18/12/2007

Où l'auteur cause handball, jolies madames, sublime spectacle et talent gigantesque

 

De toutes les équipes du Mondial de handball féminin qui vient de se tenir en France et dont je fus un observateur attentif et passionné durant les deux dernières semaines, la meilleure était sans conteste la Norvège, et ce en vertu de quatre éléments incontestablement objectifs :

 

1- Pour moi qui suis un fan absolu de Géo Norge, c’est un régal de voir évoluer une équipe de handball dont les joueuses ont son nom écrit sur le dos. La preuve par l'image.

 

Norge!

Un match de hand entre Géo Norge et Chick Corea ?

2- Plusieurs handballeuses norvégiennes portent des prénoms rigolos : c’est ainsi que Mademoiselle Hammerseng, la meneuse de jeu, se prénomme Gro, et que Mademoiselle Snoereggen se prénomme Goril. Il me plairait de les rencontrer un jour en vrai et de les saluer d’un jovial « Salut Gro ! Ca va, Goril ? ».

 

3- Ces demoiselles sont, pour la plupart, franchement ravissantes. Gro Hammerseng aurait pu faire top-model sans problème.

 

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Gro Hammerseng (27 ans, 1m80, 124 sélections, 483 buts) x 3, ci-dessus face à la France, entre Sophie Herbrecht et Nina Kamto)

4- Cette équipe possède non seulement des individualités remarquables (outre les susnommées, il faut citer la gardienne Katrine Haraldsen, qui signa le meilleur taux d’arrêts de ce Mondiam, et Katja Nyberg, qui fut élue meilleure joueuse malgré sa finale désastreuse, voir ci-dessous), mais elle joue d’une manière collective, élégante, rapide, fluide et efficace ; sans aucun doute, c’est l’équipe qui est à la pointe du handball moderne.

 

Je me rendis au Palais Omnisports de Paris-Bercy jeudi et dimanche pour visionner en vrai de visu les quarts de finale puis les finales de ce Mondial d’un niveau assez hallucinant. C’était la première fois que j’avais l’occasion de voir à l’œuvre successivement les huit puis les quatre meilleures équipes du monde, tous sports confondus. Et le spectacle en valut la peine, avec son lot de gestes techniques prodigieux, de phases collectives époustouflantes, et de retournements de situations rocambolesques, bref du grand art et des émotions fortes.

 

Le jeudi, je notai le jeu débridé de l’Angola, fer de lance de la progression africaine, qui a finalement terminé ce Mondial à la 7ième place. Je notai qu’aux buvettes bercyennes, l’ingurgitage d’une tartine et d’un Coca déleste le consommateur-pigeon de 10 EUR. Je notai l’excellent match de la Hongrie et de sa vedette Anita Görbicz (ravissante elle aussi) face à une Russie ennuyeuse à mourir mais solide et disciplinée qui s’imposa finalement d’un petit but (36-35). Je notai qu’il fallut à la Roumanie deux prolongations pour venir à bout de la France, tenue à bout de bras par 15.000 supporters survoltés, qui ne tint pas la distance (34-31) mais qui allait pourtant bien se reprendre dans ses deux derniers matches de classement pour terminer finalement 5ième.

 

Le dimanche, je retournai dans l’antre parisien en un autocar bien rempli d’une bonne partie du gratin du handball belge : plusieurs dirigeants de la fédération (dont l’un avec qui je jouai deux saisons de suite il y a déjà… 34 ans), des arbitres internationaux, des joueurs de premier plan et des connaisseurs avisés, presque tous néerlandophones. Ambiance bon enfant.

 

Lors de la finale pour la 3è place, personne n’aurait misé un kopeck, à la mi-temps, sur l’Allemagne qui se retrouva menée de 7 buts (11-18) face à la Roumanie. En seconde mi-temps, les coéquipières de la colosse Grit Jurack (meilleure buteuse de ce Mondial) revinrent pourtant à égalité avant de se refaire distancer de 7 buts à nouveau, mais revinrent encore pour arracher le match nul et forcer les prolongations au cours desquelles elles finirent par s’imposer méritoirement et contre tous les pronostics (36-35).

