14/05/2009

Où l'auteur hyperactif de retour effleure divers sujets, annonçant par ailleurs qu'il part ailleurs

 

La relativité du temps m’a récemment frappé en ceci : il me suffit de négliger mon blog durant trois jours pour constater, quand j’y retourne, que plus d’un mois s’est écoulé. Bizarre, n’est-il point ? La faute à mes activités débordo-trépidantes qui ne m’autorisent guère à vaquer et dont je cite brièvement quelques faits saillants :

-         le cabaret littéraire et musical précédemment annoncé du 17 avril qui eut lieu en 7 actes devant une Dolce Vita pleine à craquer ; à cette occasion, je performe désormais littérairement en compagnie de Mr. Didier Cz, guitariste de son état, actif dans divers groupes musicaux dont l’un au moins traverse régulièrement les frontières européennes pour aller arborer fièrement le drapeau musical national aux quatre coins du continent ;

-         l’assistance à la dernière d’une série de quatre succulentes conférences du truculent Jean-Pierre Verheggen à Ottignies-L-L-N, conférence qui fut fort nombreusement suivie et appréciée (« On s’est bien bazookés ! ») et à laquelle faillit succéder entre huit-z'yeux une double cuite au Champagne et à la triple Westmalle;

-         quelques concerts à décaper les papiers-peints (même en plein air) de Front 242 qui continue sans faiblir à prester d’enfer et d’énergie dans la modernité loin des medias ;

-         un excellent concert d’un groupe existant depuis 1986 et resté à la fois aussi totalement frais /surprenant que notoirement inconnu de l’auteur de ce blog : Sol XIX (appelé aussi Sol 19) dont je vous recommande particulièrement le morceau « Little Wicked » qui me rappelle non seulement Brian Eno mais aussi tous les fondamentaux que j’ai toujours aimés et tenté de promouvoir dans la musique électronique; 

-         la saison 2008-2009 de mon club chouchou l'USDK Dunkerque reste une énigme : comment expliquer que ce groupe, porté par un remarquable Ragnar Oskarsson omniprésent, puisse s'incliner 20-21 à domicile sous mes yeux ébahis face à Tremblay en championnat, avant d'aller s'imposer, 7 jours plus tard, en mon absence spectatoriale, dans la salle du même club - avec les mêmes joueurs - par 23-36 (7-18 à la mi-temps) à l'occasion des quarts de finale de la Coupe de France, en atomisant ledit club, et alors qu'Oskarsson a été inexistant ? Je m'interroge encore.

 

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Tremblay-Dunkerque 23-36, le résumé du match en une seule image : les Dunkerquois Lamon et Mokrani barrent la route à l'international Mongin.
 
Mais trève de trivialités ; en plus de l’agenda ordinaire déjà chargé, il a fallu sur-assumer sérieux ailleurs car l’heure fut grave et le ton sonna l’aile.

Depuis les temps immémoriaux que les sirènes de la ruralité m’emplissaient les pavillons de leurs mélopées tentatrices, il fallait que les choses bougeassent et elles ont bougeassé car j’ai tout récemment décidé avec résolutivité et méthodicage de craquer à leur salutaire appel (celui des sirènes sus-évoquées, précise-je à l’attention du lecteur non concentré qui aurait mégardement perdu le fil échevelé de mes parfois trop longs élans scripturaires) : en effet,

1)      j’en avais depuis longtemps plus que ras les burnes de la ville tentaculaire, ses voitures mono-occupées, ses conducteurs speedés et discourtois, ses habitants qui n’ont jamais le temps de rien, ses parkings aux tarifs exorbitants, ses embouteillages chroniques, ses odeurs nauséabondes, ses trams et bus bondés, son air de moins en moins respirable, ses travaux incessants, et des tas d’autres choses pompantes en sus ;

2)      j’aspire désormais et depuis auparavant - malgré quelques tentatives autant antérieures que pas trop réussies d’expatriage temporaire sous des cieux moins citadins - à du calme, de la verdure, de la sérénité, voire même de la lenteur et du du silence, de la promenade dans des bois immédiatement voisins et toutes ces sortes de choses...

 

Bref, après avoir décidé en âme et conscience qu’il était enfin temps de déménager incessamment et durablement à la campagne parce que c’était juste et bon pour les conforts respectifs de l'auteur et de la planète, je viens, après quelques visites ciblées sous l’œil expert de l’agent quasiment immobilier et clairvoyant que je fus brièvement jadis, d’effectuer toutes les démarches adéquates pour occuper d’ici peu un logis campagnard élu avec judiciosité et congruence.

 

Je reste en cela en parfaite adéquation avec une saine politique - déjà mise en application maintes fois précédemment au cours de ma longue existence - de déménageage systématique de ma carcasse empesée à proximité de son lieu de travail de façon à réduire au minimum (1) l’utilisation de la petite Joséphine à moteur qui a droit à du repos de temps en temps et (2) la perte de temps et d’énergie consumée en déplacements aussi mornes qu’évitables, stériles et polluants.

 

Je gagne dans l'opération, outre la proximité de mon lieu de travail, la jouissance d’un superbe logis moderne et ensoleillé, l’éloignement des plaisirs éphémères et coûteux de l'urbanité tentatrice, ainsi que le recul nécessaire et bienvenu pour que l’inspiration souvent fuyante vienne me revisiter assidûment, viens me voir ma cocotte, y a du taf de création qui m’attend auquel je retourne d’ailleurs sur-le-champ.

Bonne nuit.

 

JLDV

L'auteur à la Dolce Vita avec Modern Cubism, mis en lumière par Pierre Mansire / Action Lighting, et en boîte par Frédérique Longrée

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