11/04/2011

Où l'auteur annonce que voilà

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21/02/2011

Où l'hauteur mêle hauteur et profondeur dans le tragique sublimé

Le plus grand désastre de l’histoire maritime moderne n’est pas le naufrage du Titanic, largement médiatisé et auquel chacun pense immédiatement dès qu'on évoque un mégacoulage, mais bien celui du Lancastria, un ex-paquebot de croisière anglais coulé par les Allemands le 17 juin 1940 au large de St-Nazaire alors qu’il évacuait vers l’Angleterre entre 6.000 et 9.000 passagers fuyant l’avancée nazie et dont à peine 2.500 survécurent. Winston Churchill, à l’annonce de cette tragédie, décida d’occulter les faits pour ne pas accabler encore plus le moral des Alliés, ce qui explique que cet épisode soit resté largement méconnu ; diverses initiatives l’ont récemment remis en lumière.

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 Voici (en anglais) un lien vers un excellent résumé télévisuel de l’affaire ainsi qu’un autre lien vers la magnifique chanson qu’en a fait le groupe breton Tri Yann sur son dernier album (à ce jour) « Abysses » dont je ne saurais trop recommander au lecteur amateur de chansons françaises de qualité l’écoute répétée et attentive dans le louable objectif d’éventuellement mourir un peu moins con ainsi que je l’ambitionne moi-même avec une constance dans l'exigence d'absoluité qui a toutes les chances de rester indéfiniment hors de portée des fans de (au hasard) Hélène Segara ou Lara Fabian.

06/02/2011

Où l'auteur cause attitude utile au musicien qui débute

Il m'arrive de temps en temps de distiller à l'un ou l'autre musicien débutant, du haut de ma considérable grandeur non dénuée d'une débordante empathie dont je m'honore à peu près autant que de l'ineffable modestie qui me nimbe au point de m'étouffer parfois, (je reprends) de distiller, disais-je, l'un ou l'autre conseil pertinemment judicieux sur l'art et la manière d'adopter l'attitude idéale afin de s'épanouir durablement dans les milieux du bruit qui coûte cher où j'évolue tel un poisson dans son bocal depuis trente ans cette année. Je me sens d'ailleurs en quelque sorte à cet égard le cousin relativement légitime de Monsieur Manatane, cet autre puits de science ès belles manières dans les milieux chics dont l'excellence n'est plus à démontrer depuis les temps reculés ousk'il dissertait élégance et raffinement sur Canal+.

 

Donc le conseil ci-dessous serait bien avisé de tomber, avant qu’il devienne sourd, dans l'oreille du débuto-zikant friand de recommandation recommandable.

 

Ayant à me déplacer fréquemment dans les endroits coulissants des arrières-scènes logeantes des lieux concertants des quatre coins du monde où s'obstinent à nous inviter des organisateurs enthousiastes et mégarémunérants, j'y ai opté depuis toujours pour un inclinage systématique et prononcé de la tête et des yeux en fixation obstinée du sol deux mètres devant moi, en une posture certes un peu pataude et figée qui offre cependant un indéniable autant qu'immédiat et enviable avantage que je vous décline ici en fonction des catégories de personnes que vous risquez de rencontrer backstage alors que votre souci majeur serait plutôt de les éviter : 

1) le musicien débutant, que vous n'avez jamais rencontré ni d'Evreux ni dedans, qui va chercher à vous aborder à tout prix pour vous dire qu'il adore ce que vous faites, vous expliquer comment il travaille et tenter de vous refiler un généralement peu audible CD dans l'espoir que vous l'écouterez et que vous en serez tellement subjugué que vous envisagerez illico de lui proposer vos services non payants pour produire ou participer à son prochain (marché) opus afin que votre crédibilité sur lui partiellement transférée fasse enfin éclater en des lendemains qui chantent sa carrière jusqu'alors stagnante ;

2) le musicien moins débutant, que vous avez déjà sans doute croisé ici et là mais dont vous n'avez aucune idée de qui cela pourrait bien être, qui veut à tout prix vous rappeler qu'il a déjà partagé la scène avec vous ici et là à tel ou tel moment, et qui va vouloir vous rappeler ces bons moments, ainsi que vous faire part de l'énorme succès qu'il remporte depuis, sujets dont vous n'avez absolument aucune envie d'entendre causer ;

3) le fan entré là par fraude ou par piston, qui a apporté à votre intention toute sa collection de disques et de posters (1 mètre de haut) dont il veut à tout prix vous imposer l'inopportune et interminable signature intégrale pièce par pièce à l'aide d'un feutre qui va tomber à court d'encre après l'exécution du quart dudit pensum, vous obligeant à aller vous-même quérir en vos affaires et en votre loge l'objet scriptablement opérationnel qui sera l'outil de votre torture.

 

Eh bien, marcher dans les couloirs en regardant fixement le sol, et donc sans offrir la moindre possibilité de contact du regard (en anglais : eye-contact) s'avère en mon chef (là ouske c'est moi qui commande), depuis quasiment toujours et en tous lieux (sauf dans les endroits près de chez moi où, la discipline se relâchant, je me montre plus avenant), la meilleure solution à la fois pour éviter les importuns, mais également pour ne pas passer pour un goujat qui a regardé untel sans s'arrêter pour le saluer ni même lui faire un clin d'oeil complice ; en agissant de même, en choisissant volontairement de ne voir personne, vous passerez simplement pour un homme manifestement préoccupé par bien plus important que les mondanités de circonstances.

 

J'eus très récemment la confirmation du caractère extrêmement performant de cette attitude défensive et protectrice. Je me trouvais en effet le mois passé dans le pays d'Otto Bismarck pour y voir concerter l'un ou l'autre des rares groupes du même créneau que les miens qui trouvent grâce à mes oreilles, quand, entre deux prestations inégales et non loin d'un stand de vente de t-shirts, alors que ma garde était baissée et mon regard relevé, je fus abordé de face et de front par une fort mignonne demoiselle blonde qui, plantant directement son regard dans le mien et son sourire dans mon coeur, me dit à peu près ceci (je traduis et je résume) : "Mr De Meyer, cela fait maintenant dix années que je vous vois à quasi-chacun de vos concerts teutons voire plus loin et que je vous y dis bonjour (j'appris plus tard qu'elle fait fréquemment secrétaire auprès de plusieurs organisateurs de festivals), ainsi qu'aux autres membres de votre toujours étonnamment jeune et décapante équipe de joyeux manieurs de pétaradants marteaux-piqueurs ; tous parmi eux me connaissent depuis belle lurette et boivent même à l'occasion des pots en ma compagnie, mais vous, vous n'avez jamais répondu à aucune de mes joviales salutations, et je crois même que vous ne m'avez jamais vue !" Coincé que j'étais sans possibilité de retraite, et me sentant moralement acculé à la justifiade avant même d'envisager de procéder à la débinade*, je dus bien admettre que jamais de ma vie je n'avais auparavant vu ce pourtant frais et amical minois.

 

Cette accusation à peine voilée d'a-sociabilité profonde aurait certes pu me chagriner grandement, par exemple en me faisant rétrospectivement regretter toutes les occasions manquées d'entrer en contact avec des personnes aussi manifestement charmantes que l'effrontée Fraulein accusatrice, mais il n'en fut rien; bien au contraire, je me réjouis grandement de ce que je considérai comme un réel compliment à l'égard d'une attitude délibérément ferme et décidée de ma part, que je compte d'autant plus continuer à pratiquer qu'avec l'âge qui augmente, ma vue baisse, que je ne reconnais désormais plus personne à moins de trois mètres et qu'il n'y a aucune chance que ça s'améliore.

