31/03/2009

Où l'auteur surpris s'incline de bonne grâce devant un génie surdoué

 

En matière de travaux / jeux de (et sur le) langage, il est de ces créateurs devant lesquels on ne peut que s’incliner façon carpette pour leurs improbables inventions qui ne sauraient souffrir de se voir accolées aucun qualificatif inférieur à « géniales ».

 

C’est ce que je me dis en découvrant avec incrédulité, délectation et des frissons de là à ici voir figure A, les sublissimes anagrammes de Monsieur Jacques Perry-Salkow, dont le nouvel opus Anagrammes pour sourire et rêver paraîtra ce 2 avril 2009 au Editions du Seuil.

 

Je rappelle au lecteur distrait, oublieux voire totalement égaré à son corps défendant en les lignes de ce blog allumé, que l’anagramme est un mot ou un groupe de mots formé par la transposition des lettres d’un autre mot ou groupe de mots.

 

Parmi les joyaux de Mr Perry-Salkow, on trouve :

 

Claude Levi-Strauss : a des avis culturels.

L’Amiral Nelson : sillonna la mer.
Auguste Rodin :
Oui, tu es grand.
Chatouillons : Nicolas Hulot.
Hi Jintao, Président de la République populaire de Chine : de l'abruti qui jardine et déracine un peuple philosophe.

Mais mon préféré, l’Ultime, celui qui me fait lui voter un crédit illimité pour l’érection d’une statue échelle 10 :1 en or massif de son auteur avec en prime sa promotion dans le cosmos pour un million d’années, c’est :

 

Albert Einstein ... Rien n’est établi.

 

Rien que de le réécrire, j’en frissonne encore.

 

Ce même Auteur, ne craignant nullement d’en rajouter une couche dans l’Inégalabilité Virtuosifiante du Retour de la Balle de Chez qui Déchire Ta Race, propose ici rien moins que deux poèmes palindromiques consacrés à Dante (des palindromes, il en a déjà écrit plus de 5.000). Vous avez bien lu : ça scande, ça rime, et ça se lit à l’endroit comme à l’envers.

 

On croît rêver, non ?

 

Jacques Perry-Salkow : il interdit de ne pas retenir ce nom.

28/03/2009

Où l'auteur groggy parvient néanmoins à se régaler, et tente de régaler

 

Voici un très beau texte à contrainte, créé par Arnaud Gazagnes sur son excellent blog que je recommande chaudement.

 

" J'ai ici idée folle, tendre : créer poésie, texte pour Elle. Thème intime ! Après-midi, matin, soirée, toute minute, comme chaque instant, chaque seconde passée, cette dame est en moi. Si ! Car Elle vient ébahir toute minute écoulée... Heureuse émotion partagée, adoptée (sachez notre couple formé). Jour après jour. Car Elle est ma vie. Elle est tout, mon seul amour. Elle est, il est vrai, livre dont toute page dit un des plus beaux poèmes. Aussi pour moi, pour qui sait les lire, les vers ainsi écrits égaient (vérité) toute minute. Comme Elle est gaie, cette minute, quand Elle est là ! Car tout est en mon Elle. Ses yeux, aussi, savent deviner chaque homme croisé comme vrai frère. Doux, ses mots ont goût des bons miels. Elle, femme active, bouge pour que tout homme soit libre, vivant heureux. Savoir aimer tant est beau. Corps rêvé (canon, quoi ! Vénus aurait jalousé, maudit) ainsi fait... est-ce que cela put être mon seul (idiot) regard quand Elle parut (tout début) ? Cela est pure folie ! Bête ! Cette dame (ravie, simple, subtile, rieuse comme Elle était donc) avait déjà gagné tout mon être, voilà ! Simple façon pour moi de lui dire ici tout ! "

 

La contrainte est celle des "montagnes russes". Chaque mot a soit une lettre de plus soit une lettre de moins que le mot précédent. Elle a été inventée par Patrick Flandrin.

 

24/03/2009

Où l'auteur, parce que la vie continue, combine - brièvement - nouvelle orthographe et calembour foireux

 

J'ai un landau, je l'époussète.