 

Et la grande finale fut remportée, sans aucune discussion, par la Russie face à la Norvège (29-24). Les joueuses Russes, magistralement emmenées par Anna Kareeva (6 buts sur 8 tirs) ont réalisé le match parfait, d’un niveau largement supérieur à tout ce qu’elles avaient montré jusque là, perdant peu de ballon en attaque et n’offrant ainsi aucune possibilité de contre-attaque, tirant au but à bon escient, défendant magistralement, avec en dernier rempart la gardienne Inna Suslina (élue meilleure joueuse du match) en état de grâce, qui dégoûta les tireuses Nyberg et Snoereggen suscitées dont les statistiques de réussite aux tirs furent respectivement de 1/7 et 1/5, ce qui est franchement catastrophique et ne leur ressemble aucunement. Ce n’est donc pas la meilleure équipe du monde qui a gagné, mais, au vu de la rencontre, la victoire russe est totalement méritée. Une grosse pointe de regret quand même pour la Norvège qui, lors de la rencontre décisive, n’a pas montré son vrai visage…

11/12/2007

Où l'auteur met en exergue un palindro-lipogramme

 

Un palindrome est un texte qui se lit à l’endroit et à l’envers.

Un lipogramme est un texte qui exclut certaines lettres de l’alphabet.

Gilles Esposito-Varèse a combiné les deux dans le texte ci-dessous, qui exclut 12 des 26 lettres de l’alphabet, et qui se lit (difficilement) à l'endroit, mais bien mieux en retournant son écran, donc bien à l'envers.

i opop : snou-suowwosse (snqe uos no sn uos ns e uo) snou-suosued 'ehew xeuedodo,p - xnepouhs swnwwns xne snou-suodnp 'snou-suodop nsued epued un,p no eoq uoq un,p suodnos qeqoeq seq un snos snu seqwes sou suosuep qeqeu ne ewnd un 'npop uoed un suopuew i seded xne suewew sou suopnos : swep sou suonbsew uopueqe xnop un suep - noqweq ne seueue,p eddeu uo,nb uownes np 'ueueu np suossewe i suop sou snos 'sueq sou snos wepe suonopewe edwhs ozno un suep xnew sou suohou snou no suopnoq snou 'sueshed - xnehoq sou suonou snou 'sedwed sou suep snssoq 'pns np suossnow sou snos suophxo snou snou puenb : « snoded » suowwou snou snou

Sidérant, non ?

Ce petit joyau est extrait du site Fatrazie ( http://worldserver2.oleane.com/fatrazie/ ), un must pour tout oulipien qui se respecte.

09/12/2007

Où l'auteur, prêt à se réfugier sur une colline française au sommet de laquelle l'attendent une chaumière bien chauffée et quelques amis sûrs, propose d'en finir

 

On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!"

Charles BAUDELAIRE

04/12/2007

Où l'auteur dresse avec conviction le Pannini Générique d'un sport admirable même dans sa version féminine dont c'est le Mondial en cet instant même

 

Le handball est un sport viril dont la version femelle fournit un passe-temps digne d'intérêt aux dames qui considèrent que le rugby est un sport de gonzesses, En effet, c'est à juste titre que les moins tapettes de nos alter ego féminines considèrent qu'il est infiniment plus jouissif de se faire arracher un bras plutôt que de se faire plaquer par les jambes (peuh!), de choir en plein galop sur une surface dure plutôt que sur de l'herbe moëlleuse (fi!), et de tirer à la main avec un petit ballon rond dans un but défendu par une gardienne qu'on peut éventuellement assommer au passage (yesss!) plutôt que d'aller poser un ballon ovoïde derrière une ligne blanche même pas sniffable ou de tirer au pied par-dessus un en-but défendu par personne (billevesées!). Et d’infliger la réciproque à l’équipe d’en face. Ce sport plaît, accessoirement, aux hommes trop ravis de voir, saucisson et chopine à la main, leurs douces compagnes enfin leur lâcher la grappe et s’en mettre plein la tronche entre elles sur un terrain pas trop grand avec ralenti subséquent - et en gros plan - sur partout où ça castagne.