 

Musicien débutant, prends-en de la graine et fais-en ton profit.

 

* Tudieu, le petit bonhomme caché derrière l'écran qui corrige automatiquement TextEdit m'a d'abord modifié ce mot en 'débande' ! On voit bien qu'il n'a pas assisté à cette rencontre !

02/02/2011

Où l'auteur avoue sa fascination pour des gens qui, adeptes d'un sport tranquille, n'arrêtent pas de se toucher les boules

Le seul sport que j'ai pratiqué avec un certain succès et une réelle longévité (plus de 30 ans), c'est le handball, qui me convenait parfaitement puisqu'il fallait y courir, sauter et tirer dans tous les sens sans jamais s'arrêter, avec permission de bouger virilement l'adversaire et même de lui foutre à l'occasion des coups en douce sans se faire choper soi-même (ni par ce dernier, revanchard, ni par la paire arbitrale).

 

Il est un autre sport nettement moins furieux duquel, pour raison de performances exécrablement cochonnées, j'ai décroché très vite : la pétanque ; j'y ai toujours été archi-nul car totalement infoutu d’approcher à moins de 30 centimètres, avec des boules chromées parfaitement rondes et très cher payées (et même avec celles qui me furent quelquefois offertes), un cochonnet jeté à maximum 7 ou 8 mètres. C'est pourquoi les joueurs du sport appelé « bowls » en anglais (« boules » en français) sont à mes yeux éberlués de véritables doubles-dieux puisqu’ils arrivent, avec une implacable régularité qui me fait ressentir avec encore plus de flagrance mes criantes limites subpétanqueuses, à toucher ledit cochonnet de leurs bowls lancées de 25 mètres (vingt-cinq mètres, bordel !), voire à entraîner celui-ci avec elles, performances insensées qui vaut d’ailleurs à leurs auteurs de recevoir, sur la boule touchante et de la part de l’arbitre, un double sprotchage honorifique dont je m’interroge - également doublement - sur la vraie nature et le but recherché ; manifestement, l’arbitre retire de sa poche un petit spray et fait pschhh sur un des bords de la boule, puis la même chose sur le bord opposé ; il me semble qu’il s’agit d’un double coup de peinture blanche mais qui s’efface presque aussi sec puisqu'on n'en voit plus rien dès le jeu suivant (ou alors c'est que ma vue baisse) ; je n’ose pas penser qu’il puisse s’agir de parfumage ou de désodorisage, procédés plutôt désobligeants voire vexatoires à l’égard du lanceur boulatoire concerné.

 

Certes, la surface sur laquelle jouent ces gaillards est parfaitement plane et souvent couverte -alors que j'ai toujours joué dehors sur des surfaces caillouteuses-, mais leurs boules à eux ne sont mêmes pas rondes et les obligent à pratiquer à tous les coups (de boule, of bcourse) des trajectoires courbes sauf quand ils tirent violemment sur une (ou des) boule(s) ennemie(s), auquel cas la trajectoire est quasi-droite et notoirement plus rapide.

 

Pour les avoir vus multiplier les coups de génie les plus improbables et renverser des situations tellement mal embarquées qu’à leur place je me serais jeté plusieurs fois dans la mer du haut de la plus abrupte falaise disponible dans les parages, je m’incline respectueusement devant mes chouchous-experts en boules-à-trajet-courbe, les Anglais Greg Harlow et Mervyn King (photos dans cet ordre ci-dessous), dont le physique rondouillard et non spectaculaire pourrait bien me les faire confondre, si je les rencontrais un jour en rue pour de vrai, avec de vulgaires champions du monde de fléchettes.

 

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01/02/2011

Où l'auteur, qui a tout vu, en parle doctement avant de défier la frange maso de son lectorat à un énième exercice de haute voltige

Ce dimanche, à l’issue d’un match trépidant et d’un niveau incroyable, la France est devenue pour la 4e fois championne du Monde de handball (37-35 contre le Danemark après prolongations) et c’est, une fois de plus, amplement mérité même si cela ne se passa pas sans mal car, alors qu’on avait pu croire le match terminé en cours de 2e mi-temps, où les Français eurent longtemps 3 buts d’avance, les Danois revinrent du diable vauvert pour égaliser à 3 secondes de la fin et même, suprême outrecuidance bousculatoire, prendre momentanément l’avance durant les prolongations avant de se faire larguer dans les dernières minutes. Comme souvent dans les circonstances difficiles, le génial et surpuissant Nikola Karabatic, méritoirement élu meilleur joueur de ce Mondial, s’est montré à la hauteur de l’événement en prenant résolument la tête de son équipe avec 10 buts sur 14 tirs et 7 passes décisives. Mais il n’est pas le seul à s’être distingué, puisqu’il fut brillamment secondé notamment par un Luc Abalo à la fois spectaculaire et décisif tant en attaque qu’en défense où il plaça le jusque là redoutable Mikkel Hansen (10 buts) sous l’éteignoir en fin de partie. Par contre, les jeunes Xavier Barachet et William Accambray, fort utiles et brillants dans toutes les rencontres précédentes, brillèrent singulièrement par leur absence notoire de contribution positive durant les 30 dernières minutes de celle-ci, quand ça se mit à vraiment chauffer (ce qui obligea les "vieux" à prendre les choses en main), ce qui me laisse un peu perplexe sur les perspectives d’avenir et la réelle capacité de cette équipe à se rajeunir en restant aussi compétitive. C’est peut-être la jeune équipe du Danemark qui pourrait régner bientôt sur le hand mondial, tant son potentiel paraît élevé et son jeu collectif perfectible. Mais au hand, la vérité du jour est rarement celle du lendemain, et les cadres français, quoique tous du côté de la trentaine, ont sans doute encore de beaux jours devant eux…

 

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La meilleure équipe du monde. L'entraîneur magistral, Claude Onesta, est le troisième debout en partant de la droite.

 

 

Virage à 7200° (c’est à la fois un angle ET une température tant les cerveaux vont chauffer) pour les fondus (preuve que ça chauffe) de tordage de la langue françoise qui me réclament à hauts cris de nouveaux triturages de neurones ; voici un petit texte où se cachent, hors titre et fort contorsionnés, huit fois le prénom et huit fois le nom d’un très mauvais président européen, et une fois les idems d’un autre. Du petit lait pour les maso-familiers de ce type d’exercices.

Le sire causa…

On est passé de cirque à zoo ; en pleine crise asociale, il fait la nique aux médias, ne sort quasi plus, se cale au nid, se shoote à la nicotine, se câline au gros rouge (bref, rien qui l’anoblisse), et la secrétaire qu’il a nommée reste dans le décor, assise, laconique. Tout ce bazar si cocasse n’a rien à envier au burlesque honni, même s’il vit haut perché. Car qui ose en faire des kilos n’a ni l’aloi ni la cote des queutards schizo qu’on oscarise.

Facile, non ?

 

 

 

 

25/01/2011

Où l'auteur reprend la plume après 1/3 d'année ascriptante

 Il y a fort longtemps que je n’avais point mis ce blog à jour en raison d’un agenda archi-surchargé d’activités diverses autant que variées dont la plus récente et sans doute la moins créative -mais non la moindre- est le suivage des championnats du monde de handball où ma chouchoute équipe de France, bien que qualifiée pour les demi-finales, a fait dernièrement montre de préoccupants cafouillages qu’on ne lui connaissait guère ; l’histoire nous dira bientôt si elle peut maintenir sa suprématie mondiale même sur les ¾ d’une paire de jambes qu’elle a plutôt musclées.

