), la docte opinion qui suit : « Non, grand-mère, mon horizon, c’est l’infini ».

 

Allez, y a Louis ! Pour les quinze jours à venir, je re-crois en l’avenir de l’humanité  de la jeunesse des moins vieux que la sagesse habite, nom de Dieu !

 

* restitution certes douteuse, j’avais prévenu, mais ça aide à situer le personnage

** le pluriel est vraisemblable, je ne suis pas sûr de connaître aussi bien ma mère que je pourrais le prétendre.

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