 

Dans ce sport éminemment rugueux voire proche du brutal quand les arbitres déconnent, ce sont évidemment les nations européennes qui dominent, quoique des nations d'autres continents puissent à l'occasion créer la surprise. Je pense en particulier à la Corée du Sud dont les équipes nationales pratiquent le hand avec une rapidité et une précision tout à fait sidérantes mais que, hélas, leur faible gabarit moyen empêche d'atteindre les vrais sommets, tant il est vrai que les Asiatiques des deux sexes sont frêles et chétifs, et que la taille et le poids sont en handball des atouts de choc, ce qui est d’ailleurs le seul point commun entre ce noble sport et le rugby précité.

 

On le sait trop peu: la France handballante du sexe pas si faible a déjà remporté un Mondial, c'était en 2003 dans des circonstances homériques puisque les ouailles de Mr Krümbholz (c'est l'entraîneur, qui comme souvent possède un nom péniblement orthographiable), bien mal embarquées dans la finale, avaient remonté dans les 6 dernières minutes un handicap de 6 buts, infligeant à l'instar d'une Justine Hénin déchaînée un cinglant 6-0 à l'équipe norvégienne adverse qui encaissa sans réagir une demi-douzaine de buts consécutifs, soit une double triplette, et c'est rien de le dire même en multipliant les pléonasmes.

 

C'est précisément en France que, depuis ce dimanche, le Mondial 2007 féminin bat son plein - parce que s’il battait son vide ce serait d’un ridicule achevé -, ce qui donne une bonne occasion au pays local (qu'on peut qualifier aussi d'autochtone, voire de topique) de rechausser une seconde fois la couronne du sacre suprême (pour une couronne, ne conviendrait-il pas plutôt d'utiliser le terme "retêter" afin d’éviter une salade de membres ? Je m'interroge). A l’immense satisfaction de l’amateur avide généralement frustré de la sous-médiatisation persistante de ce sport sublime, pour la première fois lors d'un compétition handballifiante, TOUTES les rencontres sont suivibles en direct sur internet. Certes, ça me fait un beau bras (*) quand il y en a quatre (de rencontres) qui se jouent simultanément, mais cela permet d’admirer à l'oeuvre et en principe la totalité des équipes quand on a suffisamment d’écrans et de paires d’yeux, et de comparer les styles, les forces, les faiblesses, les coupes de cheveux, couleurs des maillots et autres choses bien utiles pour se faire une idée de sur laquelle des équipes il faut miser des picaillons chez Monsieur Ladbroke ou Madame Unibet afin de tenter de relever l’ordinaire en beurrant ses épinards pour peut qu’on ait eu le flair adéquat lors du pronosticage.

 

On n'en est qu'au tour préliminaire – mais ruez-vous quand même, ce soir c’est déjà la fin du tour susdit - et pourtant le public, enthousiaste autant qu’ébahi, a déjà pu assister à une première surprise de taille XL : l'élimination de l'Ukraine, pourtant médaille de bronze aux derniers J.O., et qui rêvait de podium, suite à deux défaites d'emblée contre l'Allemagne et la Corée. Et un second étonnement se profile avec la probable et imminente élimination du Brésil, qui avait pourtant battu la France en match de préparation. Parmi les équipes qui impressionnent, tout en cachant soigneusement leur jeu comme c'est de mise avant que les choses sérieuses ne débutent vraiment, on note la Russie, championne du monde en titre, la Norvège, la Roumanie et la Hongrie. Je suis pour l'instant plus réservé sur la France, qui n'a pas dû sortir le grand jeu pour venir facilement à bout de deux équipes de second plan (Argentine et Kazakhstan). Les Hexagonales jouent ce soir contre la Croatie, on verra plus clair sur leurs réelles possibilités à l’issue de ce duel fort attendu.

