23/01/2012

Où l'auteur fait de la réclame pour l'une de ses succursales qui pose ses valises, une fois n'est pas coutume, dans les environs immédiats de son domicile

 

Pour la seconde année consécutive,
la Maison de la Poésie présente
Les oiseaux moqueurs

Duo littéraire, chansonnier et poético-comico-troupier dont les membres, à total contre-emploi de leur genre habituel, sont Didier Czepczyk dit Le Merle, guitariste émérite de divers groupes alternatifs dont The Breath of Life et Texas Trauma, et Jean-Luc De Meyer dit La Buse, écriveur oulipien et auteur-chanteur fort de 30 ans de présence sur scène dans monde entier avec ses diverses entités généralement électroniques dont Front 242, 32crash et Modern Cubism.  

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Les Oiseaux Moqueurs proposent un cocktail d’écriture, de poésie, d’humour et de chansons avec dedans de vrais morceaux de bravoure littéraire et de gaudriole burlesque, qui donne un spectacle aussi varié (pour qu'on n'ait pas le temps de s'ennuyer) qu’instructif et rigolo (histoire de se gondoler tout en se culturant). Les influences manifestes de ce duo sont clairement à rechercher du côté de Raymond Devos, Pierre Desproges et Bobby Lapointe.

Le vendredi 17 février 2012 à 20h, à la Maison de la Poésie, 28 rue Fumal à 5000 Namur. Réservation et information : 081/22 53 49

19/01/2012

Où l'auteur montre par l'exemple qu'il ne se lasse pas de jouir des neurones à des énoncés géniaux

 

J’ai ici déjà maintes fois vanté ici le très percutant génie que Jacques Perry-Salkow déploie régulièrement dans ses anagrammes, et cependant l’une de ses surinspirées trouvailles n’avait point encore à ce jour infusé à sa juste valeur dans ma caboche. Je répare illico cet oubli.

 

Un jour, JPS a pris toutes les lettres de ROMEO MONTAIGU JULIETTE CAPULET,

les a bien secouées et a obtenu :

 

-          J’AIME TROP TA GUEULE !

-          ET MOI TON CUL !

 

Vérifiez, c'est incontournable. Incroyable, non ?

 

Y a des statues en or qui se perdent, que j'dis.

13/01/2012

Où l'auteur, en villégiature sur une petite île méditerranéante, fait son grincheux

 

En tant qu’originaire du pays de la bière*, j’ai toujours eu envie d’aller vérifier si les habitants de Malte* étaient bruns ou blonds*. Ce début d’année étant propice, hop direction la petite île sous la Sicile sur laquelle la nation de Corto le Prattien méridionalise tellement dans le Sud de l’Europe qu’elle se situe carrément face à la Tunisie et à la Libye (*bière, malt, houblon : le lecteur averti aura flairé la trilogie).

 

Dès l’arrivée sur place, le constat s’impose : le Maltais typique est petit, basané, noir de cheveux et peu extraverti : il ignore les mots bonjour, merci et au revoir, et ne sourit jamais au touriste grâce à l'argent de poche duquel il vit pourtant plutôt bien. Il cuisine du lapin, du calamar, des escargots, des câpres et du cumin, tout ce que je déteste ; par contre, il mitonne de petits chaussons fourrés d’un mélange poisson-épinards tout à fait savoureux, et sait faire un bon café latte avec juste ce qu’il faut de mousse par dessus. A noter pour l’anecdote qu’il est prudent de découper son lapin en petites bouchées car il est impossible de l’avaler t*out entier (*La Vallette : capitale de Malte).

 

Le Maltais n’est guère pratique et encore moins écologique : alors que l’île se prêterait parfaitement à des déplacements à pied, en moto ou à vélo (distances courtes, artères étroites, saturation générale du flux automobile, fréquents embarras de circulation, difficultés de parking), tout est fait, brillamment, pour encourager l’usage de l’automobile et des bus et pour décourager les autres moyens de transport. Le résultat est probant : très peu de motos, aucun vélo, et des piétons qui mettent leur santé (voire leur vie) en péril en tentant de se faufiler au milieu des voitures garées n’importe où et des trottoirs qui disparaissent abruptement sans possibilité de traverser. Sur les routes très mal entretenues d’où est bannie toute ligne droite de plus de cent mètres, on n’est guère mieux loti. Partout, de nombreuses maisons abandonnées - ou jamais finies - s’écroulent, tout s'entasse anarchiquement et sans grâce.

 

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Quelques vieux temples (dont les supposées plus anciennes pierres superposées de l’humanité, datant de 3.600 av. J.-C., sur l’île annexe de Gozo*), de fascinantes catacombes, la très belle et silencieuse ville de Mdina (l’ancienne capitale, illustrée ci-dessus), des criques et des rochers fouettés par des vagues qui passent de 20 à 30 centimètres de haut en cas de forte tempête, des musées minuscules au contenu d’un intérêt douteux et au rapport qualité/prix très contestable, rien n’est parvenu à me faire changer de ma première impression pas très favorable (*c’est en souvenir des ex-Yougoslovaques, je suis allé sur place voir ce que Gozo vaut).

 

Bref, je suis allé à Malte. Y retourner ? Jamais : j’ai tout vu.