29/09/2010

Où l'auteur constate que la réputation à l'étranger du petit Napoléon de France est particulièrement flatteuse

On se croirait quasiment revenu à la férocité des caricaturistes du XIXe siècle...

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Sans autre commentaire.

20/09/2010

Où l'auteur dévore un auteur dont il est devenu 'ach'ment accro

 

Je recommande vivement au lecteur la lecture à doses immodérées des œuvres de Mr Hervé Le Tellier dont voici ci-dessous le frais minois. Cet éminent oulipien régulièrement en visite à Bruxelles possède, pour notre plus grand bonheur, une plume alerte, une solide culture, une imagination débordante et un sens de l’humour à toute épreuve, ce qui lui vaut de commettre plus souvent qu’à son tour des écrits qu’il serait sot de ne point lire. La seule évocation d’un court extrait de sa bibliographie devrait suffire à éveiller l’intérêt du lecteur attentif : « Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable », « Joconde jusqu’à cent », « Joconde sur votre indulgence » et j’en passe, renferment de vrais petits bijoux d’écriture avec de nombreux carats dedans. Je décerne cependant la palme d’or, ex-aequo, à la brillantissime et jubilatoire rubrique « Jakob Romanson ou le vent de la langue » de l’Encyclopedia Inutilis (où l’on apprend notamment pourquoi les textes sont réconciliés avec les pourquoi), et aux « Mille Pensées (Premiers Cents) » où l’auteur pointe ce fait paradoxal et incontournable : si les grands Q ont une petite queue, les petits q en ont une grande.

 A approfondir au plus vite !

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23/08/2010

Où l'auteur risque nettement d'énerver le lecteur cinéphobe

Un lecteur obligeant m’ayant fait remarquer qu’il y avait bien longtemps que je n’avais plus posté d’agace-neurones, voici une liste de 10 films contrepétés ; le lecteur perspicace n’aura guère de peine à retrouver les 10 titres originaux.

Ouaip, c’est pas bien dur, mais c’est encore (un peu) les vacances…

 

L’affoleur des dix grands

 Pas trop d’air

 Le tronc, la butte et le bruant

 Telle est la mouise

 Râle au rang, bidasse

 L’affaire du gueux

Poulet farceur à sang chaud

J’étreins dix œufs

Viseur élite

Larves à deux dents grouillent

 

Fas-to-che !

 

 

 

22/08/2010

Où l'auteur, contrairement à ses habitudes, cause de la police

 Je suivais récemment d’un œil plus que distrait un épisode télévisé des enquêtes du Commissaire Maigret (interprété par le très hiératique Bruno Cremer récemment disparu), mais mes oreilles étaient, elles, aux abois, ce qui m’a permis d’entendre un court passage savoureux que je ne restitue pas mot pour mot (Mr Georges Simenon le fera mieux que moi dans le texte) mais dont je donne l’idée globable.

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Maigret surprend une dame en train de chantonner « Cerisier rose et pommier blanc » (d’André Claveau), et lui dit :

- « Etranges paroles : généralement, ce sont les cerisiers qui sont blancs, et les pommes sont plutôt rouges, non ? »

Et la dame, qui le reconnaît, lui répond :

- «  Commissaire, voilà toute la différence entre vous et moi : cette chanson, pour moi c’est de la poésie, et pour vous c’est un faux témoignage ».

C’est quasiment du Audiard...

 

Je signale par ailleurs aux vacanciers qui estivent du côté d’Amiens (dans la Somme, département 80), que s’ils ont besoin de l’assistance de la police ou de la gendarmerie, deux possibilités s’offrent à eux :

-          soit appeler les numéros d’urgence habituels,

-          soit se rendre directement dans la petite ville de Flixecourt.

13/08/2010

Où l'auteur fait rien qu'à se culturer picturativement

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Cette bonne bouille est celle du peintre français Alfred AGACHE (1843-1915) dont le nom et l'oeuvre m'étaient totalement inconnus jusqu'il y a récemment, lorsque je passai une après-midi de rêve au superbe Palais des Beaux-Arts de Lille (à l'architecture remarquable, entre autres) et que je fus frappé par sa toile "Vanité" (ci-dessous) qui sert d'ailleurs d'emblême audit musée. Il s'est inspiré du même modèle pour plusieurs de ses toiles, dont "L'Epée" et "La Roue de la Fortune" (non illustrées ici).
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12/08/2010

Où l'auteur montre quelques oeuvres magistrales d'un artiste qui questionne avec acuité la place de l'être humain dans la société

 

3 oeuvres parmi d'autres du génial artiste chinois Liu Bolin. Cherchez l'humain qui disparaît dans le décor...
Ah oui, il n'y a pas de retouchage par Photoshop.
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11/08/2010

Où l'auteur cite un très véridique et révélateur extrait de correspondance autrichienne

L’autre, jour, aux Archives de la Ville de Salzbourg (Autriche), je suis tombé par hasard sur quelques fragments de la correspondance d’Helmut von Apfelstrüdel (1696-1775) qui fut, à partir de 1768, Conservateur en Chef du Musée des Beaux-Arts de la ville. Etrange destin que celui ce brave homme qui fut nommé à cette haute fonction après avoir exercé pendant 51 ans le métier d’instituteur, et qui eut à ce titre le privilège de compter parmi ses élèves pas moins de 3 générations de Mozart : le grand-père, le père, puis Wolfgang Amadeus himself et sa sœur Marie-Anna. Le professeur von Apfelstrüdel ne mâche pas ses mots vis-à-vis des membres de cette famille qui ne furent guère des élèves brillants (je cite) : « Ah, les Mozart ! Quel désastre ! Tous des cancres ! Jamais fichus de réussir le moindre examen ! Avant de faire carrière au Musée des Beaux-Arts, qu’est-ce que j’en ai busés des Mozart ! »

27/07/2010

Où l'auteur inquiet ne relâche cependant pas ses irréprochables qualités d'humain solidaire

Une observation critique et sans complaisance de la réalité dans laquelle se meut ma carcasse vieillissante – quoiqu’encore et toujours pilotée par un cerveau extraordinairement alerte - m’amène à penser qu’il existe aujourd’hui plusieurs raisons majeures et fondamentales de douter de l’avenir de l’humanité, dont l’une des non moindres est l’état général des toilettes publiques dans les gares, aéroports, stations-services et restaurants.  Mon métier de vedette internationale immense (ou : faire le guignol sur scène) m’amène régulièrement aux quatre coins de la planète en voiture, train et avion pour y gagner en quelques minutes, contre un brin de dansage et un chouia de brâmage, des sommes pharamineuses en comparaison desquelles les bonus des traders les mieux rétribués de Wall Street, c’est carrément de la roupette de chansonnier. Une fois ce bel argent gagné quasiment sans bouger les oreilles, et loin d’interrompre mes périples vers des horizons lointains en m’assoupissant légitimement en mon logis, je me hâte au contraire de me re-précipiter au loin dans le but de dépenser ledit flouze dans les meilleurs hôtels, caberdouches et restaurants de France, de Navarre et d’ailleurs, en profitant de mes moyens encore énormes avant que déboule l’inévitable krach financier fatal qui dans un futur proche nous rendra tous irrémédiablement miséreux jusqu’à la fin des temps. En conséquence de ce double mouvement d’incessants déplacements inter-pays induits dans le seul but d’obtenir au final une solde monétaire personnel à peu près nul, je défèque compréhensiblement assez rarement en mon huis mais fort souvent dans des lieux d’aisance inconnus où je ne suis pas le seul à me délester des fardeaux naturels générés en mes boyaux par la nature (op)pressante. Or, il se trouve que, quasi-systématiquement, le constat est accablant : ces lieux sont à environ tout coup dans un état général proprement (si je puis dire) consternant (car fort sale), à croire que la devise généralisée et paradoxale des utilisateurs qui me précèdent est « après moi le déluge » alors même qu’ils omettent, par exemple, d’y tirer la chasse. A l’approche de chaque siège d’aisance, je suis donc presque invariablement contraint d’effectuer un entretien préalable et sani- et salu-taire des lieux pour les rendre hygiéniquement présentables à la partie la moins noble de mon individu (qui a fière allure, ou du moins qui l’avait la dernière fois que je l’ai entraperçue). Ensuite, ma besogne d’évacuation conclue, c’est mû par un indécrottable esprit de compassion vis-à-vis de mon prochain que, lors d’un second passage tornado-blanchisseur auquel rien ne m’oblige, je veille à lui réserver pour son futur confort postérieur une lunette d’assise propre et sèche, une cuvette rutilante car dûment rincée et consciencieusement passée à la brosse quand c’est nécessaire, ainsi qu’un rouleau de PQ bien rangé au sec.