 

Ce long intermède silencif aura au moins eu le mérite d’épargner au lecteur la fastidieuse énumération d’un critiquable et subjectif best/worst of 2010 dont sensiblement personne n’a ràf, et le non moins pénible subissage de vœux dont idem.

 

Entretemps, j’ai eu l’occasion de continuer à pousser la chansonnette industrielle aux quatre coins de l’Europe avant une fort bienvenue pause frontesque de 6 mois utilisée dès à présent pour mettre sur pied un concept concertique radicalement différent dont j’aurai certainement l’occasion de recauser d’ici peu.

 

Il m’est arrivé aux alentours du nouvel an une petite aventure bien sympathique que j’avais promis en son temps de narrer ici, ce que je fais. L’époque était au passage d’un an à l’autre, aux températures infra-zéroziennes et aux fortes chutes de neige. J’avais garé ma voiture à quelques encablures de mon logis (car j’ai un nouveau voisin qui vient régulièrement me chourer la place juste sur le trottoir devant mon chez moi que j’avais un peu prématurément faite mienne à vie) sur une petite place sur laquelle se tient hebdomadairement et après-midièrement un fort agréable petit marché artisanal. En fin de matinée dudit jour de marché, j’entrepris donc de déménager ma Joséphine à moteur de l’endroit réservé ce jour aux roulottes des commerçants, ce qui ne se fit pas sans mal car elle était littéralement prisonnière d’un mur de glace qu’il me fallut près d’une heure à mettre à bas car je n’étais armé que d’un balai, ayant depuis longtemps refilé mes pelles et mes bêches aux membres de ma famille qui ont un jardin, ce qui n’est pas mon cas. A peine désenclavée de sa prison frigide, ma Joséphine entreprit courageusement de se trouver une nouvelle place de parcage dans le village, et là, horreur, damnation et constat d’épouvante, aucune place n’était disponible nulle part, les espaces nivéo-dégagés étant tous occupés, et les espaces non automobilusités étant envahis de neige et de glace durcie sur des hauteurs trop abruptes et trop importantes que pour espérer les gravir à pneu sans dommage.

 

En désespoir de cause (toujours tu m’intéresses), je me dirigeai donc au bout de l’avenue où crèchent conjointement l’un de mes miens oncles et l’une de mes miennes tantes avec lesquels j’entretiens une relation de proximité à tous les niveaux, et où je suis invariablement accueilli à bras ouverts et chaleureux comme un fils chéri et non point comme un neveu quelconque. Hélas, point non plus d’endroit parco-praticable le long de leur trottoir à eux pourtant d’une longueur considérable. Me résolvant alors à faire demi-tour et à aller chercher plus loin, voilà que je reste sottement calé en plein milieu du carrefour adjacent sur une énorme plaque de glace dont ma Joséphine s’avère incapable de se dégager malgré mes vociférations contraglacières et mes efforts motoro-volantesques aussi vains que grotesques.

 

Je sortis donc de ma voiture pour aller demander de l’aide à mon tonton chéri dont je sais le garage suréquipé en matériels divers, et voilà que surgit de sa maison sa smala au grand complet, à savoir ses enfants/mes quatre cousins, leurs conjoints, enfants ainsi que les futurs conjoints des mêmes, soit au bas mot une bonne vingtaine de sauveteurs volontaires providentiels tous armés de pelles, balais, ramasse-neige, bras pousseurs etc, qui mirent environ 3 secondes ¼ à dégager ma voiture du carrefour et à me creuser dans la glace rebelle un emplacement où ma Joséphine se fit un plaisir de se calfeutrer. Je fus en outre convié à partager les agapes familiales du midi (qui se prolongèrent fort tard en soirée) avec eux, et passai donc une demi-journée particulièrement agréable autant qu’inattendue et en parfaite compagnie, moment qui ne connut son épilogue que le lendemain soir car, comme souvent, ma tante qui cuisine éméritoirement avait fait les choses en grand… et qu’elle me reconvoqua en son logis le soir de la veille pour finir les restes.

 

Conclusion : au rayon des résolutions 2011, je note : ne plus maudire les plaques de verglas.

 

Note : je déplore que la nouvelle organisation de ce site et ses fonctionnalités soient devenues particulièrement débiles et mal conçues, et j'envisage de déménager prochainement ce blog sur un espace plus user-friendly, avec des menus aux titres clairs, bien organisés et où on peut aisément visualiser ce qu'on envisage de publier exactement comme cela va apparaître à l'écran. C'est trop demander ? C'est si compliqué à réaliser ?

 

 

 

29/09/2010

Où l'auteur constate que la réputation à l'étranger du petit Napoléon de France est particulièrement flatteuse

On se croirait quasiment revenu à la férocité des caricaturistes du XIXe siècle...

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Sans autre commentaire.

27/09/2010

Où l'auteur démontre par l'exemple qu'il n'est jamais trop tard pour modifier certain de ses aprioris

 

Non il n'y pas de faute d'orthographe dans le titre.

J'ai toujours a-do-ré Alain Bashung tout en trouvant que ses reprises étaient nulles à rendre. Avec un enthousiasme à peu près égal, j'ai toujours dé-tes-té Raphaël pour ses chansons mièvres et chiantes qui me font scier du chêne en moins de 30 secondes à un point tel que je soupçonnais carrément ce gaillard d'être un tocard de première intronisé dans le bizenesse à coups de marketing sans le moindre apport personnel de preuve de prémisse d'un soupçon de début de ce qui pourrait ressembler à du talent qui justifierait sa place dans le sciage (hihihi) des grands.

Mon avis a changé du tout en tout à son endroit depuis ce soir d'il y a peu où je visionnais par désoeuvrement le Gala télévisé de l'Union des Artistes et que je le vis interpréter seul 'Osez Joséphine' d'Alain Bashung. Je fus carrément suffoqué par la magie de la prestation dudit Raphaël qui me scotcha à mon fauteuil (qui en a pourtant vu d'autres).

Je dis donc "Chapeau bas, Monsieur, vous êtes un Grand, et je ne changerai pas d'avis à votre égard avant sans doute longtemps tant votre prestation m'ébranla durablement, d'ailleurs mes accoudoirs s'en souviennent".

Je suis ensuite allé écouter en douce quelques extraits de sa discographie, mais là je ne change rien : même après monofulguration, c'est toujours aussi chiant.

20/09/2010

Où l'auteur dévore un auteur dont il est devenu 'ach'ment accro

 

Je recommande vivement au lecteur la lecture à doses immodérées des œuvres de Mr Hervé Le Tellier dont voici ci-dessous le frais minois. Cet éminent oulipien régulièrement en visite à Bruxelles possède, pour notre plus grand bonheur, une plume alerte, une solide culture, une imagination débordante et un sens de l’humour à toute épreuve, ce qui lui vaut de commettre plus souvent qu’à son tour des écrits qu’il serait sot de ne point lire. La seule évocation d’un court extrait de sa bibliographie devrait suffire à éveiller l’intérêt du lecteur attentif : « Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable », « Joconde jusqu’à cent », « Joconde sur votre indulgence » et j’en passe, renferment de vrais petits bijoux d’écriture avec de nombreux carats dedans. Je décerne cependant la palme d’or, ex-aequo, à la brillantissime et jubilatoire rubrique « Jakob Romanson ou le vent de la langue » de l’Encyclopedia Inutilis (où l’on apprend notamment pourquoi les textes sont réconciliés avec les pourquoi), et aux « Mille Pensées (Premiers Cents) » où l’auteur pointe ce fait paradoxal et incontournable : si les grands Q ont une petite queue, les petits q en ont une grande.

