05/03/2015

Où l'auteur se fend d'une traduction teutonne pas piquée des insectes

Kathinka Zitz (1801-1877), née Katharina Therese Pauline Modesta Halein, en photo ci-dessous, est une auteure et poétesse allemande que j'ai découverte à l'occasion de mes pérégrinations dans cette ville dont à nouveau oublié le nom (et je suis passé devant sa maison natale pas plus tard qu'aujourd'hui). Ses poésies à la fois graves et légères, remplies d'humour et de mal de vivre, de naïveté et de résignation, me font souvent penser à Dorothy Parker (sauf que cette dernière est née sur un autre continent et quasiment un siècle plus tard). A mes heures récemment perdues, j'en ai traduit (très librement) quelques-unes (de poésies) qui me plaisaient particulièrement. Voici l'une d'elles, à mes yeux particulièrement évocatrice et chantante :

A une petite abeille qui voulait me piquer (1849)

 

Va, petite abeille, va-t'en
Dans les jardins et dans les champs ;
Je suis une rose fanée,
Une pauvre fleur desséchée.

Plutôt que me piquer la peau,

Va te poser sur les pavots ;

Ma chair, mon sang ne sont que fiel,

Tu n'en tireras pas de miel.
 
De la douceur de cette vie,
Le temps, ce voleur, m'a tout pris,
Et aujourd'hui mon coeur n'est plein
Que de douleur et de chagrin.

 

Kathinka_Zitz.jpg

 

 

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