25/01/2011

Où l'auteur reprend la plume après 1/3 d'année ascriptante

 Il y a fort longtemps que je n’avais point mis ce blog à jour en raison d’un agenda archi-surchargé d’activités diverses autant que variées dont la plus récente et sans doute la moins créative -mais non la moindre- est le suivage des championnats du monde de handball où ma chouchoute équipe de France, bien que qualifiée pour les demi-finales, a fait dernièrement montre de préoccupants cafouillages qu’on ne lui connaissait guère ; l’histoire nous dira bientôt si elle peut maintenir sa suprématie mondiale même sur les ¾ d’une paire de jambes qu’elle a plutôt musclées.

 

Ce long intermède silencif aura au moins eu le mérite d’épargner au lecteur la fastidieuse énumération d’un critiquable et subjectif best/worst of 2010 dont sensiblement personne n’a ràf, et le non moins pénible subissage de vœux dont idem.

 

Entretemps, j’ai eu l’occasion de continuer à pousser la chansonnette industrielle aux quatre coins de l’Europe avant une fort bienvenue pause frontesque de 6 mois utilisée dès à présent pour mettre sur pied un concept concertique radicalement différent dont j’aurai certainement l’occasion de recauser d’ici peu.

 

Il m’est arrivé aux alentours du nouvel an une petite aventure bien sympathique que j’avais promis en son temps de narrer ici, ce que je fais. L’époque était au passage d’un an à l’autre, aux températures infra-zéroziennes et aux fortes chutes de neige. J’avais garé ma voiture à quelques encablures de mon logis (car j’ai un nouveau voisin qui vient régulièrement me chourer la place juste sur le trottoir devant mon chez moi que j’avais un peu prématurément faite mienne à vie) sur une petite place sur laquelle se tient hebdomadairement et après-midièrement un fort agréable petit marché artisanal. En fin de matinée dudit jour de marché, j’entrepris donc de déménager ma Joséphine à moteur de l’endroit réservé ce jour aux roulottes des commerçants, ce qui ne se fit pas sans mal car elle était littéralement prisonnière d’un mur de glace qu’il me fallut près d’une heure à mettre à bas car je n’étais armé que d’un balai, ayant depuis longtemps refilé mes pelles et mes bêches aux membres de ma famille qui ont un jardin, ce qui n’est pas mon cas. A peine désenclavée de sa prison frigide, ma Joséphine entreprit courageusement de se trouver une nouvelle place de parcage dans le village, et là, horreur, damnation et constat d’épouvante, aucune place n’était disponible nulle part, les espaces nivéo-dégagés étant tous occupés, et les espaces non automobilusités étant envahis de neige et de glace durcie sur des hauteurs trop abruptes et trop importantes que pour espérer les gravir à pneu sans dommage.

 

En désespoir de cause (toujours tu m’intéresses), je me dirigeai donc au bout de l’avenue où crèchent conjointement l’un de mes miens oncles et l’une de mes miennes tantes avec lesquels j’entretiens une relation de proximité à tous les niveaux, et où je suis invariablement accueilli à bras ouverts et chaleureux comme un fils chéri et non point comme un neveu quelconque. Hélas, point non plus d’endroit parco-praticable le long de leur trottoir à eux pourtant d’une longueur considérable. Me résolvant alors à faire demi-tour et à aller chercher plus loin, voilà que je reste sottement calé en plein milieu du carrefour adjacent sur une énorme plaque de glace dont ma Joséphine s’avère incapable de se dégager malgré mes vociférations contraglacières et mes efforts motoro-volantesques aussi vains que grotesques.

 

Je sortis donc de ma voiture pour aller demander de l’aide à mon tonton chéri dont je sais le garage suréquipé en matériels divers, et voilà que surgit de sa maison sa smala au grand complet, à savoir ses enfants/mes quatre cousins, leurs conjoints, enfants ainsi que les futurs conjoints des mêmes, soit au bas mot une bonne vingtaine de sauveteurs volontaires providentiels tous armés de pelles, balais, ramasse-neige, bras pousseurs etc, qui mirent environ 3 secondes ¼ à dégager ma voiture du carrefour et à me creuser dans la glace rebelle un emplacement où ma Joséphine se fit un plaisir de se calfeutrer. Je fus en outre convié à partager les agapes familiales du midi (qui se prolongèrent fort tard en soirée) avec eux, et passai donc une demi-journée particulièrement agréable autant qu’inattendue et en parfaite compagnie, moment qui ne connut son épilogue que le lendemain soir car, comme souvent, ma tante qui cuisine éméritoirement avait fait les choses en grand… et qu’elle me reconvoqua en son logis le soir de la veille pour finir les restes.

 

Conclusion : au rayon des résolutions 2011, je note : ne plus maudire les plaques de verglas.

 

Note : je déplore que la nouvelle organisation de ce site et ses fonctionnalités soient devenues particulièrement débiles et mal conçues, et j'envisage de déménager prochainement ce blog sur un espace plus user-friendly, avec des menus aux titres clairs, bien organisés et où on peut aisément visualiser ce qu'on envisage de publier exactement comme cela va apparaître à l'écran. C'est trop demander ? C'est si compliqué à réaliser ?

 

 

 

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