20/08/2011

Où l'auteur tire d'un objectif constat une pertinente question

 

Quand je vais au resto, je m'ennuie.

Quand je sors en boite, je m'emmerde.

Quand je vais au cinéma, je me fais choir.

Quand je lis un roman, je m'endors.

Tout lit inconnu s'arrange pour me faire passer une mauvaise nuit.

Les boissons alcoolisées me font des lendemains pénibles.

Les plateaux de la balance des cons viennent de basculer : avant, il n'y avait que des vieux cons ; avec le temps, la proportion de jeunes cons s'est accrue et dépasse aujourd'hui largement les 50%.

Un nombre croissant de gens autour de moi s'enquièrent de plus en plus fréquemment de ma santé en général voire, pour les plus hardis, de l'état de mes principaux organes en particulier.

Je connais(sais) personnellement au moins vingt personnes plus jeunes que moi qui sont décédées. 

J'attrape des envies de sieste dès la fin de la matinée.

A chaque nouveau groupe qui apparaît, je me dis invariablement que pfff, untel ou autretel faisait déjà pareil en mieux* il y a 20 ou 30 ans. Et quand Lady Gaga arrive malgré moi au contact de mes yeux ou de mes oreilles, je vomis.

Desproges et Perec me manquent.

Les mots croisés des grands journaux ont toujours été ou sont devenus beaucoup trop faciles.

Tout chat domestique que je croise vient immanquablement s'installer sur mes genoux.

 

Le tout un peu plus qu'hier et, je le crains, un peu moins que demain.

Je me demande si je ne serais pas en train de vieillir.

 

*oxymore

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