Et à part ça, que ça aille bien ou non, lisez et relisez Géo Norge, c'est du tout bon pour l'âme et le coeur.

20/03/2009

Où le fils reconnaissant célèbre le départ de son père vers des cieux plus lumineux

 

Mon père, Jean-Marie, à qui je dois tant, s’est éteint la nuit passée. Douze ans qu’il se battait, solide comme un roc, contre la maladie d’Alzheimer. Il a décidé de rendre les armes au moment choisi par lui, en refusant de s’alimenter depuis une semaine, avec sa détermination coutumière, d’abord sans céder un pouce de terrain, avant de sombrer en quelques heures, sans un gémissement, apaisé, totalement serein. Il se libère ainsi des contraintes de ce bas monde, libérant du même coup tous ceux autour de lui, en premier lieu son épouse ma mère, admirable tout au cours de ce parcours, et qui était à côté de lui à l’heure de son départ.

Admirable d’abord pour l’avoir gardé à la maison le plus longtemps possible – pendant plus de dix ans. Ensuite pour être allée le voir chaque jour dans l’institution où il était placé depuis qu’il était devenu impossible pour elle de s’en occuper encore en permanence.

Car avant cela, un soir, ma maman ayant oublié de fermer à clé la porte extérieure, il était sorti, sans se rendre compte de rien, en pantoufles et en pyjama, dans les rues, et avait marché, marché… d’autant mieux qu’il a toujours adoré ça et qu’il avait encore ses jambes de marathonien. Une légère distraction de quelques instants avait suffi, il avait disparu sans rien dire. Ma mère et moi avions immédiatement et longuement sillonné les rues environnantes en voiture, sans résultat. Une patrouille d’agents l’a retrouvé plusieurs heures plus tard, à dix kilomètres de là, sur la route vers Ninove, frais comme un gardon et se demandant ce qu’il avait bien pu faire d’anormal pour se faire embarquer dans une camionnette de police.

Et puis, pour dire à quel point cette p*** de s*** de maladie tord les humains et les change jusqu’à l’inimaginable en leur donnant les masques de ce qu’ils ne sont pas, cet homme toujours si doux était devenu, par moments, violent.

 

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Marc, Jean-Marie et Jean-Luc, 1963

Mon père et ma mère : par-delà les dimensions visibles et les épreuves, ces deux-là se sont gardés l’un pour l’autre un amour inextinguible, vibrant, vivant, transcendant, ça c’est sûr, et pas si courant.

 

Je pense aux personnes qui ont accompagné la vie quotidienne de mon père au cours des dernières années : des infirmières africaines, mal payées, peu considérées, et pourtant de véritables piliers de vie, d’humanité, de bonne humeur et de dévouement, auxquelles je suis profondément reconnaissant de l’avoir aussi excellemment pris en charge, avec sérieux, tendresse, douceur.

 

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Mon père et son père, dans les années 80.

Maintenant qu’il est parti, les questions se bousculent : l’ai-je aimé assez ? L’ai-je vu dans tout ce qu’il représentait ? Ai-je accompli ce que j’avais à accomplir vis-à-vis de lui ? N’aurais-je pas pu faire plus ? Il n’y aura jamais de réponse satisfaisante…

 

J’ai quand même un regret, mais de taille, et justifié : celui de ne pas avoir réussi à composer un morceau pour lui. J’ai pourtant pris le temps qu’il fallait, à la fin 1998, dans le studio Dreamworld au Pays de Galles où nous avions terminé le second (et dernier) album de Cobalt 60 quelques jours en avance sur le planning… mais je n’y suis pas parvenu : la musique était trop petite et ne comblait pas l’immensité de ce que je voulais créer pour lui. Aujourd’hui, je ne me souviens que des premières lignes et de la mélodie du chant :

Like a pure jewel he was born

Like a flower without a thorn

I wish I had his gentle ways

For just one single of my days

My father, my father…

 

Et puis, zut quoi, je ne vais pas hurler à l’injustice divine, mais c’est encore un homme profondément bon, juste et bienveillant qui quitte la planète à un moment où elle aurait bien besoin que ce genre de profil s’y multiplie, rogntudjuu (*).