 

Si j’avais le matériel adéquat et le temps requis, j’en profiterais pour effacer les obscènes graffitis sous-inspirés qui tapissent les murs, mais faut pas déconner non plus.

Où l'auteur se montre géographiquement aventureux

Depuis que j’ai découvert par hasard qu’il existait un club de volley-ball répondant au très joli nom de « Khara-Morin Ulan Ude » dans la ville d’Oulan Oude (en français), capitale de la Bouriatie (une république rattachée à la Russie), je me suis dit qu’il devait y avoir, sur le territoire de l’ex-URSS ou de la Russie actuelle, des tas de localités aux noms autrement plus exotiques et palpitants que Bomal-sur-Ourthe, Steenokkerzeel ou Villetaneuse.

 

Ainsi que je le fais régulièrement - et avec délices - de tout dictionnaire passant à portée de mes deux mains terminant par dix doigts mes longs bras baladeurs mus par un cerveau perpétuellement avide de culture, j’ai empoigné mon plus bel atlas (qui se trouve aussi, par bonheur, être à la fois le seul et le plus récent) et me suis mis frénétiquement à la constitution d’un petit corpus de noms de villes à l’orthographe et/ou consonance subjectivement plaisante, dont voici une petite sélection de dix (villes), chacune située dans une république différente (Zestafoni, p.ex., est en Géorgie) bien repérée en regard de ladite ville dans ledit registre. Cette liste, qui omet soigneusement les capitales (déjà trop connues) ne sert à rien du tout, même pas à briller en société, à peine à produire un brin de connaissance urbaine supplémentaire pour le lecteur curieux ou dérangé (ouais, y a des fous et des masos qui viennent lire ici) qui se donnera la peine de rechercher à quels pays appartiennent les 9 autres, mais c’est juste joli à lire et à prononcer, donc déjà suffisant en soi :

 

Alaverdi

Almaty

Aseri

Baranovichi

Dashowu

Fuzuli

Karakol

Soukhoumi

Mamazair

Zestafoni.

 

Ca se trouve où, tout ça, mmmh ?

20/07/2010

Où l'auteur se dit que les hommes politiques sont décidément de grands comiques (sauf que c'est largement involontaire)

Pour le prix du ridicule politique de la semaine, les trois nominés sont :

1) Le Français Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui dit de Sarkozy : "Il place très haut le niveau de l'irréprochable". Pour les autres que lui, c'est sûr.

2) Le Français Christian Estrosi, maire de Nice, ministre de l'Industrie, qui a dit sur France Inter qu'Eric Woerth était "le ministre de la Retraite des réformes". Magnifique lapsus !

3) Le belge et socialiste Elio Rupo qui, dans le cadre de la constitution d'un nouveau gouvernement belge et en temps que pré-formateur, vient de remettre au Roi, 37 jours après les élections, un rapport intermédiaire. On en déduit mathématiquement qu'il faudra encore 37 x 3 = 111 jours (148 au total, 5 mois) pour qu'un formateur remette au Roi un rapport définitif qui débouchera sur le choix d'un premier ministre. Y a pas à dire, ça avance.

19/07/2010

Où l'auteur se montre oenologiquement perspicace

 J’eus l’occasion de boire ce week-end du Château Roquebert, un vin rouge fort sympathique dont je ne saurais donner aucune autre appréciation étant donné mon insondable nullissimité œnologique.

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Comme je faisais part à mon hôte de l’excellence de son choix bibitif, il me demanda tout à trac : « Sais-tu d’où il vient, ce Château Roquebert ? ».

Je lui répondis tout de go : « A mon avis, pas loin du Château Camemfort ! »

Il fut légèrement sidéré par la réponse.

14/07/2010

Où l'auteur refait l'inventaire d'une série de verbes adéquats de la langue française

L’autre jour, une connaissance qui me rejoignait dans un bar me demanda : « Ca fait longtemps que tu es là ? ». Comme j’étais arrivé moins d’une minute plus tôt, je lui répondis : « Non, je débarque à l’instant ».

A la réflexion, ma réponse ne tenait pas la route. En effet, je ne sortais pas d’une barque - l’absence totale de voie navigable dans les parages rendait d’ailleurs la chose impossible - mais d’une voiture ; je n’avais donc pas à dire « Je débarque », mais éventuellement « Je décaisse ».

Je décidai d’approfondir la chose et de dresser la liste (non exhaustive) des verbes corrects à utiliser lorsque le sujet quitte un endroit, un état, une situation, le tout au sens propre comme au sens figuré.

Un alpiniste qui redescend vers la vallée decrète ou décime.

Un oiseau qui quitte un arbre se débranche.

Une grenouille ne bondit pas hors de l’eau, elle démarre.

Un cosmonaute ne revient pas sur terre, il décapsule.

Pour un  spermatozoïde fraîchement émis, on dira au choix qu’il déballe, qu’il débourse, qu’il débite ou qu’il déboule.

Quand un pays abandonne sa monnaie traditionnelle au profit de l’Euro, on dira qu’il délire (Italie), qu’il se démarque (Allemagne), qu’il se délivre (Royaume-Uni).

D’un acteur qui n’a plus peur de monter sur scène, on dira qu’il se détraque.

D’un poisson ferré qui, à l’aide de ses petites nageoires, parvient à se déshameçonner et à replonger à l’eau, on dira qu’il se dépêche.

Un Allemand qui perd sa nationalité se débauche.

D’un paysan qui quitte l’auge à cochons, on dira qu’il se détruit.

D’un élève qui rentre chez lui après une retenue, on dira qu’il décolle ; s’il a fini ses examens, qu’il débloque ; s’il quitte ses camarades de cours, qu’il se déclasse.

De Batman qui termine sa journée de travail, on dira qu’il se décape.

Un mandarin qui se met tout nu déçoit.

Celui qui met ses neurones en berne, il dépense.

Celui qui arrête la lecture du Cid, il se déracine.

Celui qui revient d’Athènes, il se dégraisse.

De Lazare, on dira qu’il décrypte.

D’un type qui retrouve la vertu, on dira qu’il dévisse.

Et d’un type qui meurt, on dira qu’il dévie.