 A approfondir au plus vite !

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23/08/2010

Où l'auteur risque nettement d'énerver le lecteur cinéphobe

Un lecteur obligeant m’ayant fait remarquer qu’il y avait bien longtemps que je n’avais plus posté d’agace-neurones, voici une liste de 10 films contrepétés ; le lecteur perspicace n’aura guère de peine à retrouver les 10 titres originaux.

Ouaip, c’est pas bien dur, mais c’est encore (un peu) les vacances…

 

L’affoleur des dix grands

 Pas trop d’air

 Le tronc, la butte et le bruant

 Telle est la mouise

 Râle au rang, bidasse

 L’affaire du gueux

Poulet farceur à sang chaud

J’étreins dix œufs

Viseur élite

Larves à deux dents grouillent

 

Fas-to-che !

 

 

 

22/08/2010

Où l'auteur, contrairement à ses habitudes, cause de la police

 Je suivais récemment d’un œil plus que distrait un épisode télévisé des enquêtes du Commissaire Maigret (interprété par le très hiératique Bruno Cremer récemment disparu), mais mes oreilles étaient, elles, aux abois, ce qui m’a permis d’entendre un court passage savoureux que je ne restitue pas mot pour mot (Mr Georges Simenon le fera mieux que moi dans le texte) mais dont je donne l’idée globable.

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Maigret surprend une dame en train de chantonner « Cerisier rose et pommier blanc » (d’André Claveau), et lui dit :

- « Etranges paroles : généralement, ce sont les cerisiers qui sont blancs, et les pommes sont plutôt rouges, non ? »

Et la dame, qui le reconnaît, lui répond :

- «  Commissaire, voilà toute la différence entre vous et moi : cette chanson, pour moi c’est de la poésie, et pour vous c’est un faux témoignage ».

C’est quasiment du Audiard...

 

Je signale par ailleurs aux vacanciers qui estivent du côté d’Amiens (dans la Somme, département 80), que s’ils ont besoin de l’assistance de la police ou de la gendarmerie, deux possibilités s’offrent à eux :

-          soit appeler les numéros d’urgence habituels,

-          soit se rendre directement dans la petite ville de Flixecourt.

13/08/2010

Où l'auteur fait rien qu'à se culturer picturativement

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Cette bonne bouille est celle du peintre français Alfred AGACHE (1843-1915) dont le nom et l'oeuvre m'étaient totalement inconnus jusqu'il y a récemment, lorsque je passai une après-midi de rêve au superbe Palais des Beaux-Arts de Lille (à l'architecture remarquable, entre autres) et que je fus frappé par sa toile "Vanité" (ci-dessous) qui sert d'ailleurs d'emblême audit musée. Il s'est inspiré du même modèle pour plusieurs de ses toiles, dont "L'Epée" et "La Roue de la Fortune" (non illustrées ici).
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12/08/2010

Où l'auteur montre quelques oeuvres magistrales d'un artiste qui questionne avec acuité la place de l'être humain dans la société

 

3 oeuvres parmi d'autres du génial artiste chinois Liu Bolin. Cherchez l'humain qui disparaît dans le décor...
Ah oui, il n'y a pas de retouchage par Photoshop.
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11/08/2010

Où l'auteur cite un très véridique et révélateur extrait de correspondance autrichienne

L’autre, jour, aux Archives de la Ville de Salzbourg (Autriche), je suis tombé par hasard sur quelques fragments de la correspondance d’Helmut von Apfelstrüdel (1696-1775) qui fut, à partir de 1768, Conservateur en Chef du Musée des Beaux-Arts de la ville. Etrange destin que celui ce brave homme qui fut nommé à cette haute fonction après avoir exercé pendant 51 ans le métier d’instituteur, et qui eut à ce titre le privilège de compter parmi ses élèves pas moins de 3 générations de Mozart : le grand-père, le père, puis Wolfgang Amadeus himself et sa sœur Marie-Anna. Le professeur von Apfelstrüdel ne mâche pas ses mots vis-à-vis des membres de cette famille qui ne furent guère des élèves brillants (je cite) : « Ah, les Mozart ! Quel désastre ! Tous des cancres ! Jamais fichus de réussir le moindre examen ! Avant de faire carrière au Musée des Beaux-Arts, qu’est-ce que j’en ai busés des Mozart ! »

27/07/2010

Où l'auteur inquiet ne relâche cependant pas ses irréprochables qualités d'humain solidaire

Une observation critique et sans complaisance de la réalité dans laquelle se meut ma carcasse vieillissante – quoiqu’encore et toujours pilotée par un cerveau extraordinairement alerte - m’amène à penser qu’il existe aujourd’hui plusieurs raisons majeures et fondamentales de douter de l’avenir de l’humanité, dont l’une des non moindres est l’état général des toilettes publiques dans les gares, aéroports, stations-services et restaurants.  Mon métier de vedette internationale immense (ou : faire le guignol sur scène) m’amène régulièrement aux quatre coins de la planète en voiture, train et avion pour y gagner en quelques minutes, contre un brin de dansage et un chouia de brâmage, des sommes pharamineuses en comparaison desquelles les bonus des traders les mieux rétribués de Wall Street, c’est carrément de la roupette de chansonnier. Une fois ce bel argent gagné quasiment sans bouger les oreilles, et loin d’interrompre mes périples vers des horizons lointains en m’assoupissant légitimement en mon logis, je me hâte au contraire de me re-précipiter au loin dans le but de dépenser ledit flouze dans les meilleurs hôtels, caberdouches et restaurants de France, de Navarre et d’ailleurs, en profitant de mes moyens encore énormes avant que déboule l’inévitable krach financier fatal qui dans un futur proche nous rendra tous irrémédiablement miséreux jusqu’à la fin des temps. En conséquence de ce double mouvement d’incessants déplacements inter-pays induits dans le seul but d’obtenir au final une solde monétaire personnel à peu près nul, je défèque compréhensiblement assez rarement en mon huis mais fort souvent dans des lieux d’aisance inconnus où je ne suis pas le seul à me délester des fardeaux naturels générés en mes boyaux par la nature (op)pressante. Or, il se trouve que, quasi-systématiquement, le constat est accablant : ces lieux sont à environ tout coup dans un état général proprement (si je puis dire) consternant (car fort sale), à croire que la devise généralisée et paradoxale des utilisateurs qui me précèdent est « après moi le déluge » alors même qu’ils omettent, par exemple, d’y tirer la chasse. A l’approche de chaque siège d’aisance, je suis donc presque invariablement contraint d’effectuer un entretien préalable et sani- et salu-taire des lieux pour les rendre hygiéniquement présentables à la partie la moins noble de mon individu (qui a fière allure, ou du moins qui l’avait la dernière fois que je l’ai entraperçue). Ensuite, ma besogne d’évacuation conclue, c’est mû par un indécrottable esprit de compassion vis-à-vis de mon prochain que, lors d’un second passage tornado-blanchisseur auquel rien ne m’oblige, je veille à lui réserver pour son futur confort postérieur une lunette d’assise propre et sèche, une cuvette rutilante car dûment rincée et consciencieusement passée à la brosse quand c’est nécessaire, ainsi qu’un rouleau de PQ bien rangé au sec.

 

Si j’avais le matériel adéquat et le temps requis, j’en profiterais pour effacer les obscènes graffitis sous-inspirés qui tapissent les murs, mais faut pas déconner non plus.

