02/11/2009

Où l'auteur s'en revient, heureusement pour quelques heures seulement, et de mauvaise grâce, dans une zone urbanisée à forte densité de population ensardinée

 

Après 4 mois déjà de campagnitude appartementale dans les verdoyantes vallées brussellobanlieusardes aux massifs feuillus à peine décoiffés par les féroces ondées humides* et venteuses qui régulièrement sur mon nouveau chez moi sévissent et des furies desquelles un toît dûment tuilé* me protège avec autant de stable herméticité que de de bienveillante imperméabilité*, j'ai dû me résoudre à m'en retourner dernièrement dans une métropole fortement urbanisée (tant il est vrai que les vraies métropoles sont en général assez faiblement ruralisées*) pour de hautes et impérieuses raisons pécuniaires de business musical grassement rémunéré - parce que, oui, ce n'est nullement parce que je n'en parle plus dans ces colonnes trop souvent silencieuses sur le sujet que les concerts se font rares, non non, c'est tout le contraire, cette année bat même tous les records ainsi qu'en atteste la plénitude de mon agenda tellement gribouillé de rendez-vous

   (a) soit passés qui ont précédemment eu lieu*

   (b) soit futurs planifiés dans l'avenir*

que j'envisage de m'en acheter un second* (d'agenda) juste pour les 2 derniers mois de l'année.

 

A pAris (à propos, et pour rester dans l'innovation scripturaire, je trouverais particulièrement opportun de modifier la graphie de Pise en pIse**), dans l'énervement général au milieu duquel l'auteur resta stoïquement zen au point de susciter l'admiration (trois) sans bornes (soit le kilométrage aller) de l'unique témoin de sa solennelle exemplarité puisque nous étions moins de trois à voyager de concert dans l'exigu cockpit de la double monoplace qui véhiculait notre duo*, l'expédition de la petite mais zélée équipe front242esque mit exactement une heure de 60 minutes tout rond, à savoir à une près 3.600 interminables secondes, pour parcourir les ultimes 1.200 mètres du parcours menant des environs de la capitale de l'Europe à la parisienne Loco(motive) dont c'était par ailleurs le dernier concert avant fermeture définitive, performant ainsi ce sinistre dernier tronçon à l'improbable vitesse de 1,2 km/h, à vue de nez - voire à senteur d'oeil - environ 10 fois moins rapide que la vitesse moyenne de déplacement gratuit (ou à prix écrasé) à dos de mammouth en vigueur à l'époque paléolithique, mais avec les vapeurs d'essence, la poussière et la mauvaise humeur des embouteillés en sus, sans parler des coups de trompe aussi incessants qu'inutiles et crétins parce le trafic local était totalement à l'arrêt de toute façon.

 

Bref, pour conclure en moins de trois lignes (tâche ô combien pénible de mon chef sauf à utiliser des caractères minuscules), et même si Bruxelles n'est pas (encore) Paris, plus jamais je ne reviendrai habiter en ville.

 

Et pour ce qui est du concert, n'en ayant rien vu, je ne saurais émettre le moindre avis sensé à son endroit.

 

* Le lecteur pourra ici constater avec joie que l'auteur n'a nullement renié l'un des principes quintessentiellement fondamentaux de ce blog, qui consiste à le truffer d'andouilleries.

** afin, évidemment, d'y déjà voir la tour penchée, précise-je à l'attention du lecteur oublieux des élucubrations antérieures.

 

 

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