Et encore bien d’autres…

 

08/07/2010

Où l'auteur fait gazette, du genre qui déblatère

Mon petit neveu, qui file à toute vitesse vers son premier décanat et qui ne rate pas une occasion d’essayer de m’éblouir, m’a montré récemment son bulletin de fin d'année. Au premier abord, je n’y ai vu que des pourcentages compris entre 98 et 100% et lu que des « magnifique ! », « merveilleux ! », « formidable ! » et autres adjectifs plus dithyrambiques les uns que les autres au point que j’avais l’impression de lire mon propre bulletin à moi, mais non, c’était bien un prénom différent qui figurait sur la couverture. Passant au crible de mon incorruptible impartialité le reste du document, je tombai sur un tableau où étaient notées les attitudes comportementales, qui comportementait (justement) 15 lignes de rubriques, du genre « Je ne jette pas le contenu des poubelles sur mes professeurs », « Je n’apporte ni mitrailleuses ni grenades à l’école » et autres considérations du même acabit. Quinze rubriques donc, chacune notée 6 fois en cours d’année, soit un tableau de 15 lignes x 6 colonnes = 90 cases. Partout, la note maximale, à savoir « TB » pour « trop bien ». Je me félicitais sans retenue de l’himalayenne excellence socio-scolaire du petit surdoué bien dans la droite lignée de ses illustres ancêtres lorsque soudain j’aperçus, bien tapie au milieu des 89 « TB », une note « B » ("Bof"). Et là, je me suis fâché tout rouge sur ce chenapan indiscipliné qui déshonore de son comportement erratique les exploits mirifiques de sa famille irréprochable dont je portai en son temps avec brillance le flamboyant oriflamme. S’il eût été de moi, rogntudchûûû, le vaurien aurait reçu une bien méritée et magistrale paire de baffes avant d’être privé de TV et de PS durant toutes les vacances. Il n'en sera hélas rien, ses parents l'éduquant avec une mansuétude qui confine à l'inconscience, y a qu'à voir le résultat.

*****

Une personne de mon entourage m’a dit : "J'ai tenté de vendre cet après-midi des chaussures dans une brocante, sans succès". J'ai rétorqué du tac-au-tac un hardi "Pour des chaussures, plutôt que d'essayer une vente de deuxième main, ça marcherait pas mieux si tu les vendais de deuxième pied?" J'ai failli m'en attraper une paire en pleine poire. Une personne dotée d'humour aurait plutôt répondu : "Mais de quoi ça se mêle?".

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Avez-vous remarqué que tout ce qui adhère est bavard ?

Non ?

M'enfin ! Réfléchez-y : les colles causent… et les glus aussi.

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Tony Hayward, le patron de BP, a déclaré sur la chaîne TV Skynews à propos de la fuite de fioul dans le Golfe du Mexique : "L'impact environnemental de ce désastre sera probablement très très modeste". Le titre d'Auteur de  la Déclaration la plus Conne du Siècle a d'ores et déjà trouvé un fameux candidat (attention, Sarkozy est toujours bien placé pour l'ensemble de son oeuvre). Si on lui offrait un petit plongeon dans sa nappe de brin pour qu’il puisse constater de tactu à quel point il est inoffensif, mmmh ?

*****

Je ne sais pas vous, mais moi je perçois de plus en plus nettement dans les événements récents des relents d'apocalypse. Je déplore, mais même la situation la plus désespérée ne m'enlèvera en rien jamais ce foutrement inaltérable sens de l'humour dont la vie m'a confié la parfois lourde charge d’en faire profiter (alternativement : assommer) mes contemporains. 

30/06/2010

Où l'auteur révèle de véridiques détails de l'histoire du monde dont certains risquent d'échapper aux non-Belges

-480 : Léonidas tombe à court de batterie quand Xerxès met un terme aux piles. Du coup, il se retrouve chocolat.

-100 : naissance de Jules César ; à l’origine, il n’est qu’un petit propriétaire terrien disposant pour tout bien d’un minuscule lopin de terre de 40m x 40m. Pour l’acquérir, il lui faut signer au bas de l’acte de vente ; tout le monde l’appelle Jules, mais il veut se trouver un vrai nom. Bien que très bancal en orthographe, il a alors l’idée géniale de prendre pour patronyme la surface de son bien : 16 ares.

Un peu avant 453 : Idlico, femme d’Attila, régnait sur les Hautres.

1237 : fondation de Berlin. Toute l’Europe a les boules.

1598-1685 : L’Edit de Nantes (promulgation - révocation). Il était une fois une Normande de basse extraction qui eut l’ambition de s’élever socialement en faisant top model car c’était la seule chose qui la branchait. Comme elle avait du savoir-faire, elle devint successivement miss Bourgade, miss Canton, miss Nantes, miss Bretagne, miss France, miss Europe, miss Monde et miss Univers, en gagnant au passage un petit titre nobiliaire. Ayant tout gagné, elle n’eut plus le feu sacré et se retira. Et ce fut l’arrêt de vocation de Lady de Nantes.

Etonnant, non ?

28/06/2010

Où l'auteur un brin énervé sort de ses gonds

Pauvre, pauvre France !

Vue de Belgique, la situation politique de notre joli et ami pays du Sud se détériore de jour en jour au point de ressembler de plus en plus furieusement à celle d'une république banannière. Si les Français se gaussent - à juste titre - des inextricables et surréalistes querelles linguistiques du morne plat pays qui est le mien, les Belges - comme beaucoup d'autres de par le monde - commencent à en avoir mal aux côtes de rire (de plus en plus de Français aussi, sauf qu'eux ont plus de mal à s'en gausser puisque c'est leur tronche qui prend) des péripéties infâmes du règne infernal du nabot à talonnettes (l'appellation est de Guy Bedos) qui veut se mêler de tout sans rien y connaître et y fout inexorablement et invariablement le bordel*, avec un sans-gêne avéré qui le dispute à l'incompétence prouvée, à grand renfort de népotisme, de coups foireux, de vengeances personnelles, de décisions absurdes, d'appropriations abusives, d'absence d'éthique, d'invraisemblables retournements de vestes, de martèlement d'un discours totalement déconnecté de la réalité voire émaillé de mensonges patents et grossiers, de diversions médiatiques sur des sujets sans importance montés en épingle, d'enfumages à tout crin, d'étalage de turpitudes et de vulgarité, de volonté de donner des leçons sur tout et de préférence dans des domaines où ses propres insuffisances personnelles sont criantes, de ridiculisations à répétition à la face du monde, de promotion éhontée du bling-bling et de l'indignité, de copinage avec les riches et les puissants couplé avec un mépris ouvert des petites gens, de truquages de chiffres, de non-tolérance du moindre avis contraire au sien, du défaussage sur d'autres de la cause des problèmes dans lesquels il s'empêtre, d'absence de résultats sur la quasi-totalité des dossiers pris en charge, et surtout du manque flagrant de vision cohérente et de projet global puisque chaque jour qui passe rend de plus en plus manifeste que le seul fil rouge sarkozyste clairement identifiable est celui du "tout pour ma gueule" : profiter de son mandat par tous les moyens possibles pour assurer sa survie matérielle et politique personnelle (et accessoirement celle de sa clique de sbires aux ordres, et celle de la caste des nantis intouchables dans laquelle il tente de se faire une place à tout prix) en dévoyant les instances de la République dont, au lieu d'être le garant, il est devenu le fossoyeur. Jamais autant que sous son règne délétère on n'aura eu l'impression que la politique est devenue un secteur-refuge pour sous-doués autistes minables non comprenants aveugles et sourds incapables de faire carrière dans un secteur d'activité sociétal normal.