Où l'auteur se montre géographiquement aventureux

Depuis que j’ai découvert par hasard qu’il existait un club de volley-ball répondant au très joli nom de « Khara-Morin Ulan Ude » dans la ville d’Oulan Oude (en français), capitale de la Bouriatie (une république rattachée à la Russie), je me suis dit qu’il devait y avoir, sur le territoire de l’ex-URSS ou de la Russie actuelle, des tas de localités aux noms autrement plus exotiques et palpitants que Bomal-sur-Ourthe, Steenokkerzeel ou Villetaneuse.

 

Ainsi que je le fais régulièrement - et avec délices - de tout dictionnaire passant à portée de mes deux mains terminant par dix doigts mes longs bras baladeurs mus par un cerveau perpétuellement avide de culture, j’ai empoigné mon plus bel atlas (qui se trouve aussi, par bonheur, être à la fois le seul et le plus récent) et me suis mis frénétiquement à la constitution d’un petit corpus de noms de villes à l’orthographe et/ou consonance subjectivement plaisante, dont voici une petite sélection de dix (villes), chacune située dans une république différente (Zestafoni, p.ex., est en Géorgie) bien repérée en regard de ladite ville dans ledit registre. Cette liste, qui omet soigneusement les capitales (déjà trop connues) ne sert à rien du tout, même pas à briller en société, à peine à produire un brin de connaissance urbaine supplémentaire pour le lecteur curieux ou dérangé (ouais, y a des fous et des masos qui viennent lire ici) qui se donnera la peine de rechercher à quels pays appartiennent les 9 autres, mais c’est juste joli à lire et à prononcer, donc déjà suffisant en soi :

 

Alaverdi

Almaty

Aseri

Baranovichi

Dashowu

Fuzuli

Karakol

Soukhoumi

Mamazair

Zestafoni.

 

Ca se trouve où, tout ça, mmmh ?

20/07/2010

Où l'auteur se dit que les hommes politiques sont décidément de grands comiques (sauf que c'est largement involontaire)

Pour le prix du ridicule politique de la semaine, les trois nominés sont :

1) Le Français Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui dit de Sarkozy : "Il place très haut le niveau de l'irréprochable". Pour les autres que lui, c'est sûr.

2) Le Français Christian Estrosi, maire de Nice, ministre de l'Industrie, qui a dit sur France Inter qu'Eric Woerth était "le ministre de la Retraite des réformes". Magnifique lapsus !

3) Le belge et socialiste Elio Rupo qui, dans le cadre de la constitution d'un nouveau gouvernement belge et en temps que pré-formateur, vient de remettre au Roi, 37 jours après les élections, un rapport intermédiaire. On en déduit mathématiquement qu'il faudra encore 37 x 3 = 111 jours (148 au total, 5 mois) pour qu'un formateur remette au Roi un rapport définitif qui débouchera sur le choix d'un premier ministre. Y a pas à dire, ça avance.

19/07/2010

Où l'auteur se montre oenologiquement perspicace

 J’eus l’occasion de boire ce week-end du Château Roquebert, un vin rouge fort sympathique dont je ne saurais donner aucune autre appréciation étant donné mon insondable nullissimité œnologique.

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Comme je faisais part à mon hôte de l’excellence de son choix bibitif, il me demanda tout à trac : « Sais-tu d’où il vient, ce Château Roquebert ? ».

Je lui répondis tout de go : « A mon avis, pas loin du Château Camemfort ! »

Il fut légèrement sidéré par la réponse.

14/07/2010

Où l'auteur refait l'inventaire d'une série de verbes adéquats de la langue française

L’autre jour, une connaissance qui me rejoignait dans un bar me demanda : « Ca fait longtemps que tu es là ? ». Comme j’étais arrivé moins d’une minute plus tôt, je lui répondis : « Non, je débarque à l’instant ».

A la réflexion, ma réponse ne tenait pas la route. En effet, je ne sortais pas d’une barque - l’absence totale de voie navigable dans les parages rendait d’ailleurs la chose impossible - mais d’une voiture ; je n’avais donc pas à dire « Je débarque », mais éventuellement « Je décaisse ».

Je décidai d’approfondir la chose et de dresser la liste (non exhaustive) des verbes corrects à utiliser lorsque le sujet quitte un endroit, un état, une situation, le tout au sens propre comme au sens figuré.

Un alpiniste qui redescend vers la vallée decrète ou décime.

Un oiseau qui quitte un arbre se débranche.

Une grenouille ne bondit pas hors de l’eau, elle démarre.

Un cosmonaute ne revient pas sur terre, il décapsule.

Pour un  spermatozoïde fraîchement émis, on dira au choix qu’il déballe, qu’il débourse, qu’il débite ou qu’il déboule.

Quand un pays abandonne sa monnaie traditionnelle au profit de l’Euro, on dira qu’il délire (Italie), qu’il se démarque (Allemagne), qu’il se délivre (Royaume-Uni).

D’un acteur qui n’a plus peur de monter sur scène, on dira qu’il se détraque.

D’un poisson ferré qui, à l’aide de ses petites nageoires, parvient à se déshameçonner et à replonger à l’eau, on dira qu’il se dépêche.

Un Allemand qui perd sa nationalité se débauche.

D’un paysan qui quitte l’auge à cochons, on dira qu’il se détruit.

D’un élève qui rentre chez lui après une retenue, on dira qu’il décolle ; s’il a fini ses examens, qu’il débloque ; s’il quitte ses camarades de cours, qu’il se déclasse.

De Batman qui termine sa journée de travail, on dira qu’il se décape.

Un mandarin qui se met tout nu déçoit.

Celui qui met ses neurones en berne, il dépense.

Celui qui arrête la lecture du Cid, il se déracine.

Celui qui revient d’Athènes, il se dégraisse.

De Lazare, on dira qu’il décrypte.

D’un type qui retrouve la vertu, on dira qu’il dévisse.

Et d’un type qui meurt, on dira qu’il dévie.

Et encore bien d’autres…

 

08/07/2010

Où l'auteur fait gazette, du genre qui déblatère

Mon petit neveu, qui file à toute vitesse vers son premier décanat et qui ne rate pas une occasion d’essayer de m’éblouir, m’a montré récemment son bulletin de fin d'année. Au premier abord, je n’y ai vu que des pourcentages compris entre 98 et 100% et lu que des « magnifique ! », « merveilleux ! », « formidable ! » et autres adjectifs plus dithyrambiques les uns que les autres au point que j’avais l’impression de lire mon propre bulletin à moi, mais non, c’était bien un prénom différent qui figurait sur la couverture. Passant au crible de mon incorruptible impartialité le reste du document, je tombai sur un tableau où étaient notées les attitudes comportementales, qui comportementait (justement) 15 lignes de rubriques, du genre « Je ne jette pas le contenu des poubelles sur mes professeurs », « Je n’apporte ni mitrailleuses ni grenades à l’école » et autres considérations du même acabit. Quinze rubriques donc, chacune notée 6 fois en cours d’année, soit un tableau de 15 lignes x 6 colonnes = 90 cases. Partout, la note maximale, à savoir « TB » pour « trop bien ». Je me félicitais sans retenue de l’himalayenne excellence socio-scolaire du petit surdoué bien dans la droite lignée de ses illustres ancêtres lorsque soudain j’aperçus, bien tapie au milieu des 89 « TB », une note « B » ("Bof"). Et là, je me suis fâché tout rouge sur ce chenapan indiscipliné qui déshonore de son comportement erratique les exploits mirifiques de sa famille irréprochable dont je portai en son temps avec brillance le flamboyant oriflamme. S’il eût été de moi, rogntudchûûû, le vaurien aurait reçu une bien méritée et magistrale paire de baffes avant d’être privé de TV et de PS durant toutes les vacances. Il n'en sera hélas rien, ses parents l'éduquant avec une mansuétude qui confine à l'inconscience, y a qu'à voir le résultat.

