31/05/2012

Où l'auteur teste résolument le sens de l'observation de son lectorat

 

Il y a dans la photo ci-dessous une aberration majeure et évidente. Laquelle ?

Toilettage.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La solution se trouve plus bas, mais ne pas la regarder trop vite.

 

 

 

 

Pas trouvé ? Pourtant c'est évident.

 

 

 

 

Bon, voici la solution.

Sur la vitre, il est indiqué 'Toilettage' alors que manifestement tout se passe au rez-de-chaussée.

Incroyable, non ?

07/05/2012

Où l'auteur se (re)livre à un de ses exercices préférés

 

Le tout proche Fiestival Maelström (c’est cette semaine et j’y serai ce samedi 12) a pour titre « Troubler le futur ».

 

C’est l’occasion d’un brin d’écriture sous contrainte.

 

Troubler le futur constitue notre énoncé de départ, qui, à bien le lire, comporte 15 lettres parmi lesquelles 3 voyelles différentes. Voici donc 15+3 = 18 énoncés voisins, classés par ordre croissant de longueur, qui n’utilisent que les voyelles de l’énoncé de départ : il s’agit donc de 18 lipogrammes en a, i et y, au cours desquels, surtout vers la fin, l’auteur se lâche.

 

Torcher J+1 et sv.

Flouter l’émergent.

De toekomst storen.

To confuse tomorrow.

Perturber le non échu.

Unsere Zukunft stören.

Embrumer le subséquent.

Gêner le cours des choses.

Déconcerter le post-présent.

Corrompre le non encore survenu.

Engendrer un gros bordel censé durer.

Pousser le cortège des jours vers le désordre.

Mettre sens dessus dessous le réel en genèse.

Enténébrer le jour plus un et tous ceux en sus.

Foutre le boxon sur le déroulement escompté des occurrences temporelles non écloses.

Se porter résolument contre le monotone ronronnement de notre bonne fortune égocentrée.

Supporter fermement tous les renversements en mesure de rendre notre sort nettement plus nébuleux.

Plonger en l’onde, d’un geste souple, une pogne, une truelle ou une pelle pour déclencher un mouvement de flux et de reflux, créer une houle, provoquer un remous, éventuellement même rendre le flot un peu plus boueux ; les découvertes que nous réservent en conséquence les éons du Temps en ces reflets déformés et tourmentés n’en prendront que plus de profondeur et d’envergure.

 

Le tout en bougeant à peine les oreilles.

04/05/2012

Où l'auteur participe avec joie et bonheur à la célébration de la mémoire et de l'oeuvre d'un grand poète dont les livres n'ont pas quitté sa table de chevet depuis une bonne demi-douzaine d'années

Rencontre-débat « Amour, délice et Norge »

 

 

norge.jpg

Présenté par Jean-Luc Wauthier. Récitant: Jean-Luc De Meyer

Amour, délice et Norge : le jeu de mots peut paraître facile, nous rappelant la bonne vieille règle grammaticale des noms à double genre. Il n'est cependant pas superficiel.

Amour, vertu et valeur suprêmes pour Norge: amour de la poésie, certes, mais aussi amour intense et jubilant de la vie. On modifie une seule lettre, et voici que surgit l'humour et l'amour de l'humour.
Car Norge habite un pays où ses voisins s'appellent Magritte et La Fontaine. De Magritte, il a le regard candide qui rend cocasse le réel; comme Magritte, il sait que « toute chose visible cache autre chose de visible »- quand le monstre n'est pas un monstre, qu'une girafe n'est pas un pommier ou qu'un roi diurne est en réalité, la nuit venue, une poutrelle.
Mais l'auteur de « Joie aux âmes » n'a pas le pessimisme existentiel de Magritte. Son voisin de cœur et de chambre, c'est La Fontaine. Comme pour le fabuliste, ceux et celles qui ont voulu « faire du Norge » se sont cassé les dents; le travail poétique de Norge n'est en effet réductible qu'à lui-même; comme La Fontaine, il est à la fois constamment imité et définitivement inimitable. Comme le La Fontaine du « Héron» par exemple, il semble commencer un récit pour l'achever par un autre: son texte poétique est une surprise perpétuelle- Norge, Secrétaire perpétuel de l'inattendu. Enfin, comme La Fontaine, les délices qui émanent de sa plume détestent les cuistres et les pédants ceux qui, tel Victor, ont les idées « pesantes, égales, épaisses ».

Merci à Jean-Luc De Meyer, fidèle suzerain de l'Oulipo et poète en belle humeur, de prêter sa voix et son talent au célébrant de la langue verte et des oignons en fleurs.

En introduction, J.-L. Wauthier présentera son coup de cœur pour le poète Luc Baba.

 

Date et lieu: Le jeudi 10 mai de 20h à 22h à la Maison des Ecrivains, Chaussée de Wavre 150, 1050 Ixelles
Téléphone: 02 / 511 91 22
Tarif: 5 € -3 € (Etudiants, Enseignants, Demandeurs d'emploi, Seniors)