23/08/2010

Où l'auteur risque nettement d'énerver le lecteur cinéphobe

Un lecteur obligeant m’ayant fait remarquer qu’il y avait bien longtemps que je n’avais plus posté d’agace-neurones, voici une liste de 10 films contrepétés ; le lecteur perspicace n’aura guère de peine à retrouver les 10 titres originaux.

Ouaip, c’est pas bien dur, mais c’est encore (un peu) les vacances…

 

L’affoleur des dix grands

 Pas trop d’air

 Le tronc, la butte et le bruant

 Telle est la mouise

 Râle au rang, bidasse

 L’affaire du gueux

Poulet farceur à sang chaud

J’étreins dix œufs

Viseur élite

Larves à deux dents grouillent

 

Fas-to-che !

 

 

 

22/08/2010

Où l'auteur, contrairement à ses habitudes, cause de la police

 Je suivais récemment d’un œil plus que distrait un épisode télévisé des enquêtes du Commissaire Maigret (interprété par le très hiératique Bruno Cremer récemment disparu), mais mes oreilles étaient, elles, aux abois, ce qui m’a permis d’entendre un court passage savoureux que je ne restitue pas mot pour mot (Mr Georges Simenon le fera mieux que moi dans le texte) mais dont je donne l’idée globable.

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Maigret surprend une dame en train de chantonner « Cerisier rose et pommier blanc » (d’André Claveau), et lui dit :

- « Etranges paroles : généralement, ce sont les cerisiers qui sont blancs, et les pommes sont plutôt rouges, non ? »

Et la dame, qui le reconnaît, lui répond :

- «  Commissaire, voilà toute la différence entre vous et moi : cette chanson, pour moi c’est de la poésie, et pour vous c’est un faux témoignage ».

C’est quasiment du Audiard...

 

Je signale par ailleurs aux vacanciers qui estivent du côté d’Amiens (dans la Somme, département 80), que s’ils ont besoin de l’assistance de la police ou de la gendarmerie, deux possibilités s’offrent à eux :

-          soit appeler les numéros d’urgence habituels,

-          soit se rendre directement dans la petite ville de Flixecourt.

13/08/2010

Où l'auteur fait rien qu'à se culturer picturativement

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Cette bonne bouille est celle du peintre français Alfred AGACHE (1843-1915) dont le nom et l'oeuvre m'étaient totalement inconnus jusqu'il y a récemment, lorsque je passai une après-midi de rêve au superbe Palais des Beaux-Arts de Lille (à l'architecture remarquable, entre autres) et que je fus frappé par sa toile "Vanité" (ci-dessous) qui sert d'ailleurs d'emblême audit musée. Il s'est inspiré du même modèle pour plusieurs de ses toiles, dont "L'Epée" et "La Roue de la Fortune" (non illustrées ici).
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12/08/2010

Où l'auteur montre quelques oeuvres magistrales d'un artiste qui questionne avec acuité la place de l'être humain dans la société

 

3 oeuvres parmi d'autres du génial artiste chinois Liu Bolin. Cherchez l'humain qui disparaît dans le décor...
Ah oui, il n'y a pas de retouchage par Photoshop.
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11/08/2010

Où l'auteur cite un très véridique et révélateur extrait de correspondance autrichienne

L’autre, jour, aux Archives de la Ville de Salzbourg (Autriche), je suis tombé par hasard sur quelques fragments de la correspondance d’Helmut von Apfelstrüdel (1696-1775) qui fut, à partir de 1768, Conservateur en Chef du Musée des Beaux-Arts de la ville. Etrange destin que celui ce brave homme qui fut nommé à cette haute fonction après avoir exercé pendant 51 ans le métier d’instituteur, et qui eut à ce titre le privilège de compter parmi ses élèves pas moins de 3 générations de Mozart : le grand-père, le père, puis Wolfgang Amadeus himself et sa sœur Marie-Anna. Le professeur von Apfelstrüdel ne mâche pas ses mots vis-à-vis des membres de cette famille qui ne furent guère des élèves brillants (je cite) : « Ah, les Mozart ! Quel désastre ! Tous des cancres ! Jamais fichus de réussir le moindre examen ! Avant de faire carrière au Musée des Beaux-Arts, qu’est-ce que j’en ai busés des Mozart ! »