*****

Une personne de mon entourage m’a dit : "J'ai tenté de vendre cet après-midi des chaussures dans une brocante, sans succès". J'ai rétorqué du tac-au-tac un hardi "Pour des chaussures, plutôt que d'essayer une vente de deuxième main, ça marcherait pas mieux si tu les vendais de deuxième pied?" J'ai failli m'en attraper une paire en pleine poire. Une personne dotée d'humour aurait plutôt répondu : "Mais de quoi ça se mêle?".

*****

Avez-vous remarqué que tout ce qui adhère est bavard ?

Non ?

M'enfin ! Réfléchez-y : les colles causent… et les glus aussi.

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Tony Hayward, le patron de BP, a déclaré sur la chaîne TV Skynews à propos de la fuite de fioul dans le Golfe du Mexique : "L'impact environnemental de ce désastre sera probablement très très modeste". Le titre d'Auteur de  la Déclaration la plus Conne du Siècle a d'ores et déjà trouvé un fameux candidat (attention, Sarkozy est toujours bien placé pour l'ensemble de son oeuvre). Si on lui offrait un petit plongeon dans sa nappe de brin pour qu’il puisse constater de tactu à quel point il est inoffensif, mmmh ?

*****

Je ne sais pas vous, mais moi je perçois de plus en plus nettement dans les événements récents des relents d'apocalypse. Je déplore, mais même la situation la plus désespérée ne m'enlèvera en rien jamais ce foutrement inaltérable sens de l'humour dont la vie m'a confié la parfois lourde charge d’en faire profiter (alternativement : assommer) mes contemporains. 

30/06/2010

Où l'auteur révèle de véridiques détails de l'histoire du monde dont certains risquent d'échapper aux non-Belges

-480 : Léonidas tombe à court de batterie quand Xerxès met un terme aux piles. Du coup, il se retrouve chocolat.

-100 : naissance de Jules César ; à l’origine, il n’est qu’un petit propriétaire terrien disposant pour tout bien d’un minuscule lopin de terre de 40m x 40m. Pour l’acquérir, il lui faut signer au bas de l’acte de vente ; tout le monde l’appelle Jules, mais il veut se trouver un vrai nom. Bien que très bancal en orthographe, il a alors l’idée géniale de prendre pour patronyme la surface de son bien : 16 ares.

Un peu avant 453 : Idlico, femme d’Attila, régnait sur les Hautres.

1237 : fondation de Berlin. Toute l’Europe a les boules.

1598-1685 : L’Edit de Nantes (promulgation - révocation). Il était une fois une Normande de basse extraction qui eut l’ambition de s’élever socialement en faisant top model car c’était la seule chose qui la branchait. Comme elle avait du savoir-faire, elle devint successivement miss Bourgade, miss Canton, miss Nantes, miss Bretagne, miss France, miss Europe, miss Monde et miss Univers, en gagnant au passage un petit titre nobiliaire. Ayant tout gagné, elle n’eut plus le feu sacré et se retira. Et ce fut l’arrêt de vocation de Lady de Nantes.

Etonnant, non ?

28/06/2010

Où l'auteur un brin énervé sort de ses gonds

Pauvre, pauvre France !

Vue de Belgique, la situation politique de notre joli et ami pays du Sud se détériore de jour en jour au point de ressembler de plus en plus furieusement à celle d'une république banannière. Si les Français se gaussent - à juste titre - des inextricables et surréalistes querelles linguistiques du morne plat pays qui est le mien, les Belges - comme beaucoup d'autres de par le monde - commencent à en avoir mal aux côtes de rire (de plus en plus de Français aussi, sauf qu'eux ont plus de mal à s'en gausser puisque c'est leur tronche qui prend) des péripéties infâmes du règne infernal du nabot à talonnettes (l'appellation est de Guy Bedos) qui veut se mêler de tout sans rien y connaître et y fout inexorablement et invariablement le bordel*, avec un sans-gêne avéré qui le dispute à l'incompétence prouvée, à grand renfort de népotisme, de coups foireux, de vengeances personnelles, de décisions absurdes, d'appropriations abusives, d'absence d'éthique, d'invraisemblables retournements de vestes, de martèlement d'un discours totalement déconnecté de la réalité voire émaillé de mensonges patents et grossiers, de diversions médiatiques sur des sujets sans importance montés en épingle, d'enfumages à tout crin, d'étalage de turpitudes et de vulgarité, de volonté de donner des leçons sur tout et de préférence dans des domaines où ses propres insuffisances personnelles sont criantes, de ridiculisations à répétition à la face du monde, de promotion éhontée du bling-bling et de l'indignité, de copinage avec les riches et les puissants couplé avec un mépris ouvert des petites gens, de truquages de chiffres, de non-tolérance du moindre avis contraire au sien, du défaussage sur d'autres de la cause des problèmes dans lesquels il s'empêtre, d'absence de résultats sur la quasi-totalité des dossiers pris en charge, et surtout du manque flagrant de vision cohérente et de projet global puisque chaque jour qui passe rend de plus en plus manifeste que le seul fil rouge sarkozyste clairement identifiable est celui du "tout pour ma gueule" : profiter de son mandat par tous les moyens possibles pour assurer sa survie matérielle et politique personnelle (et accessoirement celle de sa clique de sbires aux ordres, et celle de la caste des nantis intouchables dans laquelle il tente de se faire une place à tout prix) en dévoyant les instances de la République dont, au lieu d'être le garant, il est devenu le fossoyeur. Jamais autant que sous son règne délétère on n'aura eu l'impression que la politique est devenue un secteur-refuge pour sous-doués autistes minables non comprenants aveugles et sourds incapables de faire carrière dans un secteur d'activité sociétal normal.


Les derniers coups d'éclat du risible mais dangereux nanomonarque, qui ont contribué à lui coller de nouveaux mauvais points indélébiles et à faire augmenter de plusieurs décibels le volume de la broncha à son encontre (la montée notoire du mécontentement général est patente ces dernières semaines), ont consisté notamment :

- à décréter qu'il allait réorganiser l'équipe de France de foutre, annonce sur laquelle il s'est aussitôt fait tacler par la FIFA qui a rappelé que les politiques n'étaient pas habilités à se mêler de se ses affaires (la FIFA a en effet déjà maintes fois prouvé par le passé qu'elle n'avait nullement besoin d'aide pour gérer toute seule de travers son sport de tutelle) ;  

- à préférer recevoir, plutôt qu'une délégation des 2 millions de personnes descendues dans la rue pour manifester contre la réforme des retraites, un footballeur richissime et chômeur probablement venu expliquer que sa disgrâce en équipe de France était due à son âge avancé, à sa pointe de vitesse émoussée et à son efficacité en chute libre, ce que chacun avait bien vu, mais bon, à qui n'y connaît que béatrice il faut tout fatalement tout (ré)expliquer de A à Z ;

- à faire virer de France Inter les humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte, qui comptent parmi les meilleurs dans leur genre et qui sont parmi les derniers à ne pas tenir leur langue en poche, voire juste et frapper fort, ce qui, fatalement, fait dépasser leurs têtes de toutes de toutes celles des carpettes serviles et couchées qui se planquent dans les médias français. Ah certes, ils n'étaient peut-être pas drôles ni pertinents à tous les coups (du reste, si on exigeait des politiques qu'ils soient efficaces et pertinents à tous les coups, le nombre d'élus encore en activité se compterait sur les doigts d'un manchot des deux bras), mais, à bien s'en souvenir, Pierre Desproges et Coluche non plus, même au sommet de leur art, quand ils y allaient au moins aussi fort.