Les derniers coups d'éclat du risible mais dangereux nanomonarque, qui ont contribué à lui coller de nouveaux mauvais points indélébiles et à faire augmenter de plusieurs décibels le volume de la broncha à son encontre (la montée notoire du mécontentement général est patente ces dernières semaines), ont consisté notamment :

- à décréter qu'il allait réorganiser l'équipe de France de foutre, annonce sur laquelle il s'est aussitôt fait tacler par la FIFA qui a rappelé que les politiques n'étaient pas habilités à se mêler de se ses affaires (la FIFA a en effet déjà maintes fois prouvé par le passé qu'elle n'avait nullement besoin d'aide pour gérer toute seule de travers son sport de tutelle) ;  

- à préférer recevoir, plutôt qu'une délégation des 2 millions de personnes descendues dans la rue pour manifester contre la réforme des retraites, un footballeur richissime et chômeur probablement venu expliquer que sa disgrâce en équipe de France était due à son âge avancé, à sa pointe de vitesse émoussée et à son efficacité en chute libre, ce que chacun avait bien vu, mais bon, à qui n'y connaît que béatrice il faut tout fatalement tout (ré)expliquer de A à Z ;

- à faire virer de France Inter les humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte, qui comptent parmi les meilleurs dans leur genre et qui sont parmi les derniers à ne pas tenir leur langue en poche, voire juste et frapper fort, ce qui, fatalement, fait dépasser leurs têtes de toutes de toutes celles des carpettes serviles et couchées qui se planquent dans les médias français. Ah certes, ils n'étaient peut-être pas drôles ni pertinents à tous les coups (du reste, si on exigeait des politiques qu'ils soient efficaces et pertinents à tous les coups, le nombre d'élus encore en activité se compterait sur les doigts d'un manchot des deux bras), mais, à bien s'en souvenir, Pierre Desproges et Coluche non plus, même au sommet de leur art, quand ils y allaient au moins aussi fort.

Soit trois interventions qui prouvent indubitablement un magnifique sens des priorités.


J'espère que les Français, à la vue des agissements catastrophiques de leur président élu sur base d'un discours a priori aguichant mais qui a eu depuis l'occasion de montrer l'étendue de son incontournable incompétence, ne commettront pas l'erreur de lui conserver les clés de la maison, mais profiteront de la prochaine élection pour le renvoyer dans ses foyers avec les coups de pompe qui s'imposent.


Et je suis persuadé que, le jour où, à tête reposée et loin des passions exacerbées de l'instant, historiens et sociologues se pencheront sur le bilan sarkozyen, ils en arriveront immanquablement à la conclusion que le règne du bibelot sur piles aura constitué l'époque du plus formidable recul des 3 valeurs symboliques de la République : liberté, égalité, fraternité.


En Belgique, Dieu soit loué (meublé si c'est possible**), on n'a pas de gouvernement ; par contraste, ça en devient presque une bénédiction.


* pour ceci et chaque argument qui suit, j'ai des exemples, mais bon, on va pas en faire quinze pages non plus.

** c'est de Jean Yanne, ou pas loin.

27/06/2010

Où l'auteur raconte ses petits malheurs qui ne sont rien par rapport à ceux de l'une de ses idoles

Depuis le début de l'année jusqu'à la mi-juin, j'ai été atteint par des otites externes à répétition d'un côté puis de l'autre, voire les deux ensemble. Mon ORL s'est arraché les (derniers) cheveux sur la cause de leurs répétitions mais est finalement parvenu, notamment via des doses chevalines d'antibiotique, à rétablir à la normale (et durablement j'espère) la situation des 2/3 de mes outils de travail en tant qu'artiste qui n'arrêtaient pas déconner.

J'ai donc vécu pendant 6 mois une situation qui n'était pas douloureuse mais relativement étrange :

- une perpétuelle impression d'équilibre précaire - plutôt désagréable ;

- une perpétuelle impression d'être comme légèrement plongé dans un silence ouaté - pas désagréable, le même genre de bouchage qu'on ressent en altitude dans un avion, sauf que c'était permanent ;

- une perception du son grandement diminuée, mais de façon inégale : j'avais l'impression d'entendre moins bien les sons proches, mais plus fort les sons ambiants et lointains, ce qui rendait difficile la moindre conversation dans un endroit public ou bruyant ;

- l'impossibilité de localiser les sons dans l'espace (p.ex. impossible de localiser mon gsm dans le temps imparti à la sonnerie) ;

- l'impossibilité de reconnaître les voix individuelles des personnes familières (mon ordinateur étant placé dans un coin de mon bureau toujours ouvert, j'entendais la voix des gens qui s'annonçaient, que je connaissais pour la plupart car les visiteurs extérieurs sont rares, mais sans jamais pouvoir mettre un visage sur la voix) ;

- l'augmentation notoire du volume des sons organiques à l'intérieur de mon crâne : voix, bâillements et respirations, craquements des vertèbres du cou (j'adore m'étrangler moi-même), bruits de mâchage (quand je mangeais un biscuit croquant, je n'entendais plus rien d'autre).

Cette situation de gêne n'a en rien nui à mes prestations meuglantes, bien au contraire, m'ont assuré les personnes dans les mains desquelles je place avec confiance les mâles trémolos harmonieusement produits par mes surpuissantes cordes vocales. Je me demande même s'ils ne souhaitent pas que je reste moins-entendant un peu plus longtemps. 

Le retour progressif à une audition décente m'a en tout cas permis de mieux (re)goûter à la vraie nature des sons que captent mes portugaises désormais désensablées.


Ceci dit, j'ai d'autant moins envie de m'apitoyer sur mon propre sort - rien de douloureux ni d'irréversible - que je viens d'apprendre qu'un de mes handballeurs favoris, le Polonais Karol Bielecki (28 ans), a perdu définitivement l'usage d'un oeil suite à un choc violent avec un joueur croate lors d'un match international. Après l'assassinat, l'an passé, d'un des meilleurs joueurs de l'équipe nationale roumaine poignardé à la sortir d'une discothèque par des crapules qu'il avait voulu dissuader d'importuner une demoiselle qu'il ne connaissait même pas, c'est la crème du hand européen qui passe de sales moments…


 

Où l'auteur se désole assez nettement moins que par le passé sur des déplacements pourtant pas si lointains

Jusqu'à récemment c'est-à-dire il y a peu, le moindre déplacement vers un concert aux Pays-Bas s'annonçait tout sauf amusant : trajets certes courts mais néanmoins systématiquement interminables en raison des travaux et de la surabondance de poids lourds en convois serrés masquant la visibilité des panneaux et empêchant parfois toute manoeuvre de sortie aux bretelles adéquates ; parking répétitivement impossible à trouver dans les parages immédiats* de la salle et enchevêtrement inextricables de ruelles étroites surpeuplées de cyclistes, piétons hors trottoirs et sens interdits ; redevances de parking exorbitantes jusqu'à des heures scandaleusement tardives ; public amorphe et immobile jusqu'au moment du rappel où il semble se réveiller (sans doute parce qu'en-dessous de deux heures de concert, il estime n'en avoir pas eu assez pour son argent) ; et j'en passe.

 

Cependant, cet état de choses est en train de changer, ce que ne manque pas de constater avec un certain intérêt un esprit ouvert comme le mien, logé qu'il est dans le moule d'un être sensible et attentif qui ne demande pas mieux que de voir ébranlées ses mieux ancrées certitudes sous les coups de boutoir d'une réalité changeante qu'il accepte de voir telle qu'elle est avec une justesse et une impartialité qui lui valent l'admiration inconditionnelle de lui-même.