 

Je me sens vide et foutrement fragile, et pourtant infiniment plus heureux que triste, car je sais que dans un ailleurs meilleur, c’est une âme libérée, légère et joyeuse qui poursuit son chemin, une belle âme dont je ne souhaite en rien entraver l’envolée par de la tristesse ou de vain regrets qui ne feraient que l’alourdir. Pas de chagrin dans mes larmes (ou juste un peu, je ne suis qu’un humain, après tout…), mais beaucoup de joie et de reconnaissance pour ce qu’il m’a montré et donné.

 

Alors à Dieu, et merci, mon Papounet chéri. Chacun des poèmes de Monsieur Géo Norge que je chanterai, et que tu aurais adoré, sera désormais pour toi là-haut.

 

 

(*) finis les accents circonflexes sur les « u », c’est la nouvelle orthographe. Et puis Dieu me sussure à l’oreille que les âmes bonnes, justes et bienveillantes ont des tas de places réservées à leur nom dans les plus beaux coins de toutes les dimensions de l’univers.

17/03/2009

Où l'auteur, qui n'est décidément qu'un vieux grincheux, avoue avec déplorage qu'il n'est en guère en phase avec l'évolution de l'orthographe contemporaine

Le texte ci-dessous, bien qu’il m’écorche les yeux, est parfaitement correct ainsi que chacun peut le vérifier ici.

Incredible, no ?

16/03/2009

Où l'auteur curieux entreprend témérairement de vérifier l'orthographe de son lectorat

 

Combien y a-t-il de fautes d’orthographe dans le texte ci-dessous ? Comptez bien. J'emploie à dessein un caractère plus grand pour que ce soit bien clair.

 

Laissant pour le dernier weekend d'aout son charriot combattif et affuté au "Relai des Rugbymans" afin qu’on l’époussète entre deux matchs, le contrespion offrit, en toute imbécilité et avec bonhommie, un révolver québécois et deux-mille-sept-cent-soixante-six coroles boursoufflées de nénufars douçâtres au joailler persiffleur qui brulait d’un traitreux exéma et dont l’ognon couteux égrenait un tictac plaintif.

 

Le premier qui ... toute ma considération ... blablabla. 

La réponse d’ici peu.

Où l'auteur pleure avec une vigoureuse mais stoïque mélancolie un artiste dont il avoue pourtant n'avoir pas tout apprécié

 

Alain Bashung n’est donc plus alors que Delerm et Mahé sont encore jeunes et en bonne santé, trois bonnes raisons d'être triste. Le premier nommé était quasiment le seul artiste francophone dont je supportais (litote) l’audition lors des soirées buvo-dansantes de ma jeunesse -qui déjà foutait le camp- au cours desquelles j’attendais, avec la patience obligée et la résignation des haïsseurs inconcessionnables des inévitables et chiantissimes marathons de nullité dansatoire abusivement réservés aux amateurs subéclairés des vendeurs de soupe aurique sans sel style Claude François - que résonne sur le dancefloor enfin illuminé la brillance nonchalante et décalée de « Gaby Oh Gaby ! » et de « Vertige de l’amour » qui éclipsaient bien des tueries frénétiques électroniques et post-punk également dans mes goûts que le DJ universitaire à œillères, oreilles bouchées et ignorance musicale en sautoir, ne passait de toute façon jamais, pour m’éclater les membres et l’esprit en de jouissives contorsions simili-orangoutangiennes bashungesques, tout en sachant pertinemment que j'avais environ 4 minutes pour exsuder la frénésie accumulée lors de l'ennui total des deux heures précédentes à m'être fait choir, et qu'allaient immanquablement suivre deux autres heures du même tonneau avant de retrouver pareille aubaine, ne me demandez pas de remettre de l’ordre ou de la clarté dans la phrase.

