28/05/2009

Où l'auteur assoiffé de lectures édifiantes se délecte d'un des nombreux poèmes anagrammatiques d'une dame experte en ce genre de choses

Au hasard du net, je tombe sur ce superbe poème anagrammatique (chaque ligne est l'anagramme du titre) d' Elisabeth Chamontin, qui en donne d'autres à lire sur son site http://www.habiletes.net/ (le lecteur attentif remarque aussi sec que "habiletés" est l'anagramme d'Elisabeth).

Je m'incline devant tant de talent et savoure cette brillantissime réalisation.

LES VIOLENCES URBAINES

Un soleil bien crevassé
Se lève sur l’ancien bois.
Reviens, silence absolu,
Oublie les vers anciens !

Écrivons les banlieues
Si reculées, non viables.
Basse, l’incurie s’envole.
L’essence, voisine, brûla.

Bien sûr, Nicolas se lève ;
Vu les braises, il énonce
« Libérons ces avenues ». Il
Sécurise sa bonne ville.

On a vu ses CRS, lie en bile,
Suer bienveillance. SOS !
Vois le bel ennui crasse :
Rêves, absence, illusions ...

Ô beurs, îliens enclavés,
Oubliés, ceins à l’envers,
Loisirs en cave, en blues ;
Balivernes en coulisse !

Un verbe sans ciel isole
Laves encore nuisibles.
Venin, blessure sociale,
Les violences urbaines
.

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