Bref, Front 242 dans ses récents concerts en Hollande (un pays où le groupe n'a jamais eu beaucoup de succès, contrairement à beaucoup d'autres), à savoir Arnhem et Enschede (et possiblement ce soir Zaandam dans la banlieue d'Amsterdam, dans un club où l'on jouera à domicile puisqu'il s'appelle "De-Ka-de" à prononcer deu-ka-deu) a réussi à faire bouger le public présent du début à la fin du show sous mes yeux éberlués et incrédules. Inutile de dire que le rappel (toujours unique, sinon c'est plus cher) fut exigé par le public conquis sur un mode assourdissant et impossible à refuser. Le personnel des salles lui-même semblait n'en pas revenir  - et nous a grandement félicités - de voir ainsi ses compatriotes se défoncer les tripes comme jamais auparavant, et en tout cas jamais sur ce genre de musique.


Est-il utile (puisque c'est non, il n'y aura pas de point d'interrogation en fin de phrase) de préciser ici que je n'ai nullement besoin de voir le public prendre son pied pour prendre les deux miens quand tout me semble se passer sans accroc (quand le son est foireux c'est évidemment une autre paire de … chaussettes), tant j'adore ce métier - sans y être accroché puisque j'ai intégré depuis longtemps l'idée que tout cela finira un jour, peut-être même brutalement, du jour au lendemain, va-t'en savoir...

 

* très jolie association d'un substantif localisatif avec un adjectif temporalisateur, n'est-il pas ?


24/06/2010

Où l'auteur se dit que sous le flot ininterrompu de conneries provoquées par la race maudite des bipèdes sans cervelle ni conscience, cette planète est de plus en plus mal barrée

Ci-dessous l'avis de Jean-Pierre Petit sur la marée noire dans le Golfe du Mexique : 

http://www.jp-petit.org/nouv_f/maree_noire_golfe_Mexique/maree_noire_golfe_Mexique.htm

Il y a de quoi frémir quand on y lit notamment que le pétrole pourrait fuir durant des dizaines d'année et qu'il risque d'arriver sur les côtes européennes dès l'automne. Quant aux dernières lignes, elles sont lourdes de sens et ne présagent rien de bon...

22/06/2010

Où l'auteur poste un message quasiment sans titre, Crétonnerre!

creto2

Crétonnerre ! J'aime tellement bien ce groupe sur scène que j'ai passé tout le week-end dernier à Hotton (petite localité des Ardennes belges qui possède des grottes moins célèbres mais aussi belles que celle de Han-sur-Lesse) pour ne pas rater leur prestation nocturnes aux Fêtes de la Musique locales sous l'oreille et l'oeil d'un public qui connaissait par coeur tout leur répertoire. Ma secrétaire personnelle qui m'accompagnait sur place, à qui on ne la fait pas et qui est d'une exigence extrême en matière d'exécution musicale, fut graduellement conquise et c'était pas gagné d'avance, c'est vous dire s'ils sont bons. Personnellement, je quitte rarement des yeux le chanteur Patrick (celui en noir à l'extrême gauche ; le deuxième à partir de la gauche est aussi chanteur et se prénomme aussi Patrick, d'où le subtil distinguo costumier où je digresse pour que lecteur sache bien de qui que c'est que j'cause) qui possède une voix grave particulièrement claire et bien posée, et dont les mimiques me font trop tptdr, j'adore causer le djeeuuun (et en plus, hors scène, il est tout à fait charmant).

Bref, un week-end qui fut placé sous le signe de la piraterie flibustière corsairisée du meilleur aloi.

Où l'auteur n'hésite plus une seconde sur ce qu'il a à écrire, même si une intense crise de fou-rire l'empêche momentanément de discourser selon son intention

Je m’y connais certes bien mieux en handball qu’en fouteballe, mais quand je lis les inepties patentées qui fleurissent sur le net de la part de gens qui s’auto-complaisent à surenchérir dans le méconnaissage de ce dont ils radotent, je me sens grandement encouragé à ne point m’abstenir de réfréner la plume pour asséner à la planète ébahie sur un ton sentencieux une infime parcelle de l’immense sagesse qui m’habite intensément au sujet des choses du sport.

 

Si, sous l'effet d'une poussée de cruauté sadique qui me pousserait à retourner le couteau en tirant dans la plaie de l'ambulance, j’avais à comparer l’équipe de France de handball avec son homologue du foot, qui vient de se faire sortir du Mondial avec pertes et fracas, je commencerais par m’esclaffer fort et longtemps, puis je reprendrais mon sérieux pour écrire ceci :

 

1) L’équipe de France de handball joue au handball.

2) L’équipe de France de handball est une équipe.

3) L’équipe de France de handball joue au handball en équipe.

4) L’équipe de France de handball possède plusieurs meilleurs joueurs du monde à leur poste, qui élèvent le niveau de jeu de leurs partenaires.

5) A chaque rencontre, les joueurs de l’équipe de France de handball mouillent leur maillot, vont au charbon, se défoncent les tripes, font honneur à leur sélection.

6) L’équipe de France de handball, au moment où j’écris ces lignes, est championne du Monde en titre, championne Olympique en titre, et championne d’Europe en titre. Aucune autre équipe au monde n’a fait pareil dans ce sport, jamais (Et dans un autre sport ? Je l’ignore, mais ce doit être rarissime).

7) Lorsqu’on va assister à un match de l’équipe de France de handball, on sait qu’on ne va pas s’ennuyer, c’est tout simplement impossible.

8) Les joueurs de l’équipe de France de handball, en dehors des terrains, sont d’une discrétion, d’une disponibilité et d’une correction exemplaires.

9) Quand l’entraîneur de l’équipe de France de handball (Claude Onesta) parle, il est écouté et compris tant par la presse que par ses joueurs, et ses consignes sont respectées et appliquées par tous sur le terrain.

10) Les joueurs de l’équipe de France de handball sont les meilleurs amis du monde, et ceux qui sont un peu moins meilleurs amis du monde que les autres se mettent néanmoins totalement et solidairement au service du collectif, sans états d’âme.

11) le transfert le plus cher de l’histoire du handball, c’est celui du Français Daniel Narcisse, qui joue dans… (vous vous en doutez), transféré du club de Chambéry Savoie (France) à celui du THW Kiel (Allemagne) en début de saison 2009-2010 pour un montant d’un million d’EUR, soit environ 1% du montant du transfert le plus cher de l’histoire du foot. Pour ce montant quasiment ridicule par rapport aux sommes astronomique du foot, le dénommé Narcisse a grandement contribué à que son nouveau club remporte la Champions’ League de handball cette année. A combien se chiffrerait aujourd’hui le transfert d’un footeux qui ferait gagner à son équipe la CL ?

 

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L'équipe de France de hand. Narcisse, c'est celui tout en haut. L'entraîneur Onesta est debout à droite, chemise noire.

 

Ceci sera mon dernier commentaire à contenu peto-baballant même ténu jusqu’à la fin de ce Mondial dont la tyrannique omniprésence me les brise franchement menu. Quand je pense qu'après ça on aura droit aux vélocipédistes tricheurs dopés et même tout récemment minimotorisés, ça nous promet un été sportif bien pourrave tout rempli d'équité et d'exploits techno-chimiques.

19/06/2010

Où l'auteur hésite sur ce qu'il va scripturer

J'hésite en ce jour sur ce qu'écrire :

- soit : Grâce aux efforts conjugués et assidus de MM. Sarkozy et Anelka, le monde entier sait désormais que le prénom français le plus ridicule, c'est Nicolas.