 

Au vu du niveau de jeu, je suis fort jouasse d’avoir bien à l’avance réservé des places pour aller assister en direct là-bas de visu sur place et de mes yeux, au stade de Paris-Bercy, aux quatre quarts de finale ainsi qu’aux quatre finales (pour les places 1 à 8) en fin de semaine prochaine. Et dès le 19 janvier, ce sera le tour de l’Euro masculin ! Régalade assurée.

 

 

(*) Si je causais foutebal, je dirais évidemment "une belle jambe".

Où l'auteur montre que 2007 fut un grand cru pour les agroglyphes

Agroglyphe est le terme savant utilisé pour désigner les cercles dans les champs de blé qui apparaissent mystérieusement partout dans le monde (surtout en Grande -Bretagne) depuis fort longtemps, et dont personne n'a encore réussi à fournir d'explications plausibles ni sur leurs auteurs, ni sur la manière dont ils sont créés, ni sur leur signification.

Ceux qui ont pu être observés 2007 sont de qualité inégale, mais plusieurs sont superbes...

01/12/2007

Où l'auteur narre une anecdote familiale signifiante d'une portée indubitablement universelle

 

Pour le côtoyer à cadence modérément soutenue, j’observe que, sous des dehors rigolards, on peut sentir poindre chez mon petit neveu Robin (5 ans) la Très Haute Sagesse dont son tonton chéri est le plus humble (ahem) dépositaire au sein de notre famille valeureuse où les valeurs ancestrales de droiture, zénitude, probitage et équitation (liste non exhaustive) sont transmises et entretenues de branche en branche de l'arbre généalogique avec un soin et un talent considérables, valeurs dont je me targue d’être le digne héritier et dont j’entends bien que la génération nouvelle soit pétrie à son tour.

 

Voici donc une anecdote révélatrice à propos du pointage du nez de ladite sagesse, qui se révèle souvent dans les circonstances les plus triviales.

 

Imaginez la scène : au volant de la voiture familiale : ma douce et tendre mère ; sagement assis sur le siège arrière : le petit Robin. Quittant automobilesquement son domicile, ma maternelle vit une première fois sa route empêchée par un zigoto ayant stationné en double file un véhicule dont il avait abandonné le volant ; l’affaire se passant dans une rue étroite à sens unique, ma mamounette fut donc contrainte de monter sur le trottoir de gauche pour poursuivre sa route. Quelques dizaines de mètres plus loin, exactement le même cas de figure. Un brin excédée, voilà ma génitrice qui déclare, comme beaucoup l’auraient fait : « Mais quelles andouilles, tous ces conducteurs ! ».

 

C’est alors que s’éleva du siège arrière, claire et sereine, la voix de la sagesse qui déclara posément : « Non grand-mère, pas tous. Seulement deux. »

 

...

 

Tout à fait accessoirement et bien loin des sommets extatiques atteints dans les paragraphes précédents de ce post, on a appris aujourd'hui sans surprise que le très consternant Yves Leterme, dont j'ai toujours soutenu dans ces colonnes (celles du blog précédent incluses) qu'il était un nul de chez nul, a totalement échoué dans sa mission de formateur du gouvernement. Six mois pour rien, je l'avais dit dès le début, ce type n'a en rien la carrure d'un chef d'état. J'avoue avoir du mal à comprendre comment il a pu obtenir 800.000 voix, et je plains mes amis flamands - surtout dans leur éventuel avenir hors Belgique - si ce type est vraiment représentatif de la qualité de la nouvelle génération de leurs hommes politiques. Le comble, c'est que le président de son parti (le CD&V, incontournable) a déclaré que la participation dudit parti au prochain gouvernement était assortie de la condition que Mr Leterme soit premier ministre. On risque donc de retrouver envers et contre tout le guignol à la tête de la Belgique malgré ses états de service lamentables au plus haut niveau. On croît rêver, mais on n'a sûrement pas fini de rigoler. Si le ridicule tuait, la classe politique belge serait décimée. Il n'est même pas sûr que le pays puisse s'en porter plus mal.   