 

Je me souviens aussi de la grosse colère que j’avais piquée (dans le vide, car je me suis élégamment abstenu de lui faire savoir) à la lecture d’une chronique de Jacques Mercier à propos de l’album « Play Blessures » qui tourna en boucle sur mon pick-up dès sa sortie, comme la plupart des albums du même, chronique déclarant en substance que rien, absolument rien ne ressortait de cet album (je cite de mémoire et donc approximativement). Je pense avoir mis quinze ans à pardonner cette opinion à son auteur, car chez le scorpion la rancune, si elle est rare, est durablement tenace.

 

Je proclame haut et fort que d’une part je tiens « Osez Joséphine » pour l’une des plus grandes réussites de la chanson française, celle qui n’est pas pingre et qui s’autorise, mine de rien, l’un ou l’autre trait de génie (*), j’y joins le sublime clip qui va bien avec le cheval et la jolie demoiselle, et que d’autre part je tenais sans réserve son auteur pour un des rares et derniers grands de la discipline susnommée, rien que du très banal en somme au vu de l'oeuvre du bonhomme. Aujourd’hui, Juliette (Noureddine) règne donc seule ou presque et doit se sentir bien isolée dans les cimes de son excellence avec tous les nains qui même montés sur des échasses n'arriveront jamais à la hauteur de ses rotules.

 

Paradoxalement, pour que les exceptions ne contredisent point la tendance globale, j’ai détesté « L’indifférence » et je me suis considérablement ennuyé et même un eptit peu assoupi au premier, dernier et seul concert que j’ai vu de Mr Bashung au Cirque Royal au début des années 2000 ; mais n’y voyez là nothing personal, car non seulement je me suis également endormi à la première vision des « Ailes du désir » de Wim Wenders et à quasiment tous les films de David Lynch, mais en plus jamais mon indéfectible adhésion admirative à l’œuvre du cher artiste disparu ne fut le moins du monde remise en cause par ces errements de mon chef que j’attribue exclusivement à la mienne incapacité de goûter pleinement tous les aspects de la fulgurance du génie, et puis on pardonne beaucoup à ceux qu’on aime surtout si c’est pas leur faute qu’on n'a pas tout compris.

 

Et pour conclure, ah oui, il ne me faut point oublier de contrebalancer tout ce reluisage par du lourdement bête et méchant de bon aloi : en comparaison de la stature disco-scénique de Mr Bashung, Biollay (exemple pris au hasard) c’est de la roulette de Samsonite de chez charisme de beignet.

 

 

(*) le genre de chose que l’on chercherait en vain du côté des cuistres genre Pagny ou Obispo qui osent pourtant en toute invraisemblance s’auto-proclamer « rénovateurs de la chanson française » avec une outrecuidance face à laquelle on croit rêver alors qu’il conviendrait de sulfater.

12/03/2009

Où l'auteur évoque de très intenses moments de la vie paisiblement exaltante qu'il coule avec bonheur tant dans que loin de la ville

 

Presté quatre concerts cubiquement modernes de 45 minutes chacun en moins de 6 heures dans un local exigu et surchauffé. Voluptueusement plongé subséquemment, rompu de fatigue, dans mes plumes apaisantes pour un tour d’horloge réparo-salvateur.

Visité le Festival Off pour y revoir en coup de vent mon éditeur chéri et quelques camarades littéraires toujours aussi légers, fidèles au poste, créatifs, bondissants et brillants.

 

Lu et relu encore les poèmes inspirés et inspirants de Mr Norge, et quelques-uns, tout aussi émouvants, de Mr Lucien Noullez, bel artiste de son état, qui fut jadis et trop brièvement mon camarade de classe.

 

Lu le passionnant ouvrage de Mr Adam Zamoyski, 1812 - La marche fatale de Napoléon sur Moscou (éd. Collins Harper, 2003, en v.o.), où l’on s’aperçoit avec horreur que la déroute boucheresque de l’armée française et de ses alliés fut grandement causée par une absence flagrante de discernement et de plan cohérent de la part d’un empereur dont la santé et les facultés mentales étaient progressivement en train de se barrer en c*** (c’est pas moi qui le dis, ce sont ses sous-fifres qui l’attestent).