- soit : Il faut éviter de donner trop d'argent à un footballeur idiot : non seulement ça ne le rendra pas moins con, mais en plus il deviendra grossier.

Je crois qu'il convient de garder les deux.


18/06/2010

Où l'auteur aurait dû avoir dû la présence d'esprit d'inventer ce calembour désopilant, mais avoue avoir été pris de court sur ce coup-là...

L'équipe de France de fouteballe a inauguré une nouvelle trompette exotique pour ses rencontres : le vouvouzêtplula.

16/06/2010

Où l'auteur plâne dans la haute métaphysique avec son voisinage

Cet après-midi, grande conversation avec l'un de mes voisins, autour de la question : "Si vous deviez mourir à l'instant, de quoi seriez-vous le plus fier?".

Après réflexion (ce qui n'est pas vraiment du jeu, la question étant clairement posée dans un contexte d'urgence), je répondrais 3 choses :

- avoir installé (presque) tout seul, et sans aucune connaissance préalable en la matière, l'électricité dans ma première maison à la campagne - avec obtention de l'agrégation suite à la visite d'un organisme de contrôle ;

- avoir, à cinquante ans bien sonnés (un âge où certains envisagent la retraite), choisi d'apprendre et d'entamer un nouveau métier pour lequel il n'existe a pas de formation de type académique, donc 'sur le tas', et l'avoir assimilé en une année (alors que c'est le plus difficile - et le moins bien payé ! - de tous les métiers que j'ai exercés à ce jour) ; 

- avoir, à plusieurs reprises et sans explication rationnelle, pris le temps d'écouter attentivement des êtres humains que personne jusque là (ou depuis longtemps) n'avait pris le temps d'écouter.

Quand aux choses dont je ne suis pas fier, euh…, y a vraiment pas la place.

Où l'auteur montre un but handballistique si pas absolument inédit, en tout cas foutrement rarissime

Championnat de France Division 1 Française 2009-2010, rencontre Ivry-Chambéry : sur un tir contré par le gardien d'Ivry, F.-X. Chapon, le ballon rentre directement dans le but adverse. Bien que le ballon ait été frappé par la jambe du gardien, ce but est parfaitement valable et d'ailleurs validé. Etonnant, non ?

Et puis, un (petit) cocorico pour l'équipe nationale belge de handball qui, ce 11 juin, en battant le Luxembourg 29-25 dans le cadre de l'Euro 2011, a remporté sa première victoire depuis 6 (ou 7 ou 8) ans... avant de s'incliner face à la Turquie et à Israël et de ne pas se qualifier pour le tour suivant. 

Où l'auteur opine à la prose d'un grand auteur

Extrait du blog de Wanatoctoumi (en rubrique dans la colonne de droite, et chaudement recommandé) :

Autoportrait du pollueur
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Mon métier consiste à polluer du fond des océans jusqu’à la surface. A
polluer le plus largement possible. C'est un métier de salopard. D'abord
parce que lorsqu’il est sur l’océan le salopard a envie de polluer la plus
grande étendue possible, ensuite parce que lorsqu'il y a plusieurs salopards
en surface, ils veulent tous polluer plus profondément les uns que les
autres. Un métier bestial.
Je suis pollueur.

Il y a eu le terminal pétrolier de Mina al Ahmadi, au Koweït (1991, 700 000
t), il y a eu la Plate-forme Ixtoc 1, dans le Golfe du Mexique (1980, 500
000 t), il y a eu un puits de pétrole, en Ouzbékistan (1992, 299 000 t), il
y a eu l'Atlantic Empress, à Trinité-et-Tobago (1979, 287 000 t), il y a eu
la plate-forme pétrolière n° 3, dans le Golfe Persique (1983, 250 000 t), il
y a eu l'ABT Summer, en Angola (1991, 260 000 t), il y a eu le Fortuneship,
en Iran (1987, 260 000 t), il y a eu le Castillo de Bellver, en Afrique du
Sud (1983, 252 000 t), il y a eu l'Amoco Cadiz, en France (1978, 227 000 t),
il y a eu le Son Bong, en Iran (1985, 200 000 t), il y a eu le Haven, en
Italie (1991, 145 500 t), il y a eu le puits de pétrole D-103, en Libye
(1980, 142 800 t), il y a eu le Barcelona, en Iran (1988, 140 000 t), il y a
eu l'Odyssey, au Canada (1988, 132 000 t), il y a eu le Torrey Canyon, an
Royaume-Uni (1967, 119 000 t), il y a eu le Sea Star, dans le Golfe d'Oman
(1972, 115 000 t), il y a eu le Texaco Denmark, en Mer du Nord (1971, 106
300 t), il y a eu l'oléoduc Kharyaga - Oussinsk, en Russie (1994, 104 400
t), il y a eu l'Urquiola, en Espagne (1975, 101 000 t), il y a eu le M.
Vatan, en Iran (1985, 100 000 t), il y a eu l'Irenes Serenade, en Grèce
(1980, 100 000 t), il y a eu les cuves de stockage, au Koweït (1981, 106 000
t), et maintenant il y a moi.
Je serai cette année le plus gros pollueur du Golfe du Mexique et, avec la
grâce de Dieu, l’an prochain aussi.

Je suis l’industriel le plus vorace de l’océan, le plus imprévoyant, le plus
irrespectueux, et mon travail consiste à fabriquer de la marée noire.
Tous les grands pollueurs fabriquent de la marée noire.
Polluer plus profondément, c’est polluer autrement ; de façon à semer la
panique et la désolation.
Faire peur. Dégorger de telle manière que les autres soient persuadés que
vous n’aurez pas de mal à contenir la fuite, jusqu’à ce qu’une corporation
entière dégorge comme vous.
Dans une vie de pollueur on ne peut inventer qu'une marée noire géniale et
une seule.
Le naufrage du Torrey Canyon a été vécu comme une véritable folie ; quarante
ans plus tard les vingt plus grosses pollutions pétrolières ont approché et
largement dépassé son record.
Maintenant il y a moi.

Être un grand pollueur est un état qui exige un abandon absolu de soi-même
et une désinvolture totale. Je souille à plein temps. Je souille en dégazant
au large de Cap Finistère avec mon tanker, l’été. Je navigue avec des
bateaux pourris jusqu’à la cale pour mieux répandre le fioul. Je souris à
l’armateur et au capitaine, parce que je sais qu’ils m’aident à répandre le
fioul. Je casse la tête du certificateur qui inspecte les navires parce que
je sais que cela m’aidera à répandre le fioul.
Prenez deux salopards à égalité de capital et de marge brute, sur la même
mer, mettez-les en face l’un de l’autre et c’est toujours moi qui pollue le
plus loin.
Le chenal qui commande l’entrée dans le Rail d’Ouessant, je le fais mille
fois par semaine. Les hauts fonds de 9 mètres de la Baie de Valdez, en
Alaska, ceux qu’on traverse avec un tirant d’eau de 17 mètres, je les fais
chaque soir avant de me coucher. Je sais tous les courants de la Mer du Nord
et à quinze knots, je m’y engage les yeux fermés.
Je me prépare aussi pour ces zones côtières réglementées et surveillées que
les tracasseries des autorités portuaires nous interdisent. Les anses
préservées qui permettent à un Erika, France, 1999, à peine 18 000 tonnes de
fioul lourd déversés, de faire crever près de 200 000 oiseaux.
Tout compte dans votre parcours.