Soit trois interventions qui prouvent indubitablement un magnifique sens des priorités.


J'espère que les Français, à la vue des agissements catastrophiques de leur président élu sur base d'un discours a priori aguichant mais qui a eu depuis l'occasion de montrer l'étendue de son incontournable incompétence, ne commettront pas l'erreur de lui conserver les clés de la maison, mais profiteront de la prochaine élection pour le renvoyer dans ses foyers avec les coups de pompe qui s'imposent.


Et je suis persuadé que, le jour où, à tête reposée et loin des passions exacerbées de l'instant, historiens et sociologues se pencheront sur le bilan sarkozyen, ils en arriveront immanquablement à la conclusion que le règne du bibelot sur piles aura constitué l'époque du plus formidable recul des 3 valeurs symboliques de la République : liberté, égalité, fraternité.


En Belgique, Dieu soit loué (meublé si c'est possible**), on n'a pas de gouvernement ; par contraste, ça en devient presque une bénédiction.


* pour ceci et chaque argument qui suit, j'ai des exemples, mais bon, on va pas en faire quinze pages non plus.

** c'est de Jean Yanne, ou pas loin.

27/06/2010

Où l'auteur raconte ses petits malheurs qui ne sont rien par rapport à ceux de l'une de ses idoles

Depuis le début de l'année jusqu'à la mi-juin, j'ai été atteint par des otites externes à répétition d'un côté puis de l'autre, voire les deux ensemble. Mon ORL s'est arraché les (derniers) cheveux sur la cause de leurs répétitions mais est finalement parvenu, notamment via des doses chevalines d'antibiotique, à rétablir à la normale (et durablement j'espère) la situation des 2/3 de mes outils de travail en tant qu'artiste qui n'arrêtaient pas déconner.

J'ai donc vécu pendant 6 mois une situation qui n'était pas douloureuse mais relativement étrange :

- une perpétuelle impression d'équilibre précaire - plutôt désagréable ;

- une perpétuelle impression d'être comme légèrement plongé dans un silence ouaté - pas désagréable, le même genre de bouchage qu'on ressent en altitude dans un avion, sauf que c'était permanent ;

- une perception du son grandement diminuée, mais de façon inégale : j'avais l'impression d'entendre moins bien les sons proches, mais plus fort les sons ambiants et lointains, ce qui rendait difficile la moindre conversation dans un endroit public ou bruyant ;

- l'impossibilité de localiser les sons dans l'espace (p.ex. impossible de localiser mon gsm dans le temps imparti à la sonnerie) ;

- l'impossibilité de reconnaître les voix individuelles des personnes familières (mon ordinateur étant placé dans un coin de mon bureau toujours ouvert, j'entendais la voix des gens qui s'annonçaient, que je connaissais pour la plupart car les visiteurs extérieurs sont rares, mais sans jamais pouvoir mettre un visage sur la voix) ;

- l'augmentation notoire du volume des sons organiques à l'intérieur de mon crâne : voix, bâillements et respirations, craquements des vertèbres du cou (j'adore m'étrangler moi-même), bruits de mâchage (quand je mangeais un biscuit croquant, je n'entendais plus rien d'autre).

Cette situation de gêne n'a en rien nui à mes prestations meuglantes, bien au contraire, m'ont assuré les personnes dans les mains desquelles je place avec confiance les mâles trémolos harmonieusement produits par mes surpuissantes cordes vocales. Je me demande même s'ils ne souhaitent pas que je reste moins-entendant un peu plus longtemps. 

Le retour progressif à une audition décente m'a en tout cas permis de mieux (re)goûter à la vraie nature des sons que captent mes portugaises désormais désensablées.


Ceci dit, j'ai d'autant moins envie de m'apitoyer sur mon propre sort - rien de douloureux ni d'irréversible - que je viens d'apprendre qu'un de mes handballeurs favoris, le Polonais Karol Bielecki (28 ans), a perdu définitivement l'usage d'un oeil suite à un choc violent avec un joueur croate lors d'un match international. Après l'assassinat, l'an passé, d'un des meilleurs joueurs de l'équipe nationale roumaine poignardé à la sortir d'une discothèque par des crapules qu'il avait voulu dissuader d'importuner une demoiselle qu'il ne connaissait même pas, c'est la crème du hand européen qui passe de sales moments…


 

Où l'auteur se désole assez nettement moins que par le passé sur des déplacements pourtant pas si lointains

Jusqu'à récemment c'est-à-dire il y a peu, le moindre déplacement vers un concert aux Pays-Bas s'annonçait tout sauf amusant : trajets certes courts mais néanmoins systématiquement interminables en raison des travaux et de la surabondance de poids lourds en convois serrés masquant la visibilité des panneaux et empêchant parfois toute manoeuvre de sortie aux bretelles adéquates ; parking répétitivement impossible à trouver dans les parages immédiats* de la salle et enchevêtrement inextricables de ruelles étroites surpeuplées de cyclistes, piétons hors trottoirs et sens interdits ; redevances de parking exorbitantes jusqu'à des heures scandaleusement tardives ; public amorphe et immobile jusqu'au moment du rappel où il semble se réveiller (sans doute parce qu'en-dessous de deux heures de concert, il estime n'en avoir pas eu assez pour son argent) ; et j'en passe.

 

Cependant, cet état de choses est en train de changer, ce que ne manque pas de constater avec un certain intérêt un esprit ouvert comme le mien, logé qu'il est dans le moule d'un être sensible et attentif qui ne demande pas mieux que de voir ébranlées ses mieux ancrées certitudes sous les coups de boutoir d'une réalité changeante qu'il accepte de voir telle qu'elle est avec une justesse et une impartialité qui lui valent l'admiration inconditionnelle de lui-même.


Bref, Front 242 dans ses récents concerts en Hollande (un pays où le groupe n'a jamais eu beaucoup de succès, contrairement à beaucoup d'autres), à savoir Arnhem et Enschede (et possiblement ce soir Zaandam dans la banlieue d'Amsterdam, dans un club où l'on jouera à domicile puisqu'il s'appelle "De-Ka-de" à prononcer deu-ka-deu) a réussi à faire bouger le public présent du début à la fin du show sous mes yeux éberlués et incrédules. Inutile de dire que le rappel (toujours unique, sinon c'est plus cher) fut exigé par le public conquis sur un mode assourdissant et impossible à refuser. Le personnel des salles lui-même semblait n'en pas revenir  - et nous a grandement félicités - de voir ainsi ses compatriotes se défoncer les tripes comme jamais auparavant, et en tout cas jamais sur ce genre de musique.


Est-il utile (puisque c'est non, il n'y aura pas de point d'interrogation en fin de phrase) de préciser ici que je n'ai nullement besoin de voir le public prendre son pied pour prendre les deux miens quand tout me semble se passer sans accroc (quand le son est foireux c'est évidemment une autre paire de … chaussettes), tant j'adore ce métier - sans y être accroché puisque j'ai intégré depuis longtemps l'idée que tout cela finira un jour, peut-être même brutalement, du jour au lendemain, va-t'en savoir...

 

* très jolie association d'un substantif localisatif avec un adjectif temporalisateur, n'est-il pas ?