29/11/2007

Où l'auteur, pour exprimer son agacement, se fend d'un post qui taille

 

Ceci est un message non équivoque à la mafia des Très Hautes et Inaptes Sommités Exploro-Négocio-Concilio-Formantes grâce aux oeuvres desquelles la Belgique est sans gouvernement depuis bientôt six mois.

 

Vous êtes des snuls, des minables, de lamentables fâcheux, de notoires andouilles, des édiles microscopiques, de pitoyables saucisses, de regrettables margoulins, des indigents du bulbe, de tristes cloches, de miteux maquignons, d’effroyables gestionnaires, de consternantes clenches, de néfastes non-doués, de déplorables magouilleurs à la minuscule demi-semaine, des pouilleux sans envergure (ni endroigure non plus, d’ailleurs), bref des total-zozos.

 

Vous ne méritez guère mieux que d’être déportés sur une île déserte et loin de tout, de préférence non référencée sur les cartes et oubliée dès votre larguage (que je souhaiterais personnellement plutôt directement dans l'eau), où vous pourrez à l’infini débattre de vos querelles mesquines, de vos égoïsmes bornés, de votre ubuesque subexistence et de votre abyssale et insoutenable prétention à vouloir vous mêler de régler les problèmes de ce pays.

 

Je vous oublierai très vite et sans regret. Par contre, il est une chose que ne n’oublierai pas, en souvenir de ces jours maudits où votre inaptitude manifeste au dialogue et vos manquements inqualifiables à la plus élémentaire obligation de résultat ont atteint leur quintessentiel paroxysme, et quelle que soit l’issue de ce brin dans lequel votre insondable zéroïtude a plongé dix millions de personnes : je vous promets solennellement, en guise de protestation légitime, persistante et solennelle, de ne plus vous accorder ma voix jamais, ni à vous ni aux vôtres, en aucune occasion et pour quelque élection, referendum, plébiscite ou scrutin que ce soit, jusqu’à mon dernier soupir qui, lui non plus, ne sera pas pour vous.

 

Vous n’aurez même pas, bien évidemment, la décence de renoncer à vos plantureux émoluments pour la période susdite pendant laquelle votre manque flagrant des compétences minimales requises en matière de choses publiques vous auront permis, tout en paradant grotesquement devant les média tels de navrants animaux de zoo et de basse-cour en rut, de paralyser ce pays tout en le ridiculisant à la face du monde entier, comme si les prestations de l’équipe nationale de fouteballe n’en avaient déjà pas fait assez.

 

Je me gondole d’avance à l’idée de vous voir revenir, la tronche enfarinée et le sourire avenant, le costume frais et la main tendue des faux-culs sans vergogne, quémander des voix lors de la prochaine sortie des urnes, isoloirs et assesseurs, avec la jovialité, la compassion et et l’humilité contrefaites dont vous êtes les champions, et nonobstant vos bilans désastreux que rien ne saurait excuser. Le grand Gloupier lui-même au sommet de son art n’aurait pas assez de mains, de jours ni d’acolytes, et la production pâtissière mondiale pas assez de crème que pour vous entarter la figure à la mesure de vos mérites de cornichons, vous qui dans le pompeux détenez le pompon.