Un jour, l’essentiel devient la résistance du tube. C’est le tuyau qui fait
la catastrophe. Vous avez gratté le budget de la vanne de sécurité, vous
avez choisi le tuyau simple plutôt que la conduite à double paroi, vous êtes
réjoui des économies réalisées et vous avez provoqué un large éventrement
parce qu’en plaçant le tube sur la vanne, vous avez surestimé de quatorze
kilos la résistance de la valve de surpression.
Quand je mange, je me salis, en dormant je souille mon pyjama. Je dégraisse
mes effectifs, je maximise mon profit. Mon Directoire et mes actionnaires
sont intraitables. J’affiche sans cesse à Wall Street mes gains de
productivité.
Lorsque l’administration me délivre l’autorisation d’exploiter, elle libère
des tonnes de travail. Après, il reste un pollueur dans l’océan qui n’a plus
ni retenue, ni principes, ni conscience et qui dégorge dans la mer pour
polluer plus profondément que les autres salopards.
C’est la règle.

Et puis, il y a le moment qui arrive forcément dans une vie, le seul moment
de vraie sérénité, de sérénité absolue. La sérénité du pollueur.
Un concurrent vous tient la dragée haute avec son énergie nucléaire, il
construit des centrales de plus en plus gigantesques et il fait cette
minuscule erreur de calcul, cette faute de prévention stupide (qui n’est pas
de négligence, puisque les pollueurs ignorent la négligence) qui élève la
température du cœur de quelques degrés au dessus de la norme. Et là, c’est
la vraie sérénité, la sérénité immense. Il a déjà un dégazage dans le
circuit d’eau pressurisée, puis très vite une fuite dans le circuit primaire
de sodium liquide et un début de fusion. Plus rien n’a d’importance, ce
n’est plus vous le pollueur, les médias se lâchent, les autorités bloquent
les alertes, vous savez qu’on prétendra que le nuage n’a pas franchi la
frontière.

Wana – le 15 juin 2010
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Réalisé d'abord au "104", à la Boutique de l'Oulipo, sur une trame "à trous"
d'H. Le Tellier.
Recomposé ici, sur le modèle du Descendeur de Paul Fournel.

15/06/2010

Où l'auteur s'inquiète vraiment de savoir s'il pourra un jour se marrer à nouveau sans arrière-pensée

Pour l’instant éclipsée par l’impact médiatique du Mondial de foot et de ses stars autistes aux salaires obscènes, c’est l’Apocalypse - et le terme n’est pas trop fort - qui a lieu en ce moment dans le Golfe du Mexique sous les yeux pas encore très ouverts de l'humanité débilitée aux sports de masse : la plus grosse catastrophe écologique de l’histoire, aux conséquences encore incalculables. Sale temps pour la planète terre et pour la race humaine ! Les crétins de BP, en forant dans les tréfonds du Golfe du Mexique, ont provoqué plusieurs fractures irréparables dans les fonds marins (18 repérées à ce jour), par où s’échappe non seulement du pétrole mais aussi des gaz hautement toxiques à des pressions impossibles à contenir par les techniques actuellement maîtrisées. Un cataclysme sans aucune commune mesure avec, par exemple, l’épisode Tchernobyl qui, par comparaison, sera bientôt considéré comme une aimable plaisanterie. Combien de dizaines millions de personnes seront évacuées de la côté Est des USA ? Quels impacts partout dans le monde, sur combien de milliards d’individus ? Cette catastrophe pourrait bien sonner le glas de l’hégémonie mondiale américaine. Et les évidences s’accumulent d’heure en heure, voyez les 3 liens ci-dessous en vous tenant bien à votre siège…

Bienvenue sur une planète de fous furieux qui ne sera plus jamais aussi agréable qu’à vivre qu’auparavant, pour autant qu’on ait pu lui trouver quelque charme jusqu’à ce jour.

 

http://clicks.aweber.com/y/ct/?l=HxVVJ&m=JegmQeAVBcDVtN&b=idX89Txb.WcmAAwv6Neyyg

 

http://beforeitsnews.com/story/76/057/Scientists_Warn_Gulf_Of_Mexico_Sea_Floor_Fractured_Beyond_Repair.html

 

http://www.dailymotion.com/video/xdnq3n_partie-1-lindsey-williams-explicati_news#from=embed

 

Et pendant ce temps-là, dans mon petit pays aussi insignifiant que surréaliste, les deux camps adverses, radicalisés à coups de propagande éhontée et de mensonges invraisemblable, fourbissent leurs armes pour de nouvelles joutes ridiculo-linguistiques.

 

07/06/2010

Où l'auteur annonce sobrement les festivités ruralo-locales à venir

Ce week-end dans mon village, c’est la fête : kermesse au cassoulet et tournoi de boules.

Une organisation du club des Joyeux Pétanqueurs (... on s'en doutait).

03/06/2010

Où l'auteur a tout à coup nettement moins envie de rigoler

Au lecteur aux tripes bien accrochées qui souhaiterait obtenir un éclairage édifiant sur la grandeur de l'âme humaine et la hauteur de ses ambitions, je conseille la lecture de ceci :

http://www.jp-petit.org/dangers/Armes_bacterio/armes_bact...

L'auteur, Jean-Pierre Petit, qui a développé un site considérable, sait de quoi il parle et en parle bien. Attention aux coeurs sensibles, il y a de quoi en faire de fameux cauchemars, par conséquent l'auteur en déconseille la lecture à fortes doses.

Où l'auteur, s'emportant initialement sur les cartons, finit par rebondir dans les fromages

La-men-ta-ble ! Hon-teux ! Sa-cri-lè-ge ! Que fait la justice ? Ou reste la police ? Que glande la milice ? A moi, Dieu ! Je hurle à l’infamie ! A l’arnaque ! Si personne ne bouge, je passe mon permis d’aviateur et je crashe un avion de ligne en guise de représailles !

 

L’objet du scandale : depuis des mois, j’amasse patiemment en mon garage-hangar, juste à côté de mes missiles d’ex-URSS, et en tas distincts, divers types d’emballages en carton que je collecte dans les entreprises des environs avec leur accord ; ceux dont je possédais jusqu’à hier, après décollage* / dépliage / aplatissage (phase dite « DDA »), le plus gros volume de feuilles cartonnées identiques, soit pas loin d’1m3, volume idéal pour envisager un meuble en carton massif, étaient des boites contenant 5 x 500 feuilles type/marque XXXXX (censuré, mais indice : le nom de la marque est l’anagramme de CHOIR, car c’est bien de chute qu’il s’agit dans divers sens du terme) PROFESSIONNAL A4 - 75g/m2, couleur jaune et rouge pour les boites (62x54cm), verte et rouge pour les couvercles.

 

Or, il se trouve qu’à l’occasion du dernier arrivage auprès de la société d’où je les collecte, (arrivage qu’on me dit) conditionné en une palette de 470 kilos pour 100.000 feuilles (ce dont on conclut qu’un feuille de papier pèse 4,7 grammes, c’est dingue, non ?), force me fut de constater que, sans tambour ni concertation ni trompette ni préavis, le fabricant a décrété unilatéralement que les cartons nouveaux seraient désormais différents des anciens**, et le résultat est proprement affligeant :

1)      les cannelures (ou ondulations donnant au carton son volume) de la boite ET du couvercle ne sont plus dans le même sens ;

2)      les dimensions de la boite sont différentes (hauteur ET largeur sont inférieures) ;

3)      après DDA de la boite, je constate que le carton ne forme même plus un rectangle parfait : l’une des 3 sections de la feuille est plus haute que les autres, et le résultat a l’air d’une croix aplatie ;

4)      la qualité du carton est notoirement moindre - le collecteur avisé s’en rend immédiatement compte au toucher : moins rigide, moins belle finition, c’est quasiment de la daube à la limite de l’inutilisable !