24/06/2010

Où l'auteur se dit que sous le flot ininterrompu de conneries provoquées par la race maudite des bipèdes sans cervelle ni conscience, cette planète est de plus en plus mal barrée

Ci-dessous l'avis de Jean-Pierre Petit sur la marée noire dans le Golfe du Mexique : 

http://www.jp-petit.org/nouv_f/maree_noire_golfe_Mexique/maree_noire_golfe_Mexique.htm

Il y a de quoi frémir quand on y lit notamment que le pétrole pourrait fuir durant des dizaines d'année et qu'il risque d'arriver sur les côtes européennes dès l'automne. Quant aux dernières lignes, elles sont lourdes de sens et ne présagent rien de bon...

22/06/2010

Où l'auteur poste un message quasiment sans titre, Crétonnerre!

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Crétonnerre ! J'aime tellement bien ce groupe sur scène que j'ai passé tout le week-end dernier à Hotton (petite localité des Ardennes belges qui possède des grottes moins célèbres mais aussi belles que celle de Han-sur-Lesse) pour ne pas rater leur prestation nocturnes aux Fêtes de la Musique locales sous l'oreille et l'oeil d'un public qui connaissait par coeur tout leur répertoire. Ma secrétaire personnelle qui m'accompagnait sur place, à qui on ne la fait pas et qui est d'une exigence extrême en matière d'exécution musicale, fut graduellement conquise et c'était pas gagné d'avance, c'est vous dire s'ils sont bons. Personnellement, je quitte rarement des yeux le chanteur Patrick (celui en noir à l'extrême gauche ; le deuxième à partir de la gauche est aussi chanteur et se prénomme aussi Patrick, d'où le subtil distinguo costumier où je digresse pour que lecteur sache bien de qui que c'est que j'cause) qui possède une voix grave particulièrement claire et bien posée, et dont les mimiques me font trop tptdr, j'adore causer le djeeuuun (et en plus, hors scène, il est tout à fait charmant).

Bref, un week-end qui fut placé sous le signe de la piraterie flibustière corsairisée du meilleur aloi.

Où l'auteur n'hésite plus une seconde sur ce qu'il a à écrire, même si une intense crise de fou-rire l'empêche momentanément de discourser selon son intention

Je m’y connais certes bien mieux en handball qu’en fouteballe, mais quand je lis les inepties patentées qui fleurissent sur le net de la part de gens qui s’auto-complaisent à surenchérir dans le méconnaissage de ce dont ils radotent, je me sens grandement encouragé à ne point m’abstenir de réfréner la plume pour asséner à la planète ébahie sur un ton sentencieux une infime parcelle de l’immense sagesse qui m’habite intensément au sujet des choses du sport.

 

Si, sous l'effet d'une poussée de cruauté sadique qui me pousserait à retourner le couteau en tirant dans la plaie de l'ambulance, j’avais à comparer l’équipe de France de handball avec son homologue du foot, qui vient de se faire sortir du Mondial avec pertes et fracas, je commencerais par m’esclaffer fort et longtemps, puis je reprendrais mon sérieux pour écrire ceci :

 

1) L’équipe de France de handball joue au handball.

2) L’équipe de France de handball est une équipe.

3) L’équipe de France de handball joue au handball en équipe.

4) L’équipe de France de handball possède plusieurs meilleurs joueurs du monde à leur poste, qui élèvent le niveau de jeu de leurs partenaires.

5) A chaque rencontre, les joueurs de l’équipe de France de handball mouillent leur maillot, vont au charbon, se défoncent les tripes, font honneur à leur sélection.

6) L’équipe de France de handball, au moment où j’écris ces lignes, est championne du Monde en titre, championne Olympique en titre, et championne d’Europe en titre. Aucune autre équipe au monde n’a fait pareil dans ce sport, jamais (Et dans un autre sport ? Je l’ignore, mais ce doit être rarissime).

7) Lorsqu’on va assister à un match de l’équipe de France de handball, on sait qu’on ne va pas s’ennuyer, c’est tout simplement impossible.

8) Les joueurs de l’équipe de France de handball, en dehors des terrains, sont d’une discrétion, d’une disponibilité et d’une correction exemplaires.

9) Quand l’entraîneur de l’équipe de France de handball (Claude Onesta) parle, il est écouté et compris tant par la presse que par ses joueurs, et ses consignes sont respectées et appliquées par tous sur le terrain.

10) Les joueurs de l’équipe de France de handball sont les meilleurs amis du monde, et ceux qui sont un peu moins meilleurs amis du monde que les autres se mettent néanmoins totalement et solidairement au service du collectif, sans états d’âme.

11) le transfert le plus cher de l’histoire du handball, c’est celui du Français Daniel Narcisse, qui joue dans… (vous vous en doutez), transféré du club de Chambéry Savoie (France) à celui du THW Kiel (Allemagne) en début de saison 2009-2010 pour un montant d’un million d’EUR, soit environ 1% du montant du transfert le plus cher de l’histoire du foot. Pour ce montant quasiment ridicule par rapport aux sommes astronomique du foot, le dénommé Narcisse a grandement contribué à que son nouveau club remporte la Champions’ League de handball cette année. A combien se chiffrerait aujourd’hui le transfert d’un footeux qui ferait gagner à son équipe la CL ?

 

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L'équipe de France de hand. Narcisse, c'est celui tout en haut. L'entraîneur Onesta est debout à droite, chemise noire.

 

Ceci sera mon dernier commentaire à contenu peto-baballant même ténu jusqu’à la fin de ce Mondial dont la tyrannique omniprésence me les brise franchement menu. Quand je pense qu'après ça on aura droit aux vélocipédistes tricheurs dopés et même tout récemment minimotorisés, ça nous promet un été sportif bien pourrave tout rempli d'équité et d'exploits techno-chimiques.

19/06/2010

Où l'auteur hésite sur ce qu'il va scripturer

J'hésite en ce jour sur ce qu'écrire :

- soit : Grâce aux efforts conjugués et assidus de MM. Sarkozy et Anelka, le monde entier sait désormais que le prénom français le plus ridicule, c'est Nicolas.

- soit : Il faut éviter de donner trop d'argent à un footballeur idiot : non seulement ça ne le rendra pas moins con, mais en plus il deviendra grossier.

Je crois qu'il convient de garder les deux.


18/06/2010

Où l'auteur aurait dû avoir dû la présence d'esprit d'inventer ce calembour désopilant, mais avoue avoir été pris de court sur ce coup-là...

L'équipe de France de fouteballe a inauguré une nouvelle trompette exotique pour ses rencontres : le vouvouzêtplula.

16/06/2010

Où l'auteur plâne dans la haute métaphysique avec son voisinage

Cet après-midi, grande conversation avec l'un de mes voisins, autour de la question : "Si vous deviez mourir à l'instant, de quoi seriez-vous le plus fier?".

Après réflexion (ce qui n'est pas vraiment du jeu, la question étant clairement posée dans un contexte d'urgence), je répondrais 3 choses :

- avoir installé (presque) tout seul, et sans aucune connaissance préalable en la matière, l'électricité dans ma première maison à la campagne - avec obtention de l'agrégation suite à la visite d'un organisme de contrôle ;

- avoir, à cinquante ans bien sonnés (un âge où certains envisagent la retraite), choisi d'apprendre et d'entamer un nouveau métier pour lequel il n'existe a pas de formation de type académique, donc 'sur le tas', et l'avoir assimilé en une année (alors que c'est le plus difficile - et le moins bien payé ! - de tous les métiers que j'ai exercés à ce jour) ; 

- avoir, à plusieurs reprises et sans explication rationnelle, pris le temps d'écouter attentivement des êtres humains que personne jusque là (ou depuis longtemps) n'avait pris le temps d'écouter.

Quand aux choses dont je ne suis pas fier, euh…, y a vraiment pas la place.