 

Quant à tous ceux qui, derrière vous ou en coulisses, se poussent du col et profitent de vos pénibles débats ne débouchant jamais sur rien pour mieux promouvoir leur propre merde où pour en retirer du profit personnel, je vous pousse, bandes de rats arrivistes, cohortes de tristes flagorneurs serviles, dans la même fosse puante de l’ignominie d’où suinte l’épouvantable remugle de la bassesse et de la nullité au cube, qui est le seul endroit qui corresponde adéquatement à vos vrais talents, et où vous aurez tout loisir de continuer à creuser encore davantage et toujours plus profond vos taupinières dans le fond de la bêtise.

 

Je termine prématurément ici tant il nous répugne, à mon clavier et à moi, d’avoir déjà consacré autant de temps et de lignes aux imbuvables guignols que vous êtes.

Où l'auteur conseille à son lectorat émerveillé un spectacle à la fois musical, drôle, surprenant et de haut niveau

 

Oyez ,oyez, braves gens, la Framboise Frivole est au Palais des Beaux-Arts jusqu’au 5 janvier, alors ruez-vous-z-y (comme dirait Laurent).

 

Pour moi qui suis fan de violoncelle, de chanteurs burlesques, de ponts entre les musiques et de calembours déjantés, la Framboise Frivole est évidemment le must absolu, et je ne rate jamais leur passage dans mes parages, qui sont nombreux et me permettent généralement de bisser voire de trisser le visionnage de leurs prestations.

 

La FB, c’est un duo qui sévit de puis déjà trente ans, où Peter Hens, le chanteur-violoncelliste multilingue, au smmet de son art, tient la vedette, épaulé (toujours superbement) par un pianiste souffre-douleur dont le rôle est tenu, dans cette nouvelle version du spectacle intitulée « Furioso », par le jeune Yves Tourneur (qui succède ainsi à Bart Van Caenegem) parfaitement rentré de plain-pied dans la peau du personnage.

 

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Le spectacle est expressément axé sur les liens entre la musique et la bouffe, et donne lieu à d’innombrables jeux de mots dont la plupart m’écroulent (« la nourriture en Angleterre est très mauvaise parce qu’ils n’ont pas envie qu’tu ailles »), et à des téléscopages musicaux absolument hallucinants puisque l’on passe, en l’espace d’un quart de seconde et sans crier gare (ni aéroport), de la musique classique au rock, de la variété française à l’opéra, des hymnes nationaux aux chansons à boire. Parmi les grands moments, qui sont innombrables, je retiens la chanson médiévale, le triple assassinat du cantatore italien, et le final où Mr Hens fait chanter du Verdi en canon aux spectateurs debout.

 

Bref, une superbe soirée en présence de deux artistes au talent incontestable et dynamiteur, où  maestria, époustouflifiance et surprenage sont au programme. J’y retourne dès que possible.

26/11/2007

Où l'auteur fait voir de jolies images, mais attention, y a un truc.

 
Regardez attentivement chacune des photographies ci-dessous. Vous devriez y reconnaître l'une ou l'autre tête connue.
 
cc_06_2a Self-portrait 1999

cc06_4a Willem Dafoe 1997

cc06_11a Cecily Brown 1999

cc06_5a Philip Glass 1998
Eh bien, ce ne sont pas des photographies mais des peintures du peintre hyperréaliste américain Chuck Close. De haut en bas :
- Self-portrait 1999 ;
- Willem Dafoe 1997 ;
- Cecily Brown 1999 ;
- Philip Glass 1997.
Magistralement pharamineux, non ?

 

25/11/2007

Où l'auteur révèle des faits avérés de la vie des rois, relativement peu connus du grand public, mais foutrement intéressants

 

(Quelques subtilités de ce post risquent d'échapper aux lecteurs non avertis de la langue de Vondel)

 

Le père du pharaon Ramsès s’appelait Ramkinz (ce dernier laissa son nom à de petits récipients permettant la cuisson au four).