 

Donné un atelier d’écriture à une classe de 1ère secondaire particulièrement intéressée et concentrée, dont les élèves saisirent les astuces langagières avec une aisance qui m’épata.

 

Marché du pied gauche, hier, dans un splendide et extrêmement odorant étron canin de parc et de couleur orange foncée que je mis une heure, vingt litres d’eau, deux de sueur et une extrême contrariété olfactive à extraire de mes très profonds reliefs escarpinesques.

 

Failli défaillir de plaisir, en ce jour, au goûter d’un cramique artisanal bon de chez bon préparé des blanches mains des élèves apprentis boulangers - et de leur porfesseur bienveillant - d’une école non loin de mon logis.

 

Et c'est ainsi que la vie se fait.

 

Où l'auteur qui n'est sadique qu'à temps partiel révèle la simplissime solution du petit casse-tête dominical

 

A la demande pressante d’un certain nombre de lecteurs qui n’en peuvent plus de bouillir dans leur jus de cuisson (ou l’inverse) et qui me supplient de mettre un terme à leurs effroyables souffrances, voici ce qu’il fallait trouver : dans chaque phrase, la graphie du verbe principal est toujours suivie d’un synonyme, généralement (mais pas toujours) le dernier mot de la phrase. A noter que l’auteur parfois un brin bordélique n’a pas nécessairement respecté l’accentuation (dans les cas mentionnés par *), quoique, avec la nouvelle orthographe, il se pourrait que ce soit correct malgré tout, pas eu le temps ni les nouvelles règles sous les yeux pour tout contrôler. Ca vous paraît compliqué ? Minute ! Avec les solutions, tout va devenir très clair. Ainsi, phrase par phrase et dans l’ordre, on trouve successivement comme verbe principal et comme synonyme les mots suivants :

 

sens = raison

as = champion

est = direction

a = lettre

fut* = tonneau

sommes = siestes

avions = aéroplanes

savons = engueulades

faites* = cimes

trait = ligne

aura = prestige

dîmes = impôts

place = espace

 

Etonnamment limpide, non ?

(en dehors du fait qu’on m’objectera à juste titre que « lettre » n’est pas synonyme de « a »)

09/03/2009

Où l'auteur félicite d'un côté et en rajoute une couche de l'autre

Suite au petit casse-tête dominical qui précède, c’est Mr. Alain B., m’écrivant (en plein milieu des heures de bureau, c’est du propre !) d’un haut lieu de la culture bruxelloise, qui a droit à ma Très Elevée et Intégrale Considération ainsi qu’à mes Félicitations Empressées. D'autres lecteurs m'ayant écrit qu'ils cherchaient encore, je rajoute une couche à leur intention :

Elle trait les vaches après les avoir préalablement rangées en ligne.

Il aura droit à un prestige inégalé.

Nous leur dîmes qu’ils devaient payer leurs impôts sans tarder.

Place-toi correctement dans cet espace.

Evidemment, quand on sait, la solution est d'une fulgurance qui confine à l’évidentissimitude...

08/03/2009

Où l'auteur un brin sadique se propose de faire chauffer les neurones de la frange la plus givrée de son lectorat.-

 

Petit casse-tête du jour

 

Sachant que ce blog compte quelques lecteurs notoirement givrés goûtant pas mal les curiosités du langage, je leur propose un petit défi de nature à leur titiller les synapses. Les neuf phrases apparemment anodines ci-dessous ont toutes la même caractéristique unique et (mine de rien) étonnante. Le premier qui la trouve et m’en avise a droit à toute ma considération.

 

Je sens que j’ai raison.

Tu as dans ton équipe un grand champion.

Il est dans la bonne direction.

Il a dans sa poche une lettre de sa mère.

Il fut jadis aussi rond qu’un tonneau.

Nous en sommes réduits à faire des siestes.

Nous n’avions à l’époque que quelques aéroplanes.

Nous savons, au besoin, encaisser des engueulades.

Mais que faites-vous sur ces cimes ?

 

Bon phosphorage, niark niark.