 

Bref, encore des économies sur le dos du consommateur via un rognage sur la qualité du produit - sans diminution de prix en contrepartie, bien entendu - qui rend l’emballage quasiment non-recyclable et dans ce cas-ci tue carrément dans l’œuf l’espoir d’un siège à naître dans un avenir proche qui s’envole à tire-d’aile vers un horizon de plusieurs mois, le temps qu’un carton d’une autre marque / dimension / texture atteigne le volume prescrit, puisque le stock précédemment constitué est impossible à augmenter à l’identique, et que je me vois donc contraint de le dégrader à la confection de meubles plus modestes du genre pouf ou tabouret alors que je nourrissais pour lui de bien plus hautes ambitions.

 

carto

Le fauteuil reporté dans le temps devrait ressembler à celui-ci (en moins bien fini, je débute).

 J’enrage. Je fulmine. Je bous.

 

 

Toutefois, un tel état ne me ressemble guère et n’est point tenable ni durable dans le temps**. Et mon naturel primesautier reprenant rapidement le dessus ainsi qu’il se doit, je me console en susurrant (susurrer : un s, 2 r) quelques ritournelles fromagères pour me remettre le cœur en joie.

 

A Ouagadougou

Un Gouda goûtu

Tout à coup

Roula dans la gadoue

 

Ah bin merde alors,

Y z’avaient l’air amers

Mais y z’ont l’air d’aimer

Le Leerdammer

 

Si tu mets un Roquefort

Dans un coffre-fort

Y d’viendra dur comme un roc

Et i’ sentira l’ croqu’mort.

 

plateau-fromages

Aucun des fromages sus-cités ne figurant ici, cette illustration ne sert à rien du tout.

 

Aaaaaah, du coup, ça va mieux.

Et c’est ainsi que se mène mon existence hebdomadaire (hihihi).

 

*après décollage des cartons évidemment, pas des missiles, faut suivre !

** expression(s) délicieusement pléonasmatique(s)

02/06/2010

Où l'auteur, puisant dans sa propre expérience, suggère une nouvelle méthode pour diminuer l'incivisme routier

Que le lecteur soucieux de conserver en permanence une longueur d’avance sur les développements de l’actualité s’entraîne dès à présent à mémoriser un nouveau terme certes un brin barbare mais qui sera explicité dans quelques secondes et ci-dessous avec toute la franche rigueur dont l’auteur est capable quand il se concentre vraiment sur ce qu’il raconte.

 

Ledit nouveau terme s’écrit et se prononce « Perdivéroukifonch ». Certes on dirait du Portugais, voire de l’Etrusque ou du Tibétain, mais répétez-le à haute voix dix fois de suite et vous verrez qu’il se retient fort bien. Je vois d’ici la complice pétillance illuminant instantanément l’œil des plus fûtés lecteurs de ce blog qui ont immédiatement compris, et je les en félicite car c’est effectivement le cas, qu’il s’agit là de l’abréviation d’une formule plus vaste*.

 

Le Perdivéroukifonch n’est rien d’autre que l’abréviation de « Permis de dissoudre les véhicules routiers qui font chier », un document au titre très explicite qui désormais s’impose et dont j’ai déjà entamé les prémisses de l’indispensable création officielle avec l’aide et la coopération des membres de ma famille et des très nombreux amis d’enfance qui occupent aujourd’hui la plupart des fonctions-clés au sein du gouvernement fédéral ainsi que dans les instances judiciaires, pénales et automobilaires de notre beau Royaume, c’est dire si j’ai les passe-droits moyens de mes ambitions.

 

Ce permis d’un genre nouveau serait octroyé à quelques personnes triées sur le volet, réputées ayant une bonne vue, dignes de confiance et de jugement sain (soit très exactement la description de l’auteur de ce blog, ce qui explique que le permis n° 001 lui soit d’ores et déjà promis), et s’assortirait de la mise à disposition du « Divérouquifonch » voir figure A (avec Di pour Dissolveur), une arme portative au plasma capable d’atomiser instantanément, et sans remuer les oreilles, des volumes de matières composites pouvant atteindre 100m3 ( = un gros camion ).

 

1

Figure A : Divérouquifonch. Aisément maniable à une seule main, idéal pour utilisation à partir d'un véhicule en mouvement.

 

La possession de ces deux attributs permettrait à chaque titulaire (en abrégé « PP » pour Porteur du Perdivéroukifonch) d’apporter une contribution décisive autant que bienvenue à l’ordre et au bien-être public en dissolvant sur-le-bitume (pour ne pas dire sur-le-champ car il est rare que les tracteurs in situ désobligent l’automobiliste moyen) les véhicules coupables de crétinerie(s) routières notoire(s) et caractérisée(s) telle(s) que :

-          bloquer un carrefour après s’y être engagé sans possibilité de pouvoir en sortir avant le changement des feux ;

-          conduite anormalement lente et/ou freinages intempestifs et injustifiés (en cas de doute, l’infraction est définitivement avérée si elle a pour effet de créer une file suiveuse de 50 véhicules ou plus) ;

-          rouler sur la bande de gauche ou du milieu d’une autoroute alors qu’aucune voiture ne circule sur les bandes plus à droite ;

-          manœuvre dangereuse, débile ou non-civique (p.ex. virer à droite sans clignoteur en coupant la route à un cycliste qui voulait continuer tout droit, ou s’arrêter en plein milieu d’une artère pour tailler la discute avec un piéton) ;

-          parcage témérairement inconsidéré (p.ex. en double file à 10 mètres d’une autre voiture en double file dans l’autre sens) ;

-          et tous actes routiers de nature et de conséquences avoisinantes.

 

Dans tous ces cas, le PP serait autorisé à agir de sa propre initiative et moyennant le respect de procédure légale et incontournable qui suit :

1) présentation du Perdivéroukifonch au contrevenant ;

2) explicitation au même en termes précis et circonstanciés de l’infraction constatée ;

3) annonce d’un préavis (optionnel) de 10 secondes destiné à l’évacuation du véhicule par ses occupants (ce préavis est raccourcissable, sans pouvoir être inférieur à zéro seconde, en cas de grossièreté ou de mauvaise foi notoire de la part du contrevenant ou de ses accompagnants - la fixation de la durée du préavis adéquat est dans ce laissée à l’appréciation souveraine du PP) ;

4) vaporisation de l’objet du délit sans autre forme de procès.

 

Dans tous les cas où le PP serait dans l’impossibilité de s’adresser directement au contrevenant (p.ex. parce que ce dernier aurait continué sa route après infraction), la procédure démarre directement au point 4).

 

Enfin, afin de garantir l’objectivité et l’équité de traitement pour tous, le PP s’engage à appliquer exactement les mêmes sanctions à son propre égard, s’il y a lieu.

 

Voilà. Ne doutons pas que la mise en œuvre de ces quelques mesures profitera au plus grand nombre en rendant nos routes plus sûres. Et si elle me vaut un jour une statue pour contribution notoire au mieux-être de l’humanité, je la souhaite gigantesque et en carton.

 

* « abréviation d’une formule plus vaste » = pléonasme, au même titre que « graduation progressive », « étapes successives » ou « errer un peu partout ».