01/02/2010

Où l'auteur refusant de travailler sur sa fin de semaine fait rien qu'à se régaler les papilles gustatoires et visionnantes

 

L’événement sportif du week-end écoulé, c’est incontestablement le titre de champion d’Europe de handball décroché par la France, qui lui permet de cumuler  pour la 1e fois dans l’histoire de ce sport les 3 titres suprêmes : champion olympique, champion du Monde et champion d’Europe. A ce niveau de performance, il n’y a plus de superlatif, on n’a jamais vu plus fort sur la planète hand.

 

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A gauche, le gardien Thierry Omeyer, élu meilleur joueur du monde en 2009. A droite, Guillaume Gille, auteur de 2 matches parfaits en demi-finale et en finale, avec 4 buts pour 4 tirs. Les 2 photos de ce post sont extraites du blog cité ci-dessous.

Et cette nouvelle victoire est d’autant plus attachante qu’il n’a pas suffi à cette équipe de paraître pour l’emporter, mais qu’au contraire on l’a vue fébrile voire faillible, et en tout cas pas du tout au point à l’entame du tournoi. Après un début frileux et une sortie du premier tour par le chas de l’aiguille (deux nuls et une victoire avec un but d’écart), et malgré de longs et lourds passages à vide à chaque fois en cours de 2e mi-temps, les Français sont progressivement montés en puissance au fil des rencontres pour devenir irrésistibles dans le tour final, puis quasiment parfaits en demi-finale face à l’Islande (avec des statistiques proprement inouïes et en tout cas jamais vues à ce niveau :

- un taux de réussite aux tirs de 73% dont 4 joueurs à 100%, avec 17 tirs tous réussis pour le quatuor Karabatic – G. Gille – Junillon - Sorhaindo ;

- 1 seul tir non cadré sur 49 ;

- seulement 12 tirs arrêtés sur 48 tirs cadrés, soit du 25% (c’est presque ridicule) par la paire de gardiens islandais Gustavsson et Gudmunsson, pourtant loin d’être des manchots mais complètement dégoûtés en fin de match),

et enfin conquérants en finale face à la redoutable Croatie, avec une efficacité certes moindre en raison de l’enjeu, de l’état de grâce du gardien croate Allilovic et de l'abattage du spectaculaire Ivano Balic, au cours d’une rencontre exceptionnellement intense où l’accélération fatale eut lieu entre la 29e et la 38e minute, quand Luc Abalo & Co ont enclenché la surmutipliée pour faire passer le score de 10-13 à 18-14, soit un 8-1 bien tassé dont les Croates ne se sont jamais remis malgré une remontée en cours de 2e mi-temps. Score final sans appel : 25-21.

 

Autre objet de sidération pour tout amateur éclairé : la vista et la diabolique précision des pronostics de l’ancien entraîneur des Bleus, Daniel Costantini, qui avait prévu un score de 25 à 20 (et qui avait mis en plein dans le mille pour le score de rencontres antérieures, mais boutchûû komankifé ?).

 

J’ai découvert à cette occasion de cet Euro un handballo-blog d’une qualité exceptionnelle tant sur le plan technique et tactique que sur celui de … l’humour (avec juste ce qu’il faut de chauvinisme dedans), blog que je recommande chaudement à tous les amateurs de hand, qui s’y régaleront ; ça se trouve ici : http://handball.blog.lemonde.fr/

 

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Les Français vainqueurs : au centre, le n°13, Nicolas Karabatic, moteur de l'équipe

 

Quant à la découverte gastronomique du ouicande - car il faut bien que le bide exulte comme disait à peu près un certain Jacques B. -, c’est la bière au chocolat (marque : Floris Chocolat, ça se trouve au Delirium) qui n’est certes pas du goût de tout le monde, mais que je trouve plutôt réussie quand on la consomme avec modération (sinon ça devient vite écoeurant). Inversément, au rayon des breuvages imbuvables, et en vente au même endroit, le Lambic sans sucre s’avère aussi ingérable (du verbe ingérer) qu’un verre de vinaigre pur, et on espère qu’il est aussi efficace en terme de nettoyage des boyaux.

 

floris choco

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