 

Le roi Rama VII eut fort à faire pour nettoyer le pays après le règne d’Immon X. Le pays ne retrouva cependant son lustre d’antan qu’à l’avènement de Remiza IX. On connut une invasion d’espions sous le règne de Hyadeff VIII. Plusieurs provinces étrangères furent annexées par le roi Tropalé III. On affubla du surnom « L’Ivrogne » le roi Saka XX, qui gouverna le pays à peu près aussi mal que son successeur Comunesô VI.

 

Le roi Français Bour V succéda au roi anglais Rock IV. Le premier roi anglais à passer à la télévision fut Vouzètzalan X.

 

En Flandre, le roi Gon VI, qui était de mœurs bizarres, périt assassiné. On découvrit finalement le nom de l’assassin et l’endroit du meurtre sous les règnes conjoints d’Omarma II et Danlapan III. Celui qui contrepétait comme un charretier ? Bormell de Derde.

 

Le roi de Flandre Ilétètunpetina IV se promenait régulièrement en barquette avec le roi de France Marindô XII. Un jour que leur embarcation avait pris l’eau, ils furent sauvés par les cris perçants du jeune dauphin, qui devint roi plus tard sous le nom de Sinialdedé XIII.

23/11/2007

Où l'auteur - te fâche pas - explique.

 

Bon, allez, j’avoue ne pas avoir pu résister longtemps aux mails innombrables (environ 2) et déchirants (« tu continues ton blog ou bien je viens casser ta bagnole momentanément garée ici (suit : l’adresse exacte où elle se trouve en ce moment, brrr) et te péter eul’tronche la fois prochaine que tu iras faire tes courses au Carrefour de l’avenue (suivent le nom et le numéro exacts, re-brrr) »)* qui ont inondé ma boite aux lettres suite à l’effaçage de mon blog antérieur. J’ai donc repris les choses comme si de rien n’était, par la force des baïonnettes ET sous la pression populaire, en n’étant aucunement sûr de pouvoir faire mieux qu’auparavant, et en annonçant tout de go que j’observerai sans prévenir (j’adore improviser) de looongues périodes d’absence (d’où le terme « parcimonieux » judicieusement utilisé dans le titre) en raison du temps considérable que je vais désormais consacrer à voyager, à écrire et à ne rien foutre, entre autres.  

 

* restons concentrés sur la séquence précise des instruments ponctuatifs, voulez-vous ?

 

PS : je tiens à rassurer le lecteur qui s’est inquiété des annulations récentes des concerts de 32crash. Tout d’abord, les concerts en Allemagne et au Danemark, même si je n’en ai point parlé, se sont déroulés comme prévu, devant des assistances certes limitées mais néanmoins conquises (avec pour preuve des chiffres merchandising records, et le fait que deux organisateurs ont confirmé qu’ils rebookeraient le groupe l’an prochain). Le concert de Lyon (prévu pour le 24 novembre) a été annulé assez rapidement car les propriétaires de la salle ont réquisitionné leur bien pour organiser une autre manifestation culturelle ; le concert de Paris (22 novembre), où nous jouions en première de deux autres groupes bien établis, a été annulé en raison d’un manque de préventes ; et enfin, c’est le groupe lui-même qui a annulé le concert suisse (prévu le 23 novembre) qui avait lieu entre les deux dates précédentes, et qui constituait une aberration déplacemento-financière en raison des annulations susexpliquées. 

 

 

Les habitants d’Alexandrie vivaient de façon précaire.

Où l'auteur se souvient d'un gars vraiment rock 'n roll

 

Lane Staley (1967-2002) fut le chanteur du groupe américain Alice in Chains. Il avait un physique d’allumette, une voix exceptionnelle, et une présence scénique magistrale. Il est mort à 34 ans, probablement d’une overdose.

