15/06/2009

Où l'auteur dévoile une évidence fulgurante tellement manifeste qu'elle n'a jamais été mise en lumière précédemment

 

Commençons par un constat incontradictible : la réputation d’hospitalité de la Belgique a depuis longtemps traversé les frontières. Je possède à ce sujet une belle panoplie de témoignages concordants issus d'horizons divers. 

 

Poursuivons par un nuancement - en (a) - et un développage - en (b) - :

(a) quand je dis de la Belgique, je veux dire surtout du côté francophone, car du côté de la Flandre, cette flatteuse réputation s’écorne progressivement de façon de plus en visible à coup de décrets et de circulaires fort peu amènes à l’égard des non-causants dans la langue de Vondel (perso je m’en tape car depuis tout petit je bilinguise avec volubilation dans le belgo-causage, mais j’en connais que ça urtique, à juste titre) ;

(b) quand je dis depuis longtemps, c’est parce que les terres belges sont tellement nimbées d'accueillante bienveillance qu’elles servent de champ de bataille à l’Europe entière depuis des siècles, à l'occasion de mâles affrontements sanguino-plurinationaux où la France prend assez curieusement la pâtée plus souvent qu’à son tour, je pense notamment à Bouvines en 1214 (contre une coalition anglo-germano-flamande, env. 16.000 combattants sur place), Ramillies en 1706 (défaite de Louis XIV soi-même dans le cadre de la Guerre de Succession d’Espagne face à une coalition menée par l’Angleterre, 120.000 combattants en décousent) et Waterloo en 1815, exit Napoléon pour de bon face à la coalition anglo-prussienne-zé-des-tas-d'autres, 200.000 hommes au départ et un joli carnage à l'arrivée).

 

Ce qui est étonnant et peu connu, mais que je m’en vas révéler ci-dessous en autant de lignes que de coups de cuillère à pot, et avec le brio coutumier qui m’habite dès que j’ai le temps de réfléchir à ce que j’écris, ou l’inverse au lecteur ébahi de tant d’évidence anthropo-sociologico-culturelle couplée d’imparable pertinence concisionnesque, c’est que cette légendaire hospitalité est due en premier lieu à l’humidité du climat belge.

 

En effet, sa chère patrie étant régulièrement balayée par la traditionnelle drache* nationale, le Belge accueille généralement ses hôtes trempés jusqu’à l’os par la formule de bienséance : « Sèchez-vous** ici… ».

 

Etonnant, non ?

Et que celui qui a une meilleure explication monte au créneau pour la faire connaître, Godverdom !

 

 

* synonyme : pluie quasiment diluvienne ; autre synonyme : tournée générale (« Soje, remets-nous une petite drache, une fois ! »)

** nouvelle orthographe

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