 

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Avec mes camarades de Front 242, nous l’avons côtoyé pendant 2 mois en 1993 durant la tournée Lollapalooza, dont le principe était aussi simple que gigantesque : 8 groupes pour 40 concerts durant tout l’été dans tous les Etats-Unis. A l’affiche, il y avait également Arrested Development, Tool, Babes in Toyland, Rage against the Machine (qui ouvrait le festival et allait devenir énorme très rapidement par la suite), Dinosaur Jr et Primus. Outre une scène colossale, le festival déplaçait une gigantesque caravane de semi-remorques, un immense village de magasins, des centaines de personnes pour s’occuper du tout, et attirait chaque jour plus de 50.000 personnes. Bref, un summum rock’n rollesque, tendance Barnum, dans lequel Front 242 était non seulement le seul groupe électronique, mais également le seul groupe européen.

 

Dès le début de ladite tournée, mes camarades Patrick et Daniel déclarèrent tout de go au journal américain USA Today que la sono de ce gigantesque festival itinérant était médiévale, cardiaque et poussive, en un mot archi-nulle. Ce qui nous valut l’animosité générale de la part des techniciens de ladite sono et de tout le personnel de la tournée en général. Résultat des courses : dès ce moment et jusqu’à la fin de la tournée, notre caravane-loge se retrouvait systématiquement loin de la scène principale, au milieu des marécages, à proximité des égouts, ou en plein soleil au milieu des cactus. Etrangement, celle de Dinosaur Jr. n’était généralement pas loin. Nous n’avons jamais su s’il avait lui aussi fait des déclarations désobligeantes à l’encontre de l’organisation ou si cet état de choses était dû au fait que tous ses techniciens étaient européens (écossais et allemands).

 

De son côté, Lane Staley, qui avait une réputation d’individu difficilement manageable, vivait des moments pas tristes non plus ; il se déplaçait avec, pour lui tout seul, un tour bus (20 couchettes) alcohol free, un manager et un garde du corps, et passait l’essentiel de son temps à essayer d’échapper à ces deux derniers – ce à quoi il excellait - et à s’imbiber d’alcools forts pour combattre l’ennui profond qui suintait de cette tournée interminable. Il se trouve que, de l’alcool, il y en avait dans notre loge en bonne quantité, et Lane, dont le flair était légendaire et qui nous repéra très vite, prit donc l’habitude de nous y rejoindre dans le courant de chaque après-midi pour y terminer prématurément les bouteilles de gin et de vodka, en échange d’une apparition sur scène avec nous lors de Headhunter, où il se posait sur un monitor tel un corbeau inquiétant pour y brailler des cris qui n’avaient que peu à voir avec les véritables paroles du morceau, mais bon.

 

Au dixième jour environ de la tournée, nous le croisons vers 14h dans le village itinérant au bras d’une demoiselle japonaise tout à fait ravissante. Quelques instants plus tard, il nous rejoint - seul – dans notre loge pour entamer son imbibage journalier, et nous le complimentons sur la beauté de sa copine. Il nous déclare fièrement : « Ouais, un vrai canon, c’est la septième ». Nous lui demandons : « Ta septième copine depuis le début de la tournée ? ». Et il nous répond, sérieux comme un pape : « Non, depuis ce matin ».

 

Lane Staley, c’était un vrai.

22/11/2007

Où l'auteur fait entendre et voir l'une de ses chansons françaises préférées


François Béranger (1937-2003) - Les mots terribles

Où l'auteur cite un auteur de ses siens amis et prévient le lecteur : "On s'accroche, ça secoue!"

 

 

 

La dépression ? Quelle aubaine !

Je m’engourdissais

Dans le smegma du bonheur

 

 

 

Un chrysanthème de paix

Dans un ciel d’espérance

L’apocalypse nucléaire

 

 

 

A peine nées

Elles se suicident

Les fleurs du cerisier

 

 

 

Dormir

Célèbre la jouissance

De cesser d’exister

 

 

 

Des hommes en cravate

Emane volontiers

Une âme de crevette

 

 

 

Extraits de : Théophile de Giraud, Cent haïkus nécromantiques (préface de Jean-Pierre Verheggen), éd. Galopin, Spa (Begique), 2004.